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Genève, terre d'asile ? 50 ans du service réfugiés
Brina Aldo
LABOR ET FIDES
29,15 €
Épuisé
EAN :9782830917963
Le Centre social protestant (CSP) joue un rôle central dans la défense du droit d'asile à Genève. A l'occasion du 50e anniversaire de la création de son service d'aide aux réfugiés, l'association plonge dans ses archives pour retracer l'histoire de l'asile en Suisse et à Genève. En ressort un ouvrage humaniste et engagé, qui permet tant de se remémorer les différentes vagues d'arrivées que d'évoquer les enjeux actuels. Il est question avant tout de femmes, d'hommes et d'enfants qui cherchent une protection, mais aussi des durcissements incessants du droit qui conditionnent leur quotidien, d'hébergements précaires, de procédures qui se passeraient à huis clos sans l'insistance d'une société civile toujours mobilisée, de politiques publiques si délicates à mettre en oeuvre qu'elles font l'objet d'innombrables réformes. Dans le tumulte du débat public sur l'asile, le CSP s'attache aussi à redonner un visage aux réfugiés, pour qu'ils ne soient pas seulement réduits à des statistiques. Alors Genève a-t-elle été une terre d'asile ? Et le reste-t-elle aujourd'hui ?
Brina a vécu sa jeunesse à Ljubljana, et l'a quittée alors qu'elle faisait partie de la fédération yougoslave. Aujourd'hui capitale européenne, la ville a bien changé. Avec l'aide de Marko, son ami éditorialiste resté sur place, elle renoue les fils et nous raconte l'histoire d'un petit pays au coeur de l'Europe, fier de sa langue, de sa culture et de sa capitale, façonnée presque entièrement par l'étonnant Jo±e Plednik. Entourée de collines boisées, Ljubljana se rêve parfois en plus belle ville du monde. Mais c'est son esprit rebelle et alternatif qui va vous surprendre.
Un soin en Slovénie, en sortant d'un restaurant, j'ai vu un homme complètement soûl qui s'apprêtait à prendre le volant de sa voiture. Je lui ai dit qu'il était fini, qu'il allait se tuer, et lui ai proposé de conduire à sa place. Il n'avait rien contre, au contraire. Quelques instants après, je me suis retrouvée dans une voiture inconnue, à côté d'un homme inconnu, qui s'était endormi sur-le-champ. Nous avons roulé longtemps côte à côte, lui plongé dans le sommeil, moi dans l'histoire de ce livre. Voilà comment s'écrivent les romans : en entrant dans la nuit, en essayant de trouver la route, en écoutant la voix de ses personnages, même quand ils dorment.
« Je vais essayer de tenter quelque chose, moi qui ai eu pendant longtemps peur de la rupture: ce n'est certainement pas par hasard que mes anciens amants sont tous restés mes meilleurs amis et que j'ai mis plus de vingt ans à quitter ma langue maternelle et commencé à écrire en français. Si j'écris sur la rupture, si j'ai perdu mon texte initial, si je dois recommencer, autant y aller franchement et faire une vraie rupture: un texte qui tranche, qui invente, qui fait exploser une forme rigide, qui s'ouvre aux autres. »
Kierkegaard, penseur du désespoir, de l'angoisse et de la foi, est un perpétuel contemporain, comme Nietzsche auquel il fut souvent mesuré. Chrétien en devenir, rétif à tout système, il est cette ombre sur la pensée moderne qui ne cesse de l'inquiéter. Malgré son importance, les introductions en langue française à l'oeuvre de l'énigmatique Danois sont rares, et c'est bien le premier mérite de cet essai : offrir un guide de lecture à jour, attentif au contexte où l'oeuvre a éclos et à son style singulier. En se concentrant ensuite sur la question du rapport à soi, dans ses aspects éthiques et religieux, il en propose une interprétation originale qui entre en résonance avec d'autres grandes oeuvres (Jean-Paul Sartre, Henrik Ibsen, Lewis Carroll, etc.) et interroge notre actualité, en particulier l'injonction qui nous est faite d'être nous-mêmes - se trouver pour se réaliser. Si Kierkegaard a fait sien ce souci qui demeure le nôtre, c'est pour en bouleverser les termes et ouvrir des horizons inédits de pensée et de vie. En dépassant la question classique " Qui suis-je ? " en celle, plus exigeante, de " Que suis-je appelé à être ? " , Kierkegaard s'affirme comme le philosophe essentiel de nos temps incertains.
La religion n'est-elle pas une affaire sérieuse ? N'appelle-t-elle pas les humains à vénérer et à respecter la divinité et à mener une vie conforme aux prescriptions religieuses plutôt qu'à vivre joyeusement et à rire à temps et à contretemps ? Oui, et il en sera question tout au long de ce livre. La première approche sera donc de présenter ce que les textes en disent, négativement certes, mais aussi positivement, car de nombreux textes dans ce sens existent ! Il s'agira d'autre part de montrer qui rit dans l'espace des religions abordées et de quoi l'on rit. Il s'agira enfin de faire réfléchir sur le côté humain des religions, sur les dérives et les failles de leurs représentants et de leurs fidèles, sur leur liberté aussi et sur leur oui à la vie. Ce faisant, ce livre ne s'adresse pas seulement aux spécialistes de l'histoire religieuse ou aux sociologues, mais à tous ceux qui, croyants ou non, s'intéressent à l'héritage religieux et à ce qu'il peut apporter à la joie de vivre et à l'envie de rire.
L'éthique de la liberté vise non pas à résoudre des problèmes mais à aider à mieux les poser par une confrontation entre ce que nous pouvons comprendre du texte biblique et ce que nous vivons concrètement dans notre société technicienne. De page en page, la liberté paraît comme une dominante de la vie chrétienne : pour Jacques Ellul, la liberté n'est pas une simple vertu, elle est la vie chrétienne même et doit donc s'incarner dans un agir individuel spécifique. Dans ce grand-oeuvre de Jacques Ellul, la pénétration de son analyse sociologique et la solidité de son exégèse biblique s'unissent pour exhorter les chrétiens, à la suite de l'apôtre Paul, à ne plus se conformer au monde présent. Le chrétien, libéré par Jésus-Christ de toutes les puissances contemporaines qui l'asservissent (Etat, Argent, Technique...), a reçu le pouvoir de devenir enfant de Dieu, c'est-à-dire d'être un homme sans convoitise, qui vit la gratuité, reste disponible et lucide, donne son offrande sans frustration ? et exerce son éminente responsabilité avec joie. Car la liberté chrétienne est cette liberté orientée par l'amour, celle de Dieu, qu'il s'agit de glorifier, et de mon prochain, qu'il s'agit de servir.
Ce livre est né d'un étonnement surgi à la lecture d'un magnifique sermon de Maître Eckhart (l'un des prestigieux représentants de la mystique rhénane, XIIIe-XIVe siècle), qui offre pour l'époque une lecture totalement inédite du rapport entre l'action et la contemplation. La question vaut toujours, à l'heure où de multiples voies s'offrent à nous, cherchant à réconcilier spiritualité et militantisme. Méditant le célèbre épisode relaté dans l'évangile de Luc où les soeurs Marthe et Marie accueillent Jésus chez elles, le théologien rhénan suggère que c'est Marthe, la très entreprenante, qui enseigne à Marie, perdue dans son assise, la vérité du chemin spirituel. Dans cette relecture admirative du grand mystique rhénan, Francine Carrillo souligne toute l'actualité de ces pages et relève qu'en nous ouvrant à la liberté d'être "avec le souci, non dans le souci" , les deux soeurs nous convient en définitive à cultiver la fécondité de ce que François Cassingena-Trévedy rassemble sous une appellation inédite : la "contempl-action" !