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Entre ciel et terre, le Mont-Saint-Michel
Brighelli Jean-Paul
GALLIMARD
16,30 €
Épuisé
EAN :9782070762071
Il s'appelait encore le mont Tombe, lorsqu'en 708 Aubert décide d'y construire le premier sanctuaire. Il devient, au fil des siècles, Saint-Michel-au-péril-de-la-mer, pyramide aussi insolente, au milieu des marées et des sables mouvants, que Chéops sous d'autres cieux, parmi d'autres sables. "Mont libre" après 1789, prison et bagne, pourrissoir de détenus d'Etat, le Mont presque ruiné est restauré après 1870. Mais ceinturé de polders qui gagnaient sur la mer, il menaçait de devenir Saint-Michel-au-péril-de-la-terre. Les hommes ont entrepris de lui rendre sa ceinture d'océan. Le monument le plus visité de France combine ainsi un c?ur roman, des dentelles gothiques, un cachet romantique, et les acquis des technologies de pointe.Le Mont-Saint-Michel dans les plus beaux manuscrits et dans l'imagerie populaire, le Mont des artistes, des poètes et des photographes, le Mont des architectes Viollet-le-Duc, Edouard Corroyer, Paul Gout... 150 documents pour raconter l'histoire du Mont, et comprendre cette Merveille de l'Occident.
Résumé : Depuis trente ans, nous avons déconstruit notre culture, dévalué les idées, nivelé les valeurs, sanctifié la repentance, brimé la laïcité, suicidé notre école. Dans les cervelles soigneusement vidées des nouvelles générations peuvent dès lors s'insinuer des cultures de substitution, "culture des banlieues", "culture jeune", bien frêles face à l'offensive de l'islam fondamentaliste. Les nouvelles technologies, proposées comme panacée, sont le vecteur de cette substitution. Héritière de siècles de marche vers la lumière, la culture française doit aujourd'hui affronter l'obscurantisme, celui du jihad mondial. Oui, les assassins sont parmi nous ; mais qui leur a ouvert la porte ? Face à cette déroute programmée, Jean-Paul Brighelli ouvre les pistes d'une résistance et d'une refondation de l'humanisme. Plus que jamais, il importe d'"écraser l'infâme" et de rallumer les Lumières. Voltaire, réveille-toi, ils sont devenus fous !
Résumé : " La France, ton français fout l'camp ! " : baisse dramatique du niveau orthographique, conséquence d'un enseignement à la dérive ; réformes absurdes de l'apprentissage de la langue, " négociations " en classe sur la graphie et " simplification " de la grammaire ? jusqu'à ce qu'il n'en reste rien ; utilisation massive de l'anglais ? et, pire, du globish ? par de hautes instances françaises, y compris des candidats à la présidence de la République... Tout révèle une inspiration commune : la langue, c'est la Nation, et dans le grand concert mondialisé, les nations ne sont pas bienvenues. Du coup, les " communautés " s'organisent autour de leurs propres langages, et y sont souvent encouragées par l'institution éducative : l'arabe ou le turc oui, mais le français, de moins en moins. Si la langue française est la base de notre culture, la dégrader peut suffire à suicider une France vieille de douze siècles. Mais c'est cela aussi, l'objectif : la France doit disparaître, et c'est en attaquant à la base sa langue et sa culture qu'on en finira le plus vite avec elle. Annihiler la cinquième langue la plus parlée au monde n'était pas une mince affaire. Mais si nous continuons sur notre lancée autodestructrice, à l'horizon 2030, ce sera fait. Que faire ? C'est par l'apprentissage systématique de la langue ? dans ce qu'elle a de plus beau et de plus emblématique ? que nous pouvons échapper au sort qui nous est promis par le néo-libéralisme : intégrer et assimiler la mosaïque de populations qui se pressent sur notre territoire. C'est par la langue que nous pouvons résoudre les tensions entre " communautés " ? un joli mot inventé pour faire croire qu'il n'y a plus de communauté unique des citoyens français. C'est par la langue que nous pouvons résister à la déferlante de cette mondialisation qui prétend nous éparpiller façon puzzle.
Le barbare nouveau est arrivé. Conforté dans son ignorance par un système scolaire qui privilégie le droit de dire des bêtises plutôt que la liberté de penser, et préfère la Pédagogie molle au dur apprentissage des savoirs, il assène, dans une langue mutilée, ses certitudes glauques: mépris des filles et des femmes, haine de la science et de la réflexion, préjugés d'hier et d'aujourd'hui. Bien que minoritaire, il fait régner sa loi, de l'école au lycée - et au-delà. Car la violence est le mode d'expression favori de ce mutilé de l'intellect. Comment en sommes-nous arrivés là? Par quel enchaînement létal de bonnes intentions, de prêt-à-penser flasque et de lâchetés cumulées avons-nous laissé l'école s'éloigner de l'idéal laïque de l'Instruction publique? Au nom de quelle fausse idée de la démocratie et de l'égalité des chances avons-nous trahi la République, et conforté les inégalités? Une école sous influence raconte l'ascension de Tartuffe, l'homme idéal du politiquement correct. Ou comment "Tartuffe-roi" a pris le pouvoir, piétinant au passage l'école de la République - et la République. Biographie de l'auteur Agrégé de lettres, Jean-Paul Brighelli, après La Fabrique du Crétin (Folio documents n°35) et A bonne école... (Folio documents n°40), achève ici une analyse sans concession d'un système scolaire largement dégradé, mais auquel il veut toujours croire.
Pourquoi l'Education nationale a-t-elle autorisé les dérives successives qui ont amené à la présente apocalypse scolaire ? A La Fabrique du crétin, 2005 (150 000 ex vendus), Jean-Paul Brighelli apporte une suite, dressant un bilan sans langue de bois. La mort programmée de l'école L'Ecole de la transmission des savoirs et de la formation des citoyens est à l'agonie. Elle accomplit aujourd'hui ce pour quoi on l'a programmée voici un demi-siècle : adaptée aux nécessités du marché, elle fabrique à la chaîne une masse de consommateurs semi-illettrés et satisfaits d'eux-mêmes. Soucieuse d'élaborer enfin l'égalité promise par la République en nivelant par le bas, elle a réussi à détruire ce que la France avait mis deux cents ans à élaborer. Plus de quinze ans après avoir prédit sa mort programmée, Jean-Paul Brighelli revient au chevet de l'Ecole et la trouve plus mal en point que jamais. Collège unique, " pédagogisme ", méthode globale, regroupement familial, laïcité à géométrie variable... les causes sont nombreuses, et l'action des ministres succssifs n'a pu empêcher la déroute. Aujourd'hui, l'Ecole est au pied du mur : elle sera " soit l'instrument d'une dissolution dans l'individualisme et le communautarisme, soit l'outil d'une résurrection ". Est-il trop tard pour réagir ? " Dans cette enquête aux accents satiriques, Jean-Paul Brighelli constate l'arrivée de ce qu'il avait prédit en 2005. Et le moins que l'on puisse dire, que notre homme est très remonté ! " (Lire Magazine) " L'agrégé de lettres modernes décrit la "déroute' du système scolaire français et s'inquiète d'une école qui, à défaut de former des citoyens, fait des élèves de simples consommateurs. " (Marianne)
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.