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L'Ukraine Insurgée
BRIGADES EDITORIA.
SYLLEPSE
20,00 €
Épuisé
EAN :9791039900812
Depuis le 24 ? février, date de l'entrée des chars russes en Ukraine et du début du martyre du peuple ukrainien, les éditions Syllepse ont entrepris de traduire de nombreux témoignages et analyses d'Ukrainien·nes afin d'éclairer l'opinion publique avec le point de vue des premier·es concerné·es, et la réalité de la guerre. Aujourd'hui, c'est l'essentiel de ce travail qui est publié dans cet ouvrage, dont le principal objectif est de donner la parole à celles et à ceux qui résistent à l'agression impérialiste russe. Ils et elles nous racontent leurs combats et nous disent leurs espoirs où se dessine un horizon d'émancipation sociale et politique. Plus largement, L'Ukraine insurgée revient sur l'histoire du pays et de ses douloureuses relations avec la Russie. Enfin, la nature du régime autoritaire grand-russe et ses ambitions sont également analysées, sans oublier les voix de son opposition démocratique qui subit une sévère répression. Livre à multiples voix, L'Ukraine insurgée nous raconte les espoirs d'un peuple qui refuse de se soumettre. De sa victoire dépend l'avenir du continent européen. Le sommaire L'ouvrage est composé de 6 parties ? : - "? Une nation tourmentée ? " - "? Par tous les moyens nécessaires ? " - "? Où va la Russie ??? " - "? Pendant la guerre, la lutte continue ? " - "? La gauche, la géopolitique et les peuples ? " Un appareil critique - introductions, notes, etc. - complète la lecture. L'ouvrage sera accompagné d'un cahier en quadrichromie avec notamment des oeuvres de Katya Gritseva, l'artiste ukrainienne qui signe l'illustration de couverture.
Dans le brouillard sanglant de la guerre en Ukraine, de puissantes voix n'atteignent pas nos écrans de télévision ni les colonnes de nos journaux : celles de la gauche ukrainienne, des syndicats, des mouvements sociaux, féministes, écologistes ou de la communauté LGBTQ. Tous et toutes participent à la résistance contre l'agression russe, souvent au prix de leur vie, notamment en s'engageant dans les forces armées ukrainiennes. Ils et elles portent également un message et des combats pour la justice sociale et l'égalité des droits trop souvent bafoués par le gouvernement de Kyiv. Parmi ces acteur·rices, l'organisation socialiste Sotsialnyi Rukh tient une place particulière. Elle défend une perspective socialiste qui combine la lutte pour l'existence du pays à celle pour l'émancipation sociale par l'autodétermination et l'auto-organisation du peuple ukrainien. Ce recueil des textes illustre le double combat que mène cette organisation contre l'impérialisme russe agresseur et la politique néolibérale destructrice du gouvernement au pouvoir. Dans une démarche concrète, Sotsialnyi Rukh combat pour un socialisme d'autogestion. Son expérience, ses pratiques sociales et ses écrits constituent pour les gauches internationales un acquis inestimable dans leur entreprise d'élaboration d'un programme pour l'émancipation au 21e siècle.
Nous le savons, ce ne sont pas les livres qui arrêteront les blindés russes qui déferlent sur l'Ukraine. Nous le savons, ce ne sont pas les livres qui arrêteront la main de fer qui s'abat sur les Russes qui s'opposent à la guerre de Vladimir Poutine. Nous le savons, ce ne sont pas les livres qui mettront fin à la guerre contre la liberté de l'Ukraine, pas plus qu'ils ne mettront fin à la dictature des oligarques du Kremlin. C'est la résistance populaire ukrainienne multiforme, les grains de sable que les démocrates de Russie et de Biélorussie glisseront dans la machine de guerre russe et l'opinion publique mondiale qui arrêteront les chars de Vladimir Poutine. Mais dans cette bataille pour l'indépendance et la liberté ukrainiennes, rappelons-nous le pouvoir des samizdats et l'effet corrosif qu'ils avaient eu sur la dictature stalinienne. Les éditions Syllepse (Paris), Page?2 (Lausanne) et M.?Éditeur (Montréal), les revues New Politics (New York), Les Utopiques (Paris) et ContreTemps (Paris), les sites À l'encontre (Lausanne) et Europe solidaire sans frontières, le Réseau syndical international de solidarité et de luttes, le Centre tricontinental (Louvain-la-Neuve) qui publie la revue Alternatives Sud, ainsi que le blog Entre les lignes entre les mots (Paris) se sont associés pour donner la parole aux résistances populaires, aux oppositions russes et biélorusses à la guerre, au mouvement syndical et aux mouvements sociaux démocratiques, notamment russes. Ce faisant, cette brigade éditoriale de solidarité adresse un message aux envahisseurs?: «?Mettez crosse en l'air?» et espère jeter quelques grains de sable dans la machine de guerre poutinienne.
En 2010, Lula quittait la présidence du Brésil avec 80% d'approbation et des indicateurs économiques au beau fixe. Moins d'une décennie plus tard, Dilma Rousseff qui lui a succédé est destituée par un coup d'Etat parlementaire et Lula est emprisonné à la suite d'un procès politique. Pire, l'élection présidentielle de 2018 a livré le pays à un militaire d'extrême droite. Que s'est-il donc passé? ? fabio luis barbosa dos santos tente d'y répondre en brossant le portrait des mandats du Parti des travailleurs à la tête du pays. Il montre la dérive d'un parti qui fut le centre de gravité des luttes sociales au début des années 1980 pour finir par devenir le "bras gauche" de l'ordre en vigueur au cours des années 2000. Essai sur l'histoire récente du Brésil, ce livre revient aussi sur l'arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro et scrute le chapitre brésilien du glissement mondial vers un néolibéralisme toujours plus violent, autoritaire et inégalitaire.
Du mur que le président Donald Trump entend ériger à la frontière avec le Mexique au mur de séparation édifié par Israël dans le cadre de son projet colonial en passant par Frontex et les multiples murs de l'Europe forteresse, tout indique que nous assistons à ce que l'auteur appelle le "nouveau cloisonnement du monde". Ces "murs" érigés le long des frontières internationales représentent aujourd'hui plus de 10% du linéaire mondial de frontières. Ces murs sont la partie émergée de systèmes de surveillance et de contrôle plus vastes. On trouve aujourd'hui ces dispositifs sur tous les continents. S'ils sont généralement justifiés par la lutte contre les trafics et le terrorisme, la plupart sont en fait des barrières anti-migrants et ont pour objectif de limiter ou contraindre la mobilité des êtres humains. Les frontières contemporaines tendent ainsi à devenir de nouveaux "rideaux de fer" : des "frontières de fer". Comment, à la vision "ouverte" et positive des frontières, qui culmina avec la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, a succédé une ère de soupçon, de peur et de violences symbolisée par la multiplication de ces "murs" ? Au bout du compte, c'est la question du rôle et de l'impact de ces installations qui sera au coeur de cet ouvrage. Des expérimentations de l'époque coloniale à la création néolibérale d'un vaste marché de la sécurité, l'auteur souligne l'augmentation des décès liée au contournement de ces dispositifs, le coût en vies humaines de ce monde muré. Les nombreuses cartes qui enrichissent cet ouvrage en font un véritable guide pour comprendre cette nouvelle segmentation de la planète.
Concluant sa somme sur le premier âge du capitalisme, Alain Bihr explore dans les deux volumes du troisième tome la constitution d'un premier monde capitaliste. Sont ainsi examinées en premier lieu les différentes formations d'Europe occidentale qui ont été, tour à tour, motrices de l'expansion outre-mer. Les avantages respectifs dont ces formations en ont tiré parti renvoient à leurs relations conflictuelles et aux rapports de force entre les ordres et classes qui les constituent. La Grande-Bretagne, s'appuyant sur les Provinces-Unies et les acquis de sa révolution bourgeoise, finit par en sortir victorieuse, au détriment de la France. Sont ensuite mis en relief le statut semi-périphérique et la forte hétérogénéité des formations d'Europe baltique, centrale, orientale et méditerranéenne. Toutefois, certaines d'entre elles (la Savoie, la Prusse, la Russie) pourront réunir des conditions leur permettant, par la suite, de jouer dans la "cour des grands". L'ouvrage examine enfin les principales formations sociales marginales, affectées par l'expansion européenne mais encore capables d'y résister et de se développer selon leur logique propre. Ce qui explique à la fois pourquoi le capitalisme n'a pas pu naître dans la Chine des Ming et des Qing, en dépit d'atouts évidents, et pourquoi, en se fermant, le Japon féodal a au contraire préparé les conditions de son rapide rattrapage capitaliste à l'époque Meiji.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.