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L'argent
Brieva Miguel
INSOMNIAQUE
16,30 €
Épuisé
EAN :9782915694499
Miguel Brieva publie depuis régulièrement ses cartoons corrosifs en Espagne, notamment dans le quotidien El País. Son style graphique, fondé sur la parodie et le détournement, est un mélange insolite de Magritte et de Crumb, de Glen Baxter et des comic books américains des années 1960. Son propos est une charge malicieusement philosophique contre un monde uniforme et laid, gouverné par l'argent roi, l'argent fou, l'argent homicide - devenu l'unique et très ténébreux objet de tous les désirs. Brieva moque au passage l'infra-culture audiovisuelle qui standardise les cerveaux et bride les sens pour que règne l'abstraction monétaire. L'humour décapant de Brieva se fait au fil des pages volontiers surréaliste, délicieusement pince-sans-rire ou parfois hénaurme? Mais jamais vulgaire - la vulgarité est d'ailleurs l'une de ses cibles de prédilection. Il a su créer son propre univers, sorte de reflet caricatural du paradisiaque supermarché mondial dont l'infernale vérité est la course au "bénef" ou à la survie - et où la bêtise joue à plein son rôle effroyable dans l'histoire humaine. Car Brieva excelle à déceler le bouffon qui sommeille en tout tyran. La publication de ces tranches de satire en France, cette année, tombe à pic: la succession des crises financières et l'accélération du désastre écologique donnent largement raison à leur auteur? Et quand tout va mal, Brieva, en ridiculisant les petits Ubus de la phynance et les néo-Nérons de la planète asphyxiée, prend le parti d'en rire.
Trouver des signes de vie sur une planète rend possible l'avènement du plus grand miracle : l'instant où la matière acquiert une ruelle conscience de soi ; la véritable "vie intelligente", somme toute... C'est ce qui semblait se produire sur la Terre, cette lointaine planète que je visitai il y a des millions d'éons. Qu'est-il donc arrivé à toute velte matière vivante appelée espèce humaine ? A-t-elle été capable d'accomplir ce miracle, ou, au contraire, a-t-elle disparu sans succès, comme bien d'autres espèces de notre Univers ? Malheureusement, je ne le découvrirai jamais...
Le 4 juin 1989, l'armée chinoise réprimait par un carnage le vaste mouvement de contestation qui avait fait naître à Pékin l'espoir d'une démocratisation. Trente ans plus tard, on estime à plusieurs milliers le nombre de morts. Il en existe une liste partielle de 202 noms, établie par le collectif des Mères de Tian'anmen et très instructive quant à la diversité sociale des victimes, la férocité des bourreaux et les moyens militaires employés pour écraser une révolte de citadins sans armes. La voici, présentée par Hervé Denés, connaisseur averti de la société chinoise.
Machiavel Nicolas ; Guiraudet Toussaint ; Della Bo
Florence, été 1378 : les ouvriers de la laine s'insurgent contre l'oligarchie qui gouverne la république toscane. Ils réclament une répartition plus équitable des revenus de l'industrie textile et une démocratisation du système corporatif qui régit la cité. Ils s'emparent de la ville et imposent de nouvelles institutions plus égalitaires. Trahis par leurs alliés au sein de la bourgeoisie ascendante, ils perdront, après une répression féroce, tout ce qu'ils ont conquis. Puis les anciens maîtres reviendront, chassant les démagogues qui ont manipulé et dupé le petit peuple. "Qu'on se garde d'exciter une sédition dans une ville en se flattant de pouvoir l'arrêter ou la diriger à sa volonté". Telle est la célèbre maxime qu'illustre Machiavel dans le récit de cette première révolte ouvrière majeure de l'histoire. Ce récit prenant et magistral vient comme une évidence côtoyer les autres titres de la collection Petites Insomnies, vouée aux petits classiques de la subversion à travers les âges. Il contient notamment la célèbre harangue aux Ciompi, diatribe très incendiaire dans laquelle Machiavel se drape dans les haillons d'un tribun du peuple pour mettre en garde les puissants contre les nouveaux dangers qui menacent leur domination et tout l'ordre social. C'est un toute autre Machiavel que celui du Prince qui se révèle dans ces lignes, tirées des Histoires florentines : ici la plèbe des villes n'est plus seulement une masse que l'on trompe et manipule, c'est l'acteur majeur de l'histoire, comme aux temps des Gracques ou des révolutions populaires de siècles plus récents.