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Je suis un cri
Briand Arthur ; Narèce Francine
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782343068015
De même que Le cri de Munch a gardé toute son authenticité, toute sa valeur - on parle ici du cri que l'on entend - le cri de Briand qui est en réalité un cri venu du fond de l'histoire, un cri porté vers lui, en lui par une horde de fantômes, semblable à celui qui représente le peintre, peut être entendu avec la même force, la même rage et la même frayeur. De fait, pour «peindre» ce cri, il dispose de mots qu'il utilise avec la liberté qui caractérise le poète. Il crée ainsi sa propre palette, ce sont les instruments qu'il lui faut pour réinventer cette esthétique qui nous a été dérobée. Le poète essaie de se la réapproprier, en l'inventant à partir des vestiges laissés non seulement par les colons mais également par les tentatives heureuses ou infructueuses des hommes remarquables engendrés par l'histoire tragique de son peuple.
Arthur Briand appartient à cette génération née au siècle dernier et qui regarde avec un peu de désespoir et de tristesse, partir en fumée, la sagesse de ses ancêtres. Son personnage Ladoule, un peu innocent, un peu naïf, à travers ses maladresses et ses déconvenues, nous montre la misère dans laquelle nos aînés essayaient de survivre. Le rire a été une manière de transcender la souffrance, une manière de ne pas la voir. Ces textes sont sa contribution à sauvegarder ce passé si proche et déjà si lointain.
Après Dérive d'une île rebelle, son troisième recueil de poésie, Arthur Briand change de registre. Sa poésie aborde dans ce nouvel ouvrage un thème inédit : les sentiments. A travers les 42 poèmes, il explore toutes les facettes de l'amour et invite à un voyage, non sans risques dans les tréfonds de l'âme humaine. Des fleurs des pleurs. Amours et désamours est un kaléidoscope ou le lecteur pris dans un tourbillon risque de se reconnaître à certaines escales. La plume jusque-là rebelle ose le dépaysement. Cette métamorphose surprendra plus d'un, on peut en être sûr.
Arthur Briand dans toute la force de son désespoir et de sa foi en sa terre, en son peuple, dans ses sublimes écrits nous crie dans une langue sobre, efficace, incisive, toujours rebelle, si poétique, surtout dans ce poème majeur qui devrait être enseigné dans toutes nos écoles dès la primaire," Une date, un repère, quelque chose, un rien", que nous sommes nombreux à attendre silencieux, solitaires, tapis dans l'ombre La Voix venue des profondeurs de notre Histoire pour faire enfin vibrer dans nos rangs, dans nos âmes, dans nos coeurs de descendants d'esclaves la Lumière éclatante d'un destin éclairé. Julius Amédée Laou
Avec la même passion, la même flamme qui anime sa plume poétique, Arthur Briand se penche sur la vie de sa commune natale, ville du coeur de la Martinique. A travers une chronique palpitante, il retrace la vie politique de Saint- Esprit du siècle dernier de la fin des années soixante-dix à nos jours. Il vient ainsi chasser l'oubli qui fait insidieusement son oeuvre. Il met en lumière les acteurs et bâtisseurs d'hier.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.