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La Cour suprême, l'Amérique et son histoire
Breyer Stephen ; Hel-Guedj Johan-Frédérik ; Badint
JACOB
28,30 €
Épuisé
EAN :9782738125507
Les neufs juges composant la Cour suprême des États-Unis, qui sont nommés, ont un pouvoir considérable: celui de bloquer des lois émanant d'élus du peuple. D'où vient alors la légitimité qu'on leur reconnaît? Comment ont-ils gagné la confiance dont ils bénéficient? En quoi contribuent-ils à plus de démocratie? Pour l'expliquer, Stephen Breyer revient sur la riche histoire de cette cour.La dépossession des indiens cherokees, le statut des esclaves, l'internement des Américains d'origine japonaise lors de la Seconde Guerre mondiale, la déségrégation scolaire à Little Rock à l'époque des luttes pour les droits civiques des Noirs, l'élection de George Bush ou encore le sort des détenus à Guantánamo Bay: retraçant ces moments dramatiques, Stephen Breyer montre comment la Cour suprême est devenue non seulement la gardienne de la Constitution, mais surtout une institution qui joue un rôle clé dans la vie politique.Une leçon d'efficacité institutionnelle et de démocratie par un des juristes les plus respectés aux États-Unis.
La période actuelle est marquée, dans les sociétés occidentales, par une remarquable montée en puissance du juge: développement de la justice constitutionnelle, création et essor des juridictions internationales, "judiciarisation" de plus en plus étendue de la vie sociale, etc.C'est sa fonction plus que son statut qui assure au juge un charisme nouveau: le juge dit le droit et crée du droit. Ce faisant, il est amené à codifier les valeurs de notre temps, à exercer une sorte de pontificat laïc.Pour prendre la mesure de ce phénomène, Robert Badinter (ancien garde des Sceaux et ancien président du Conseil constitutionnel) et Stephen Breyer (juge à la Cour Suprême des Etats-Unis) ont réuni à Bonnieux, au cours de l'été 2000, des personnalités internationales du monde judiciaire: Antonio Cassese (premier président du TPIY), Dieter Grimm (ancien vice-président de la Cour constitutionnelle de la RFA) et Gil Carlos Rodriguez Iglesias (président de la Cour de justice des communautés européennes). Le philosophe anglais Ronald Dworkin s'est joint à eux.De leurs réflexions et discussions, très libres de ton, est né ce livre. Il est publié simultanément en version anglaise, par la New York University Press.
Dans ce second recueil de l'auteur, on trouvera des thèmes communs avec le premier - notamment la dimension autobiographique inspirée par les expériences sensibles et les puissants ressentis. Amour filial déchirant qui se mêle au deuil d'une mère à la fois adulée et crainte. Difficulté à habiter le corps derrière lequel se profile l'image de la féminité ou encore de la maternité. Que reste-t-il de nous lorsqu'on fait face à la perte ? Ce recueil, s'il est traversé par la nostalgie, regorge aussi d'espoir. L'auteur invite à réfléchir sur le sens que l'on donne à la vie quand elle apparaît parfois absurde. Prolongeant sa réflexion sur la vacuité et la pérennité de l'existence : entre ce qu'on oublie et ce que l'on garde en mémoire d'une vie.
Nombreux sont ceux qui estiment aujourd'hui que les juges doivent accorder une importance primordiale, voire exclusive, au texte de la loi. Ce n'est pas mon cas. Sans négliger la lettre du texte, j'accorde plus d'importance à son esprit et aux conséquences que risque de produire telle ou telle interprétation. Je me demande parfois comment un hypothétique "législateur raisonnable" aurait interprété la loi à la lumière de son intention. Et, pour répondre à ces questions, il m'arrive d'examiner le contexte législatif d'une loi. J'aborde et j'interprète les formulations législatives ou constitutionnelles à la lumière des valeurs qui les sous-tendent, y compris le principe de l'application régulière de la loi [... ]. La Constitution [américaine] présente une structure et des principes conçus pour unifier un pays pendant des centaines d'années, voire davantage. C'est en gardant à l'esprit cet objectif fondamental que j'ai abordé mon travail d'interprétation." S. B.
La Cour suprême est le sommet du pouvoir judiciaire aux Etats-Unis. Or elle n'a "ni la bourse ni l'épée" pour faire respecter ses décisions : d'où lui vient alors sa grande autorité ? Dans ce nouveau livre, Stephen Breyer nous explique comment la Cour suprême, par des décisions marquantes au fil de son histoire, a gagné l'assentiment du peuple, clé de la sauvegarde du rôle du pouvoir judiciaire. Car son pouvoir dépend de la volonté du public de respecter ses décisions, même celles avec lesquelles il est en désaccord". Selon Stephen Breyer, l'autorité de la Cour et la prééminence du droit supposent que les juges aient assez d'autonomie pour ne pas apparaître comme des "politiciens en robe". Il plaide aussi pour que le public soit mieux informé sur le fonctionnement des institutions et du système judiciaire et qu'il ait à coeur d'y tenir sa place. Une mise en garde contre la politisation du judiciaire et un acte de foi, optimiste mais lucide, pour la défense du droit et de la démocratie. Un grand texte de philosophie politique.
On apprend beaucoup sur les gens sains en étudiant les mal-portants. Les médecins le savent depuis longtemps, la sociologie le découvre. Il y a ainsi beaucoup à découvrir sur l'homme moderne par l'analyse de sa grande pathologie : la dépression. Nouvelle maladie ? Plutôt un mal-être diffus qui dépasse de loin les lumières de la médecine. Aucun psychiatre ne peut l'expliquer, ni même la définir. On sait seulement la "traiter" aujourd'hui à coup de Prozac. Troisième volet d'une enquête visant à cerner les contours de l'individu contemporain, l'essai d'Alain Ehrenberg propose d'envisager le phénomène dépressif comme l'expression d'une nouvelle figure de la subjectivité. Dans une société démocratique, libérée des modèles autoritaires reproduisant des antagonismes de classe ou de sexe, l'individu n'a plus d'autre objectif que de se promouvoir lui-même. Initiative, projet, motivation, responsabilité...: le catéchisme d'aujourd'hui n'engendre plus le sentiment de la faute mais celui de l'insuffisance. Le déprimé se sent incapable, impuissant, comme fatigué d'avoir à n'être que lui-même. L'analyse est séduisante. Il reviendrait au psychologue ou au psychanalyste de la confirmer pour la rendre pleinement convaincante. --Émilio Balturi
Vous vous interrogez sur ces troubles mystérieux qui ont pour nom dépression, anxiété, boulimie, obsession, autisme et même schizophrénie. Vous vous demandez comment on peut les soigner. La psychiatrie vous inquiète ou vous fascine. Et si le meilleur moyen d'en savoir plus était de pénétrer dans le cabinet d'un psychiatre ? C'est ce que vous propose François Lelord. Vous rencontrerez ainsi la violoncelliste recluse, l'homme pressé, le fils rebelle, la jeune femme aux gants, le petit prince qui saignait, tous ces patients que la psychiatrie moderne a aidés et parfois guéris.
La folie... Un mot qui fait peur. Un mot que les psychiatres et les psychanalystes ont rayé de leur vocabulaire, mais qui reste toujours présent, traduisant la confusion, l'angoisse de tout un chacun devant ce qui est désormais désigné comme la maladie mentale. Qu'est-ce que la folie ? Qui est fou ? Qui ne l'est pas ? C'est à ces questions fondamentales que répond Edouard Zarifian, dans un livre qui ne recule pas devant la polémique lorsqu'il s'agit de débusquer les idéologies et les mystifications qui, trop souvent, obscurcissent le débat dans le domaine de la recherche psychiatrique. A beaucoup, il apportera réconfort et soulagement.
Le célèbre psychiatre Alain Braconnier s'attaque à la différence des sexes. Il nous rappelle utilement ce que nous transmettons à nos enfants consciemment ou non. Nous déterminons ainsi leurs futurs comportements en fonction de leur sexe. Les apparences sociales ont beaucoup changé mais un certain fond éducatif reste identique quant à la charge sur la personnalité future des enfants. Ainsi se constituent les différences acquises par les hommes et les femmes : émotivité, angoisses, états dépressifs.Un rappel historique n'est pas superflu pour montrer l'évolution des individus et des sociétés dans l'acceptation mutuelle de leurs différences. Il s'agit d'émancipation véritable des sexes devant les vieux impératifs religieux et économiques. L'auteur évoque les croyances vraies ou fausses au sujet de nos jugements de valeur entre le sexe, la sociabilité, l'envie de domination, le bon sens, l'argent. Ce livre, facile et agréable à lire, s'adresse cependant à un public averti. --Psychonet.fr -- Psychonet.fr