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Danse et Dionysiaque. Histoire, héritages, métamorphoses
Bret-Vitoz Renaud ; Van Haesebroeck Elise ; Vincen
EUD
15,00 €
Épuisé
EAN :9782364413658
L' ouvrage Danse et dionysiaque est issu de la collaboration de chercheurs d'horizons variés (littératures étrangères, anciennes et comparées, histoire du théâtre, arts de la scène, musicologie, danse et études de genre). La perspective interdisciplinaire adoptée est au service d'une vision englobante de la danse (de l'Antiquité à nos jours en passant par l'époque moderne). Le dionysiaque renvoie aux notions de délire, d'enthousiasme, mais aussi à la notion d'inspiration recherchée à la fois dans l'universalité du mythe grec et dans la représentation de la violence. Il interroge aussi le sacré, le primal, le rituel — en privilégiant les problématiques de la libération et de la rupture. Il constitue le fondement philosophique toujours en devenir d'une danse envisagée dans ses dimensions esthétique et spirituelle comme dans son universalité. L'ouvrage questionne les valeurs projetées sur le dionysiaque et leur potentialité créatrice de l'Antiquité à nos jours, à travers l'étude d'oeuvres chorégraphiques, théâtrales, musicales, opératiques et cinématographiques, tout en réévaluant la place des héritages dionysiaques dans l'histoire de la danse et des arts scéniques. Danse et dionysiaque sont ici le ferment d'interrogations portant, d'une manière générale, sur l'art et sur la capacité de ce dernier à représenter la société qui l'engendre et à nourrir en retour son imaginaire.
Le romancier Jules Vallès (1832-1885) n'est pas un théoricien, et moins encore un théoricien de la violence. À la différence de ce qu'elle fut pour Blanqui ou pour Engels, la violence n'a pas été pour lui un moyen au service de fins économiques ou politiques. De sa " vie violente ", pour parler comme Pasolini, il a fait un roman, entre remémoration et recréation. Pour Jacques Vingtras, double fictionnel de l'auteur dans L'Enfant (1879), Le Bachelier (1881) et L'Insurgé (1886), le problème n'est pas de réfléchir la violence, d'en examiner " à froid " les atteintes ou d'en rationaliser le recours, mais de la conjurer. Vingtras est un iconoclaste et une plume redoutée. Il est, à ce double titre, la cible de la violence d'État. Mémorialiste fictif, il témoigne à la fois des violences institutionnelles dont il fut la victime et des violences libératrices auxquelles il participa. Vingtras a reçu la violence en héritage. Faisant valoir son droit d'inventaire, il s'est revendiqué fils de ses seules œuvres. Mais sa révolte individuelle a fini par s'absorber dans un mouvement insurrectionnel - la Commune de Paris. Porte-parole d'un peuple en Révolution, c'est alors au maelström des violences civiles qu'il lui a fallu faire face.
La réception du théâtre de Voltaire, tant par des publics contemporains que plus tardifs, est indissociable du processus créatif du philosophe. Les éditeurs de Kehl avaient placé le corpus théâtral de Voltaire en tête de l'édition. Pourtant, aujourd'hui, par un curieux déplacement générique, l'actualité théâtrale de Voltaire passe plutôt par la mise en scène de ses contes. Candide, surtout, ne cesse de susciter de nouvelles productions scéniques. Malgré la désaffection dont souffre le théâtre de Voltaire, sa production théâtrale intéresse plus que jamais les chercheurs. Les Journées Voltaire de 2021 ont ainsi été consacrées aux " Scènes de Voltaire : entre la Cour et la ville ". L'approche choisie induit en effet un questionnement sociologique tout autant que politique, redoublant en creux la cartographie dramatique du côté cour, côté jardin. Les chercheuses et de chercheurs interrogent ici collectivement la production voltairienne pour les scènes, privées et publiques, de Versailles, de Paris et des provinces, mais aussi des colonies. Pas moins de seize contributions renouvellent la compréhension des logiques esthétiques et dramaturgiques du théâtre voltairien dans leur genèse comme dans leur appréciation à travers les époques, la réception de ce théâtre, tant par des publics contemporains que plus tardifs, étant, pour l'auteur de Zaïre plus que pour tout autre peut-être, indissociable de son processus créatif. Pour cette nouvelle livraison de la Revue Voltaire, les Varia proposent deux articles qui font état de recherches au long cours : Vladimir A. Somov, chercheur au Conservatoire national de Saint-Pétersbourg, livre la seconde partie de son enquête sur " L'édition Kehl en Russie ", analysant cette fois les stratégies de la censure impériale face à l'arrivée des livres édités par la Société littéraire et typographique fondée par Beaumarchais. John Iverson, spécialiste des questions de tolérance et de religion chez Voltaire, poursuit son enquête à partir des manuscrits de Saint-Pétersbourg relatifs à l'affaire La Barre.
Revivifiées dans le sillage de l'histoire du livre et de la lecture, les études sur la presse ont longtemps tenu à l'écart les journaux techniques. Pourtant, après avoir émergé entre arts et métiers et marché de l'invention dans la presse d'annonces et les almanachs du XVIIIe siècle, les questions techniques ont fait irruption dans la presse générale, avant de se multiplier et de se diversifier de façon autonome. Ainsi s'est constitué progressivement un genre éditorial distinct qui occupe une place de plus en plus importante au sein du paysage de l'édition périodique dans l'Europe des XIXe et XXe siècles. L'ouvrage que voici est né de ce constat d'un étonnant contraste entre un vaste territoire à explorer et l'état embryonnaire de la recherche. Il entend contribuer au développement de l'histoire de la presse et des périodiques techniques en proposant quelques entrées possibles dans ce nouveau chantier. Comment un genre éditorial nouveau se constitue et se développe-t-il ? Sur quels moyens matériels de production et de diffusion repose-t-il ? Quels en sont les initiateurs et les auteurs, les publics et les espaces de réception ? Quels effets a-t-il produit sur une discipline, une spécialité, sur l'identité d'un milieu technique ? Voici les questionnements principaux auxquels tente de répondre ce livre situé au carrefour de l'histoire des techniques, de l'histoire de l'édition et de la lecture et de l'histoire de groupes professionnels.
Au malheur de l'identité est un roman qui pose cette question : qu'est-ce qu'un Français ? Edouard Desprez, jeune journaliste ambitieux , est habité par cette interrogation jusqu'à l'obsession .Durant l'Occupation, il s'engagera dans les rangs de la Collaboration ; ce qui le perdra.
La mort accidentelle d'Albert Camus, l'intellectuel solitaire et solidaire, le 4 janvier 1960 à Villeblevin (Yonne), a sidéré le monde entier. Quand on évoque Albert Camus, icône de la littérature française, ce sont les écrits du romancier, L'Etranger, La Peste, La Chute que l'on cite spontanément. Mais il était aussi dramaturge, éditorialiste de génie, essayiste, philosophe et citoyen du monde, ne se dérobant jamais face à un combat pour condamner toutes les formes de totalitarismes et l'horreur nazie. L'Algérie, son pays d'origine, fait partie intégrante de sa vie et de son oeuvre. L'originalité du présent essai est de retracer la trajectoire exceptionnelle d'un gamin pauvre du quartier Belcourt à Alger au Prix Nobel de littérature. Mais au-delà d'une simple biographie, ce texte cerne une production littéraire qui reste un témoignage essentiel sur les bouleversements du XXe siècle et sur des faits qui sont encore de notre temps. Dans un monde absurde, l'être humain doit faire au mieux pour accomplir sa destinée d'Homme.
Souvent admirés pour leur esthétique, les châteaux néogothiques de Bourgogne n'avaient suscité qu'un faible intérêt universitaire jusqu'à présent. Ce paradoxe est aujourd'hui dépassé, les styles "néo" ne sont plus objets de mépris mais d'un vif intérêt de la part des historiens de l'art. Dans cet ouvrage, l'étude approfondie du château de La Rochepot est renforcée par celle d'une trentaine d'édifices, célèbres ou méconnus, mais tous remarquables par la qualité architecturale qui leur a été donnée entre 1820 et 1940. Ce livre atteste non seulement de la valeur artistique de ces châteaux mais il les replace également dans un contexte national et local de longue durée, pour mieux saisir les nouveautés et les continuités, les originalités et les conformismes. Ainsi, au gré de riches archives et de nombreuses illustrations, c'est un moment très riche de l'histoire bourguignonne qui apparaît dans ses oeuvres et ses différents protagonistes.