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La traduction comme dispositif de communication dans l'Europe moderne
Bret Patrice ; Peiffer Jeanne
HERMANN
37,60 €
Épuisé
EAN :9791037005373
Quand elle n'a pas été négligée, voire occultée, la traduction a souvent été considérée comme un simple vecteur de diffusion dans un espace linguistique autre, ou comme une altération du sens, une adaptation souvent assimilée à une trahison. L'oeuvre se construit aussi avec le traducteur qui contribue à l'appropriation culturelle du texte, à son enrichissement et à sa critique. Centrale dans la circulation des savoirs, la traduction est ici également envisagée par la matérialité de l'objet (le texte et son support), par ses divers acteurs et leurs outils. Outre les dispositifs linguistiques (apprentissage de la langue, traitement du texte), elle passe surtout par la production textuelle, la circulation matérielle des livres, les échanges épistolaires, les voyages. Avec le lent déclin du latin, accentué au XVIIIe siècle, les langues des échanges culturels dans l'espace européen se diversifient. La traduction devient alors un outil voire un dispositif de communication incontournable que les études réunies dans ce volume mettent en lumière au travers des cas choisis dans des contextes scientifiques, intellectuels et politiques variés, et articulant des échelles différentes (locale, nationale, internationale).
Avant-propos de Henri Kagan En 1789, la sortie du Traité élémentaire de chimie et des Annales de chimie signe la victoire de Lavoisier et annonce le début du ralliement de l'Europe à ses doctrines, tandis que la Révolution française lance la réforme des poids et mesures et une réforme non aboutie de l'Académie des sciences. En 1791, Lavoisier est pleinement impliqué dans la réforme de l'Etat, en particulier dans la création de la Trésorerie nationale, et dans la vente des biens nationaux, dont il est l'un des grands acquéreurs, au prix d'une correspondance active avec son cousin Parisis. Avec ses dernières recherches sur la respiration, en collaboration avec Seguin, Lavoisier revient à la chimie du vivant. Réalisé avec le concours du Centre national de la recherche scientifique, du Centre national du livre et de la Fondation Singer-Polignac.
En intitulant ce livre Penser l'art, nous entendons seulement rappeler que notre savoir respectif dans ces deux disciplines serait bien mince si leurs deux artisans fondateurs, Johan Joachim Winckelmann, l'historien d'art et archéologue, et Alexander Gottlieb Baumgarten, le "philosophe des Grâces et des Muses" , n'avaient oeuvré, à la même époque, en plein siècle des Lumières, afin de conférer par des voies différentes un statut scientifique cohérent et "moderne" à un ensemble de connaissances jusqu'alors éparses et mal définies. L'un comme l'autre ont ainsi instauré un espace de penser autonome pour tenter d'analyser, de comprendre et d'interpréter la création artistique et la production d'oeuvres capables de susciter passions et émotions au cours de l'histoire. Marc Jimenez
Préface d'Elisabeth Badinter. Sous le masque de la traduction, souvent, et celui de l'anonymat, toujours, Mme d'Arconville appartient tout à la fois au monde des lettres et à celui des sciences. Elle aime Rousseau et Voltaire mais déteste les philosophes. Elle s'adonne à la botanique, à l'anatomie et à la chimie, puis à l'histoire. Enfermée dans son laboratoire ou penchée sur des manuscrits de la Bibliothèque royale, elle n'en fréquente pas moins les cercles littéraires, artistiques, politiques, scientifiques et médicaux. Tout en traduisant le Traité d'Ostéologie de Monro et les Leçons de chymie de Shaw (1759), elle mène un ambitieux programme de recherches originales qu'elle publie (Essai pour servir à l'histoire de la putréfaction, 1766). De l'anglais ou de l'italien, elle traduit aussi tous les genres littéraires (éducation, roman, théâtre, poésie...) et publie elle-même des essais de morale, des romans et des biographies, avec un succès tel que ses écrits sont attribués à Diderot et qu'un essai de Frédéric le Grand lui est attribué ! Pour bien marquer sa propriété sur une oeuvre éclectique, elle la réédite... sans dévoiler son identité (Mélanges de littérature, de morale et de physique (1775-1776) , 7 vol.), et se consacre à l'écriture de l'histoire. Qu'est-ce que faire de la science pour une femme de la haute société sous Louis XV ? Qu'est-ce qui la pousse à reprendre la plume à quatre-vingts ans sous Bonaparte, après avoir renoncé à publier ? L'éclectisme et l'anonymat fournissent des clés pour mieux comprendre la place de la traduction dans une ambition qui refuse de s'exposer dans l'espace public, les ponts improbables entre une sensibilité janséniste, l'expérimentation et l'histoire, ou l'insertion du champ scientifique dans la culture des Lumières. Ce premier ouvrage consacré à Mme d'Arconville invite à revisiter " l'ambition féminine du XVIIIe siècle ", à la suite d'Elisabeth Badinter, et à dépasser la figure traditionnelle des salonnières pour découvrir des femmes plus discrètes et redécouvrir des oeuvres oubliées qui ont compté en leur temps.
Deuxième édition remaniée. Bernard Bret, présente le Tiers-Monde en identifiant dans l'organisation de l'espace les processus qui expliquent les inégalités. Il aborde les questions de mesure et de terminologie des inégalités, puis leur causes possibles, la démographie dans ses rapports avec le développement inégal, l'agriculture et l'industrialisation, le phénomène urbain dans le Tiers-Monde, les relations de dépendance, commerciales ou financières. Ce tour d'horizon fait donc passer d'une géographie du sous-développement à une géographie des inégalités qui aide à comprendre non seulement le Tiers-Monde, mais aussi le monde tout court. En tant que réalité géopolitique, le Tiers-Monde a perdu de sa consistance dans un système d'échanges désormais globalisé. Mais en tant que réalité économique et sociale, le sous-développement, lui n'a pas disparu. La croissance n'a pas sorti de la pauvreté des centaines de millions d'hommes ni réduit les disparités entre les Etats. Le développement inégal demeure un problème majeur d'aujourd'hui. Dans une approche géographique qui aborde le fait social à travers le territoire, Bernard Bret, professeur à l'Université de Paris VIII et à Science Po, en analyse ici les symptômes économiques. Les changements survenus dans les pays du Sud, l'industrialisation de certains d'entre eux et l'émergence de quelques-uns changent la donne mondiale. Mais les liens de dépendance entre les lieux, qui font l'injustice entre les hommes, ne sont pas rompus. C'est pourquoi cet ouvrage étudie également le développement dans sa dimension socio-spatiale, en le pensant comme un processus culturel où s'affirment aussi les droits de l'homme. Sur la collection Les ouvrages de la collection "Histégé" traitent du développement économique mondial de la fin du XIXe siècle à nos jours et de l'évolution des grands ensembles géoéconomiques. Ils constituent, pour les préparationnaires des grandes écoles de commerce, des outils de travail précis (synthèses statistiques, chronologies, analyses problématiques) qui complètent leurs cours et les aident à maîtriser le programme. Les étudiants en sciences économiques, géographie et histoire y trouveront une précieuse source d'information.
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.