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Dialogisme : langue, discours
Bres Jacques ; Nowakowska Aleksandra ; Sarale Jean
PETER LANG AG
47,45 €
Épuisé
EAN :9789052018522
Comment le discours d'autrui pénètre-t-il mon propre discours ? Comment se marque cette altérité ? Quels outils la langue fournit-elle par lesquels se signifie la pluralité énonciative ? Cet ouvrage apporte des réponses à ces questions en faisant travailler une notion héritée du philosophe du langage russe Mikhaïl Bakhtine (1895-1975) : le dialogisme, que l'on définira comme l'orientation, constitutive de sa production comme de son interprétation, de tout discours vers d'autres discours. Cette orientation dialogique se manifeste sous forme d'échos, de résonances, d'harmoniques, qui font signe vers d'autres discours ; sous forme de voix introduisant de l'autre dans l'un, que l'on étudie à partir des marques linguistiques qu'elles laissent en surface. Les analyses retenues dans ce travail collectif font travailler la notion de dialogisme à l'articulation de la langue et du discours, à partir de l'hypothèse suivante : si la production du discours est constitutivement orientée vers d'autres discours, alors cette dynamique doit affecter certains outils de la langue elle-même. Ainsi se voient questionnés différents lieux de la grammaire de la langue et du texte : la dislocation, la locution adverbiale un peu, le connecteur non que, l'interrogation en est-ce que, le déterminant démonstratif, les temps verbaux de l'indicatif, la structuration du texte en paragraphes, le titre de presse.
Résumé : Bien que largement incroyante, agnostique ou athée, notre culture occidentale semble avoir conservé de la tradition judéo-chrétienne les idéaux humanistes de justice et de charité qu'elle cultive sans aucune référence à la métaphysique. Il semble toutefois que l'originalité de cette tradition réside dans une certaine manière de traiter le péché en vue du salut ou de la rédemption. Or, pour des raisons à la fois psychologiques et morales, cette perspective nous est devenue étrangère. Nous lui devons pourtant, outre d'innombrables ?uvres d'art, certaines des formes essentielles de notre éthique : individualisme, sens de la responsabilité individuelle. L'hypothèse ici présentée est qu'elle pourrait se maintenir dans un registre spécifique, apparenté à l'esthétique. Dans la religion du XXIe siècle, le système péché-Rédemption pourrait avoir une existence purement théâtrale. De manière directe ou indirecte, positive ou négative, l'évolution de notre culture vers une religion de ce type est marquée par un certain nombre d'auteurs, parmi lesquels sont particulièrement étudiés : Kant, Freud, Bergson, le pape Jean-Paul II et les phénoménologues français contemporains.
Le fondateur de la psychosynthèse, Roberto Assagioli, l'a définie comme une conception intégrale et dynamique de l'être humain. Ainsi, comme théorie de la personnalité, vise-t-elle à montrer que toutes les dimensions de celle-ci s'organisent autour d'un centre et constituent une unité. Approche globale de la personne, la psychosynthèse est une thérapeutique en même temps qu'une voie dynamique de structuration et de développement de la personnalité. Elle permet de retrouver un sens à sa vie et stimule la volonté, source d'énergie et d'équilibre.
Comment arriver à l'oral de physique d'un grand concours avec les meilleures chances de succès ? Les auteurs ont sélectionné une cinquantaine de problèmes qui sont répartis équitablement sur les grands thèmes du programme (mécanique, électromagnétisme, ondes, thermodynamique...) et qui présentent à la fois une originalité et un intérêt pédagogique. L'objectif de ce livre est de démystifier le déroulement de l'épreuve et d'apprendre à tirer parti de ses connaissances face à un problème inattendu, Les solutions proposées sont toujours accompagnées de schémas explicatifs comparables à ceux que l'on attend du candidat pendant l'oral.
Directeur de cabinet du Premier ministre Georges Pompidou, Commissaire au plan, plusieurs fois ministre, mais aussi directeur général du marché intérieur à Bruxelles à trente-trois ans et premier président français de la Commission européenne, François-Xavier Ortoli (1925-2007) représente une personnalité profondément originale au sein des élites politiques françaises de la deuxième moitié du XXe siècle. Après avoir combattu les Japonais en Indochine - son pays de jeunesse - en 1944 et 1945, il promeut l'ouverture internationale et la modernisation de l'économie française comme jeune fonctionnaire au ministère des Finances, puis à la Commission européenne entre 1958 et 1961. La France, l'Europe, le monde sont dès lors au coeur de ses préoccupations et de son action, tant auprès de Georges Pompidou jusqu'en 1972, qu'à la Commission européenne jusqu'en 1984, ou à travers des canaux institutionnels multiples par la suite. C'est Ortoli lui-même qui parle dans le présent ouvrage où transparaît son goût pour l'analyse prospective. Les textes ici réunis rendent compte de la dimension spécifiquement européenne de sa pensée. Prises de position publiques, notes de réflexion ou de travail mais aussi correspondances révèlent le fonctionnement interne de la Commission ou mettent en avant des initiatives longtemps ignorées d'Ortoli comme Commissaire européen.
Van Raemdonck Dan ; Detaille Marie ; Meinertzhagen
Ceci n'est pas une grammaire. Quoique. N'est-il pas présomptueux de vouloir rajouter une grammaire à la grammaire ? Cependant, les enseignants que nous rencontrons depuis plusieurs années maintenant ressentent et pensent la grammaire comme arbitraire et dogmatique, peu systémique. Leur attitude révèle une certaine insécurité face à la matière à enseigner. D'où la démarche entreprise de rédiger un référentiel grammatical à leur usage. Plutôt qu'une parole dogmatique, nous proposons un chemin progressif d'acquisition, comme en spirale. L'appropriabilité du discours grammatical dépend, selon nous, de la réinstauration du sens. En effet, si le savoir a du sens pour l'apprenant, si le système présenté est organisé de manière cohérente et ne se réduit pas à une classification ou à un étiquetage décalés de l'usage et de la construction/interprétation de la signification, la grammaire, qui n'est dès lors plus orthocentrée, apparaitra plus en phase avec la langue telle que l'exploitent les divers usagers. Elle ne sera plus vue comme un discours abstrait et inappropriable car inadapté. Dans cette perspective, nous avons interrogé le savoir à transmettre, révisé le discours sur la langue afin de nous assurer de sa justesse – celui-ci ayant trop souvent été constitué en savoir presque en soi –, de sa cohérence et de son appropriabilité, et proposé une " linguistique applicable ".
Cet ouvrage part du postulat que le degré d'effervescence mémorielle est proportionnel au degré de violence subie dans le passé ou de silence imposé et perçu comme une injustice non réparée. Les mobilisations mémorielles autour d'un devoir de mémoire prennent souvent la forme violente de "guerres de mémoire" . Leur violence symbolique (ou autre) est en corrélation avec la violence des conflits passés : violence résultant de la conquête de territoires, violence politique des régimes dictatoriaux, violence des vainqueurs envers les vaincus, violence des empires à l'égard de leurs sujets, violence de guerres civiles et de luttes de libération nationale... Querelleuses, les mémoires de conflits alimentent des tensions politiques, susceptibles de déclencher de nouveaux conflits. Comment ces revendications à caractère purement mémoriel deviennent-elles un enjeu de lutte sociale et politique ? Quelle est l'attitude de l'Etat face aux visions alternatives, non officielles du passé ? Ces dernières parviennent-elles toujours à modifier le paradigme du grand récit national ? A quelles conditions peut-on arriver à un apaisement mémoriel durable ? Quelles sont les stratégies pour le rapprochement entre deux nations, autrefois belligérantes, ou pour la recherche d'une cohésion au sein d'une société divisée ? Un devoir de mémoire ne devrait-il pas s'accompagner d'un devoir de vérité pour toutes les parties impliquées dans le conflit ? C'est à ces questions, d'ordre d'abord éthique, que tentent de répondre les auteurs de cet ouvrage.