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Lempicka
Bréon Emmanuel
FLAMMARION
36,00 €
Épuisé
EAN :9782080116093
Etrange personnage que Tamara de Lempicka. Peintre le jour, femme fatale la nuit tombante, la sulfureuse polonaise, véritable icône de l'entre-deux guerres, avait tout pour symboliser son époque. A Paris, elle est l'étudiante d'André Lhote, qui exerça sur elle une influence déterminante au même titre que les maîtres italiens de la Renaissance. Tamara de Lempicka voulait "qu'au milieu de cent autres, on remarque une de ses ?uvres au premier coup d'?il". Elle a atteint son but en, développant un style sculptural unique. Ses études de nus et portraits équivoques la rendent célèbre à Paris, où la sensualité et l'érotisme de ses peintures lui valent le surnom d""Ingres perverse ". Elle devient le peintre mondain par excellence des années folles avant de partir à la veille de la guerre, aux Etats-Unis à la conquête d'Hollywood. Le mythe de Tamara de Lempicka -qui fut tout à la fois artiste, femme et légende -transparaît dans cet ouvrage publié" à l'occasion de la première exposition consacrée à l'artiste en France.
Résumé : Argumentaire : Ce livre rappelle un moment artistique rare, celui où l'Art Déco français a séduit la Chine sous le gouvernement national de Sun Yat-Sen au début des années 1920. A l'Exposition des Arts décoratifs de Paris en 1925, le pavillon chinois retient l'attention tandis que son architecte Liu Jipiao importe peu après l'Art Déco français dans son pays. L'auteur de cet ouvrage s'attache à présenter les influences réciproques sur la mode, la photographie, le cinéma, l'architecture et les arts décoratifs. Les artistes français, à l'image de Süe et Mare, Jacques-Emile Ruhlmann, René Buthaud ou Gaston Suisse s'initient à l'art des laques ou réinterprètent des motifs de l'art chinois tandis que les artistes chinois empruntent les formes géométriques de l'Art Déco en y introduisant leurs idéogrammes. L'auteur : Emmanuel Bréon est le chef du Département des peintures de la Cité de l'Architecture et du Patrimoine. Il a été le créateur du musée des années 30 à Boulogne-Billancourt, qu'il dirigea de 1983 à 2008. Il a consacré plusieurs expositions et de nombreux livres à l'Art Déco.
Des centaines de peintures et de sculptures, du mobilier, des milliers de dessins ou d'estampes : le musée des Années 30 dévoile ses richesses. Une banquette de René Herbst, une commode de Jules Leleu, une chaise longue de Jean Prouvé, un projet de salon par Jacques-Émile Ruhlmann, une table de bridge par Eugène Printz, une maquette du paquebot Normandie, des sculptures de Jacques Lipchitz, Paul Landowski, Robert Wlérick, Paul Belmondo, Chana Orloff, Jan et Joël Martel, des peintures et des dessins de Bernard Boutet de Monvel, Tamara de Lempicka, Georges Lepape, Georges Sabbagh, Alfred Courmes, Alexandre Iacovleff : nous voici au c?ur des années trente, inquiètes, singulières et toujours modernes.
Boulogne-Billancourt regorge de beaux exemples publics ou privés d'architectures et de grands ensembles Art déco : hôtel de ville, poste centrale, collèges et écoles élémentaires, cinémas, banques, petits et grands magasins, boutiques, hôtels particuliers et ateliers d'artistes, immeubles de rap- port et habitations à loyers modérés. Tous les grands noms de l'architecture de l'époque ont répondu présents : Mallet-Stevens, Perret, Pontremoli, Patout, Fischer, Hillard, Faure-Dujarric, Prouvé, Lurçat, Courrèges, Debat- Ponsan, Hummel, Giroud ou bien encore Le Corbusier. L'hôtel de ville de Tony Garnier, voulu par le maire André Morizet, édile sen- sible à la beauté de l'architecture, est un chef-d'oeuvre absolu qui mérite, à lui seul, le déplacement vers Boulogne- Billancourt. Il est un témoignage de cet équilibre réussi entre fonctionnalisme et décor, symbole d'une ville chic et populaire à la fois. Après d'autres ouvrages érudits, Boulogne-Billancourt méritait une syn- thèse heureuse d'un Art déco présent à chaque coin de rue. C'est à sa découverte que nous convie donc ce livre dans une tentative d'inventaire d'un sujet trop riche pour être épuisé.
Avec l'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925, l'Art déco séduit le monde. De New York à Paris, la presse célèbre cet événement qui impose durablement ce style universel. Traversant l'Atlantique à bord de fastueux paquebots tels Ile-de-France et Normandie, des grands décorateurs français comme Jacques-Emile Ruhlmann, Jules Leleu, André Mare, Jean Dunand et Pierre Chareau exposent dans les grands magasins, de New York à Philadelphie. Du Mexique au Canada, cet engouement est porté par des architectes nord-américains formés à l'Ecole nationale des beaux-arts de Paris dès le début du xxe siècle, puis à l'Art Training Center de Meudon et à la Fontainebleau School of Fine Arts, deux écoles d'art fondées au lendemain d'une Première Guerre mondiale qui a renforcé les liens entre les deux continents. L'Amérique de Raymond Hood et de Wallace K. Harrison, auteurs du Rockefeller Center, adopte les architectes et artistes français Léon Arnal, Edgar Brandt, Jacques Carlu, Paul Cret, Alfred Janniot... Les recherches inédites de cet ouvrage dévoilent une émulation réciproque qui s'illustre aussi bien dans l'architecture et l'ornementation des gratte-ciel que dans le cinéma, la mode, la presse, le sport et l'art de vivre. Le nouveau style est porté par des figures telles que Paul Iribe et Cecil B. DeMille, Jean Patou et Paul Poiret, Lindbergh, Costes et Bellonte, Joséphine Baker ou Johnny Weissmuller. Trente-sept textes et 350 illustrations permettent de découvrir les liens uniques qui unissent la France et l'Amérique, depuis la statue de la Liberté de Bartholdi jusqu'au Streamline qui succède à l'Art déco. Ce nouveau design aux lignes fluides et galbées surgit dans les années 1930 et sera la vedette de la New York World Fair de 1939, qui a pour thème "The World of Tomorrow" .