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LE DECONSOLE
BRENON ANNE
LA LOUVE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782916488844
Guilhem Rafart, de la Montagne Noire, que l'Inquisition aurait voulu faire taire à jamais, a pourtant traversé le temps. Anne Brenon s'est attachée à lui et l'a suivi dans presque tous les pas de son existence car il est de ces humbles dont on connaît la vie aussi bien, voire mieux, que celle de certains rois. Ce livre est un roman vrai, ou plutôt un "docu-fiction" sur papier. Tout est basé sur les sources et les témoignages des protagonistes. Mais que l'on ne s'y trompe pas : il ne s'agit pas pour autant d'un essai historique, car ici la belle écriture nous autorise à voir les visages, les couleurs, les lieux ; à sentir les odeurs ; à éprouver la peur ou la joie ; on frôle ce qu'était la vie du petit peuple du Midi, entre la fin du XIIIe et le début du XIVe siècle, ce peuple qui poursuivait obstinément son idéal chrétien, tout en fuyant le Malheur, comme il appelait alors l'Inquisition. L'émotion est là, à chaque page, parce que c'est une histoire humaine, et une histoire vraie.
Réédité une vingtaine de fois depuis sa première parution, cet ouvrage est la référence absolue pour l'histoire du catharisme : bien que très documenté et ne laissant rien dans l'ombre, il est aisément abordable par tous publics. Cette "conjugaison" rare explique évidemment que son succès perdure avec le temps.
Tant de mots se pressent pour dire le catharisme... Ce sont de préférence les mots hérétiques qu'on a choisi de faire parler ici, dans leur vigoureuse sonorité, latine ou occitane. Des mots savants et des mots familiers, des réflexions théologiques, des bribes de prière, des aveux devant l'Inquisition. Ils ouvrent l'accès à une forme de logique chrétienne qui au Moyen Age fut mise au ban de la chrétienté, mais qui peut surprendre aujourd'hui, par sa charge de pensée aussi intelligible que toute autre, d'espérance religieuse pas plus absurde qu'aucune autre. Quelques expressions des actuels débats scientifiques ont aussi été requises, pour rendre ses distances et ses doutes à l'Histoire. Requis également les multiples noms, ceux qui, émanant de l'autorité, inventent les proscrits, ceux dont eux-mêmes se reconnaissent. Tant de cathares ne surent jamais qu'ils étaient des cathares...
Résumé : Ce serait un roman dont tous les héros auraient existé, un roman dont tous les événements ou presque seraient attestés, un roman qui rendrait à ses personnages les paroles qu'ils ont effectivement dites, aux bons hommes cathares les prédications qu'ils ont réellement prononcées et les gestes précis de leur rituel chrétien, aux inquisiteurs la lettre de leurs interrogatoires et de leurs sentences et l'acharnement impitoyable de leurs condamnations. Par son écriture lumineuse et riche, où l'émotion surgit à chaque phrase, Anne Brenon nous emmène à l'aube du XIVe siècle sur les traces de Guillelme Maury, de Montaillou, pour nous faire partager une très belle histoire d'amour et de foi, une histoire qui est extraordinaire parce qu'elle est vraie. Très jeune, Guillelme Maury accomplit ce qui, à cette époque, était presque impensable pour une femme : au nom de ses choix amoureux et religieux, elle quitte un mari brutal et s'engage tout entière, à contre-courant, sur le chemin de sa liberté, jusqu'à y consumer sa vie. Dans ce triste hiver du catharisme, on accompagne avec angoisse, et en même temps avec une infinie tendresse, le parcours exemplaire et juste d'une jeune femme si éloignée de nous en apparence, et pourtant si proche.
Démonisés, persécutés, anéantis, les cathares n'ont pas pour autant disparu de la mémoire des hommes. Par-delà les brumes de légende qui masquent leur figure, les « Bons Hommes » et les « Bonnes Femmes » ont laissé des traces écrites de leur passage et de leur message. Anne Brenon, l'une des plus grandes spécialistes mondiales de cette foi mal connue, nous fait entrer dans leur intimité. Loin de l'image d'une communauté recluse aux doctrines occultes, elle nous fait découvrir des individus pieux et charitables, engagés dans la vie de la cité. Face à « l'Église qui possède et qui écorche », ils affirment incarner « l'Église qui fuit et qui pardonne », la seule qui soit fidèle à l'héritage des apôtres. Si le catharisme organisé a péri sur les bûchers quoiqu'il ait survécut un peu plus longtemps qu'on ne croit), son esprit peut encore inspirer tous ceux qui, contre les puissances de ce monde, prennent le parti des âmes en souffrance.Notes Biographiques : Archiviste paléographe et conservateur du patrimoine de France, Anne Brenon est l'auteur des Cathares, pauvres duChrist ou apôtres de Satan ? (Découvertes-Gallimard) et des Cathares (Albin Michel).
Le nez de Cléopâtre : s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé. " Cette "pensée" de Pascal, bien connue, sert à étayer la thèse selon laquelle les faits historiques dériveraient de causes fortuites et aléatoires : si Cléopâtre n'avait pas été aussi belle, Antoine aurait gardé sa clairvoyance, aurait vaincu à Actium (31 avant J.-C.), et " la face de la terre aurait changé ". Semblable conception de l'histoire, pourtant, n'est pas unanimement partagée : certains pensent, en effet, que l'issue de la bataille d'Actium, ou de n'importe quel affrontement majeur, n'a pas dépendu du comportement privé d'un homme, mais bien de lois supérieures qui règlent le déroulement des choses et où les humains n'entrent pour rien. Ces deux conceptions de l'histoire s'affrontent depuis la Renaissance, dans un débat retracé ici, qui tourne autour des mêmes questions essentielles : l'histoire est-elle le domaine du contingent et de l'irrationnel, ou le lieu du sens ? Les événements du passé devaient-ils arriver ou sont-ils advenus par hasard ? Faut-il en chercher les causes dans des principes indépendants de l'action des hommes et de leur libre-arbitre ? Le futur, voire la fin de l'histoire, sont-ils écrits ? L'humanité a-t-elle un Destin ? Historien lui-même (Port-Royal), Sainte-Beuve est maintes fois revenu sur ces questions : on ne pouvait donc trouver, dans ce parcours, meilleur guide que lui. Enfin, Michel Brix nous invite également à un surprenant voyage dans la littérature - non seulement française, mais aussi européenne.
Réédité une vingtaine de fois depuis sa première parution, cet ouvrage est la référence absolue pour l'histoire du catharisme : bien que très documenté et ne laissant rien dans l'ombre, il est aisément abordable par tous publics. Cette "conjugaison" rare explique évidemment que son succès perdure avec le temps.