Que s'est-il passé depuis vingt ans sur ce que l'on a pu considérer longtemps comme le " continent de l'ingénierie de la formation ", disposant un temps de sa cohérence propre, de définitions en voie de stabilisation, d'un corpus théorique évolutif, d'auteurs de référence, d'activités codifiées, de formations universitaires formant aux fonctions de ce champ d'activité reconnu? Plusieurs auteurs dès la fin des années 90, notamment lors du colloque de Dijon en 1997, constatent son éclatement. Sur quoi reposerait cette position, quels seraient alors les facteurs enclenchant des forces centrifuges, quel processus socio historique mènerait à cet apparent éclatement du champ de l'ingénierie de la formation ? Nous dirigeons-nous au contraire vers de nouvelles recompositions, un nouvel ensemble plus complexe, non plus continent, mais archipel, c'est-à-dire monde composé de plusieurs entités, formant configuration (Elias, 1981), faisant système? Pour tenter de répondre à toutes ces questions, des sociologues, juristes, historiens, politistes, chercheurs en sciences de l'éducation, spécialistes et institutionnels de la formation professionnelle se sont rencontrés lors du colloque " l'archipel de l'ingénierie de la formation " des 22 et 23 janvier 2009 à l'université Rennes 2. Deux phénomènes majeurs ont accéléré la transformation de ce champ ces dix dernières années: la montée en puissance de la régionalisation de la formation professionnelle et l'institutionnalisation récente du couple " individualisation/certification ". La géographie de cet " archipel " se redessinerait sur trois niveaux, un niveau macro, " l'ingénierie des politiques territoriales et sectorielles de formation ", un niveau méso ou " ingénierie des systèmes de formation en entreprise ", et un niveau micro ou " ingénierie des dispositifs de gestion des parcours de professionnalisation ". À chaque niveau ou " île ", ses " îlots ", c'est-à-dire ses ingénieries de formation spécifiques. Cet ouvrage se propose donc d'offrir une relecture du monde de l'ingénierie de la formation, à travers une pensée en archipel que Deleuze (1989) décrit comme l'affirmation d'un " monde en processus aux bords déchiquetés ".
Vous parlez russe ? Peu importe, chantez-le ! Vous savez lire les caractères russes ? Peu importe, le son des mots russes est converti en transcription phonétique. Vous comprenez le russe ? Peu importe, une traduction française est intégrée. Vous connaissez les mélodies et les accords sur votre guitare ? Peu importe, ils sont indiqués pour chaque chanson. Voici donc un recueil de 30 chansons traditionnelles russes, TOUT COMPRIS ! Avec, en plus, le charme envoûtant de l'une des plus belles musiques du monde.
Vous avez déjà fait quelques incursions dans la taïga qu'est la langue russe. Vous savez lire les caractères cyrilliques. Dans cette envoûtante taïga, vous avez croisé des déclinaisons, des conjugaisons, et vous avez même entrevu que les verbes ont deux aspects. Pourtant, certains vocables et tournures tout à fait usuels vous restent... sur le bout de la langue. Bref! Vous sentez que vos connaissances en russe présentent quelques zones d'ombre, qu'il vous manque quelques morceaux du puzzle, et qu'une consolidation générale ne serait pas inutile. Le présent ouvrage (russe-français), inspiré du Vocabulaire Junior français-allemand établi par Laura Démarche chez le même éditeur, vous permet de revoir ou d'acquérir plus de 3 000 mots et expressions de toute nature, classés par thèmes. Chaque chapitre vous présente d'abord ces matériaux bruts que sont les mots, et évoque leurs sens figurés. Pour que ces mots se mettent à vivre, et vous permettent d'échanger avec les autres, chaque chapitre les fait en outre s'animer dans des phrases, et vous invite ensuite à... "jouer sur les mots": devinettes, recherche de contraires, traductions "à trous", mots croisés... Bonne promenade dans la taïga!
Facile!Tout le mo nde connaît. Mais savez-vous dire en chinois: "Parle-moi à coeur ouvert" ou encore "Ça ? prend trop la tête"? Pas vraiment? En tout cas, vous sentez qu'une traduction littérale n'est pas forcément possible. Le Chinois en un clin d'oeil vous présente les équivalents français et chinois de plus de 600 pressions courantes mentionnant une partie du corps humain, pour apprendre, revoir et maîtriser le chinois en un clin d'oeil.De même que figure sous l'expression chinoise sa transcription en pinyin, l'expression française correspondante est accompagnée de sa transcription phonétique API. De la sorte, apprenants de langue française, et apprenants de la langue chinoise y trouveront pareillement leur compte. Alors, si le coeur vous en dit, bon (et pacifique) "corps à corps" franco-chinois.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.