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D'exil en exil
Breitman Michel
DENOEL
8,20 €
Épuisé
EAN :9782207202876
Adeline et Corentin s'aiment, comme seuls savent aimer les enfants. Ils vivent dans cet état de grâce, dans cet autre monde, cette île perdue et misérable au bout des océans où rien ne vient les troubler. Survivants d'une race exilée, abandonnée, maudite, ils se recréent, malgré leur profond dénuement, un nouveau royaume de joie. Survient la grande catastrophe qui va les ramener à la civilisation et aux réalités. Dès lors tout s'effriterait, se diluerait, pour n'être plus qu'un souvenir heureux si Corentin n'opposait aux événements une volonté aveugle, ridicule parfois, et curieusement efficace dans son absurdité. Par delà cette quête d'amour à laquelle il se livre, ces aventures désespérantes ou cocasses, il pense trouver sa vérité. Mais peut-on à la fois être heureux et accomplir son destin ? Un jour Corentin devra choisir...
Résumé : Un dragon qui terrorise un village de montagnards, un grand chef d'orchestre aux prises avec un groupe terroriste, et une étrange peste qui décime des automobiles... Dans ces vingt-quatre nouvelles, Dino Buzzati, qui a toujours aimé nous surprendre, mêle avec son habituelle finesse l'étrange au quotidien, l'humour à l'angoisse, le merveilleux au réalisme. Il nous offre ici une peinture délicieusement acerbe de la nature humaine, avec la subtile causticité dont il a le secret. " Les vingt-quatre nouvelles contenues dans cet ultime volume de racconti peuvent être tenues pour modèle, pour exemple exhaustif des rêveries, des spéculations, des obsessions, mais aussi des chimères qui hantèrent, sa vie durant, l'auteur du Désert des Tartares et donnent un ton si particulier à son oeuvre. " Michel Breitman
Buzzati Dino ; Breitman Michel ; Panafieu Yves ; R
Un jour viendra où l'oeuvre de Buzzati se révèlera comme un tableau génial des temps modernes et la révolte nécessaire y puisera une neuve énergie". Max-Pol Fouchet "Les héros de Buzzati portent tous en eux cette blessure existentielle, ces relents d'angoisse, de forfaiture, de convoitises et de fureur que nous connaissons tous sans toujours les admettre et sans lesquels, peut-être, nous ne trouverions aucun goût à la vie. Et c'est ce qui en fait la tragique grandeur. A leur image, Buzzati lui-même, qui affichait face au monde une pose hiératique et ne se livrait que dans ses écrits, n'était ni un foudre de guerre, ni un don Juan ni même un brillant personnage. Rien qu'un grand écrivain, à l'écoute des angoisses et des faiblesses humaines et se préparant patiemment, méthodiquement, au fil des ans et des innombrables textes uniquement destinés à narguer la camarde, à l'ultime rencontre, à cet instant de vérité où l'homme se retrouve seul, et nu, face à son pauvre destin. Et ce jour-là (très exactement le 28 janvier 1972) Dino Buzzati, enfin parvenu devant les immenses portes de bronze, sut que son combat n'avait pas été vain et que, comme dans "Les murs d'Anagoor", ces portes allaient finir par s'ouvrir toutes grandes devant lui. Prométhée enfin délivré, couronné, mais pas celui de Kafka dont le supplice était devenu sans raison, plutôt celui de Shelley (que son ami et mentor Brambilla lui avait appris à aimer) qui voulait espérer jusqu'à ce que l'espoir crée son propre désastre ce à quoi il aspire". Michel Breitman, extrait de la préface.
En 1963, plus de vingt ans après la parution de son chef-d?oeuvre Le Désert des Tartares, paraît ce qui restera comme le dernier roman, probablement autobiographique, de Dino Buzzati: Un amour, ou le récit de l?intrusion de la passion, c?est-à-dire du désordre, dans la vie d?un honorable architecte milanais d?une cinquantaine d?années. Le jour où Laïde, jeune prostituée, danseuse et fieffée menteuse, entre dans la vie d?Antonio Dorigo, commence pour lui une descente en enfer, au cours de laquelle il nous est livré à nu, comme il s?offre aux coups de son bourreau: pitoyable et tragique, criant, pleurant et s?agitant, possédé d?une folie où il se vautre avec désespoir et délices.Pour dire la souffrance de Dorigo et son amour insensé pour Laïde, Buzzati invente une nouvelle écriture, un style à l?opposé de celui de ses oeuvres précédentes et d?une étonnante modernité, jetant à l?état brut les pensées délirantes de son héros: abandon de la ponctuation, redites, tâtonnements, le rythme se fait haletant pour dire le désir et la folie du désir, l?urgence de se délivrer soi-même.Il n?est question que d?absolu dans Un amour, et la violence de l?obsession, la marche pourtant auto-destructrice de Dorigo prennent de façon inattendue la mort en contre-pied, apportant du sens à une vie conventionnelle, bourgeoise, et incarnant, finalement, une incroyable force de vie.
Résumé : En 1963, plus de vingt ans après la parution de son chef-d'oeuvre Le Désert des Tartares, paraît ce qui restera comme le dernier roman, probablement autobiographique, de Dino Buzzati : Un amour, ou le récit de l'intrusion de la passion, c'est-à-dire du désordre, dans la vie d'un honorable architecte milanais d'une cinquantaine d'années. Le jour où Laïde, jeune prostituée, danseuse et fieffée menteuse, entre dans la vie d'Antonio Dorigo, commence pour lui une descente en enfer. Comme il s'offre aux coups de son bourreau, il nous est livré à nu : pitoyable et tragique, criant, pleurant, s'agitant, possédé d'une folie dans laquelle il se vautre avec désespoir et délices.
Résumé : Dans sa bourgade du Kentucky, où il vit une enfance difficile entre un père inexistant et une mère brutale, Harry Monroe rêve d'Hollywood. Depuis qu'il a vu le Nosferatu de Murnau, il n'a plus qu'une idée : travailler dans le cinéma. Il débarque à Los Angeles en 1929 dans l'espoir de devenir scénariste. La chance finit par lui sourire. Il est engagé à la MGM comme troisième assistant sur le tournage du prochain film du grand réalisateur Tod Browning : Freaks - La Monstrueuse Parade. Il comprend vite à quoi il doit cette opportunité : les postulants habituels, rebutés par la présence d'authentiques phénomènes de foire, ont tous refusé le job. Entre les caprices des Freaks, les humeurs d'Olga Baclanova, la star féminine, soumise à l'influence de Frank, son imprésario louche, les manoeuvres douteuses de Jack, le premier assistant, et les extravagances alcoolisées de Tod Browning, l'atmosphère du studio devient vite irrespirable. Ce film maudit semble rendre fous ses acteurs et ses créateurs. Sans parler du "spectre" qui hante le plateau, dont Harry s'imagine qu'il pourrait être celui de sa mère haïe. En charge des Freaks, il contient tant bien que mal les débordements de ses protégés. Certains, comme les soeurs siamoises, les pinheads Pip & Zip, Prince Randian l'homme-tronc, le cul-de-jatte Johnny Heck, les nains Harry et Daisy, lui témoignent une véritable affection. Il est vrai qu'avec sa main gauche atrophiée, il est un peu l'un des leurs...
Résumé : Rien de tel qu'un parfait inconnu pour se révéler à soi-même. Lorsque Tina Hopgood écrit une lettre depuis sa ferme anglaise à un homme qu'elle n'a jamais rencontré, elle ne s'attend pas à recevoir de réponse. Et quand Anders Larsen, conservateur solitaire d'un musée de Copenhague, lui renvoie une missive, il n'ose pas espérer poursuivre les échanges. Ils ne le savent pas encore, mais ils sont tous deux en quête de quelque chose. Anders a perdu sa femme, ses espoirs et ses rêves d'avenir. Tina se sent coincée dans son mariage. Leur correspondance s'épanouit au fur et à mesure qu'ils s'apprivoisent au travers de leurs histoires personnelles : des joies, des angoisses, toutes sortes de découvertes. Quand les lettres de Tina cessent soudainement, Anders est plongé dans le désespoir. Leur amitié inattendue peut-elle survivre ? Un premier roman plein de grâce et de fantaisie.
Résumé : Au plus froid de l'hiver, Vassia adore par-dessus tout écouter, avec ses frères et sa soeur, les contes de Dounia, la vieille servante. Et plus particulièrement celui de Gel, ou Morozko, le démon aux yeux bleus, le roi de l'hiver. Mais, pour Vassia, ces histoires sont bien plus que cela. En effet, elle est la seule de la fratrie à voir les esprits protecteurs de la maison, à entendre l'appel insistant des sombres forces nichées au plus profond de la forêt. Ce qui n'est pas du goût de la nouvelle femme de son père, dévote acharnée, bien décidée à éradiquer de son foyer les superstitions ancestrales. Inspiré de contes russes, L'Ours et le Rossignol a su en garder toute la poésie et la sombre cruauté.