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Mots et pas perdus. Images du Palais
Bredin Jean-Denis
PLON
27,00 €
Épuisé
EAN :9782259182119
Jean-Denis Bredin, qui tout jeune assista au procès du maréchal Pétain, a prêté serment d'avocat en février 1950 et fait son apprentissage chez les plus grands maîtres. "Ce qu'était alors la parole de ces maîtres, on a peine aujourd'hui à l'imaginer." Alors, il nous donne à l'entendre. Défilent à la barre le tonnant Moro-Giafferi, le subtil Maurice Garçon, Jacques Isorni courageux jusqu'à l'inconscience, Tixier-Vignancour prodige d'insolence, l'indémontable bâtonnier Chresteil, tous ces monuments d'un métier désormais disparu. Et voici encore, en croquis et saynètes mi-Daumier mi-Courteline, ce qu'il fallait savoir sur la manière de recevoir l'honoraire sans le demander, sur la façon de présenter ses respects au chef de juridiction, de ménager les horaires du président parfois pressé - "je vais plaider trois heures en dix minutes", le rassurait Edgar Faure -, de respecter le sommeil des magistrats quand l'audience se déroule en début d'après-midi... Et encore, où allaient certains avocats, l'air affairé, quand ils quittaient le Palais ? pas forcément à leur cabinet, car la profession a aussi ses plaisirs. Enfin, Jean-Denis Bredin remet en scène quelques affaires étranges, burlesques, dont la parole de l'avocat s'empare pour les transformer en réalité humaine plaidable. En égrenant ainsi rencontres, choses vues, scènes de genre, Jean-Denis Bredin a écrit le plus convaincant des plaidoyers pour la vraie profession d'avocat et pour la véritable justice, celles où la parole vivante concourt à la manifestation de la vérité.
Quatrième de couverture «Il eût aimé être Dieu. Il eût fait le monde autrement. L'homme n'eût pas été si malheureux, ni si bête. La vie n'eût pas été si courte. S'il avait été Dieu, personne n'eût souffert, personne n'eût vieilli, surtout personne n'eût embêté personne. Dieu n'aurait toléré ni religion, ni patrie, ni famille, ni prison, chacun eût été seul, et libre. Par surcroît, Charles eût été un Dieu modeste, un parfait serviteur, discret, effacé, et qui n'aurait cessé de se faire pardonner la place où le destin l'avait installé.»
Résumé : Trois mois de la vie d'un enfant, d'un enfant sage. "Tiens-toi droit." Julien se redresse, cambre les reins, baisse la tête. "Ne te vautre pas." Il s'assied au bord du fauteuil. "Va travailler." Il y court. S'il parle, il surveille sa voix, il prépare ou il rectifie ses mots. S'il marche, il se regarde marcher. Comment parler, marcher, vivre sans déranger ? Trois mois d'une vie... ou de deux vies. Son père, sa mère éloignés au point qu'ils semblent ne s'être jamais rencontrés, deux maisons qui s'ignorent, deux lits, sans vrai repos, deux gâteaux d'anniversaire pour fêter les douze ans, deux mondes qui n'ont en commun qu'un passé enfoui, interdit, Julien est l'enfant du partage. Il va de son père à sa mère, de sa mère à son père, il sourit, il approuve, il veille sur l'un, il veille sur l'autre, il les garde, il ment chaque fois qu'il est nécessaire. Et si bascule soudain cet équilibre, fièvreusement défendu, si le drame les secoue tous les trois, que peut encore un enfant sage ? Courir dans la nuit en braillant ses poèmes ? Partir, au bout du monde, là-bas, où peut-être il sera libre de rire, et de vivre ? Danser sous les étoiles ? Boire la mer ?
Résumé : Ce ne sont que quelques tableaux d'une fin de siècle, accrochés au mur de l'étrangeté humaine, et qui figurent quelques-unes des bizarreries, des obsessions, des folies de notre temps. " Rien ne va plus... " parle de ce sinistre matin où Edouard Duplan, cadre très supérieur, commence, à peine levé, à rater tout ce qu'il entreprend, accumule les mauvais sorts et connaît la honte d'arriver au bureau en retard. Jules Boulon, qui erre " de mémoire en mémoire ", ne vit plus que grâce à la foule de ses post-it partout étalés, qui lui disent ce qu'il a fait, ce qu'il doit faire, ce qu'il veut ce qu'il pense et qui il a aimé. C'est sans doute une " nuit maudite ", celle où le professeur Chevillard, venu dormir dans un palace de Genève, entame un infernal combat contre toutes les sources de lumière, poursuivant son impossible rêve, celui d'une nuit noire, parfaite, qui ressemble à la mort. " L'ascenseur " n'est fait que de quatre personnes qui montent ensemble quatre étages - mais que d'obstacles à affronter ! Où poser son regard ? Quel geste faire, ne pas faire ? Cette dame des temps jadis qui vous reconnaît dans un train et, tout émue, vous parle de ce merveilleux dimanche vécu ensemble, à Londres, il y a quarante ans, faut-il la reconnaître ou faire semblant ?... Et si vraiment " rien ne va plus ", ne resterait-il pas à tenter d'imiter un jour Alice et Charlotte, ces deux amies devenues vieilles, qui mourront enfin comblées, tant amoureuses, l'une de son chien adoré, l'autre de son jardin chéri, follement heureuses, " le temps d'un rêve " ? Peut-être eût-il été plus sage d'assembler ces nouvelles sous le titre à peu près synonyme de " Tout va très bien " ? Car tout ne va-t-il pas très bien, même si, pourtant, " il faut que l'on vous dise "... ?
Fils d'un père breton, d'une mère algérienne, Ali-François Caillou, étudiant en droit, a été arrêté dans une manifestation pacifiste, inculpé de violences à agent, incarcéré à la prison de la Santé. La Justice l'a pris par hasard, elle le garde, elle le juge. Nulle perversion dans le fonctionnement de la machine judiciaire, dont ce livre est la scrupuleuse radiographie. Elle va honnêtement son train, selon ses habitudes, avec ses préjugés. Au bout du chemin elle broie l'innocent.
Confrérie de notables, club de pensée, école de réflexion, ersatz laïque de la religion... que n'a-t-on écrit sur la Franc-maçonnerie? En fait, l'originalité de la Franc-maçonnerie tient à sa nature même de société initiatique et à ses méthodes. Elle n'est ni une secte car elle n'a pas de doctrine à imposer aux autres hommes, ni un parti car elle ne cherche pas à conquérir le pouvoir, ni une église car si elle se veut universelle, son prosélytisme est limité et surtout n'exclut aucune croyance. D'Abd El-Kader à Jean Zay, le choix des entrées consacrées à l'histoire, aux mots, à la symbolique mais aussi aux figures emblématiques de la Franc-maçonnerie est significatif de l'écriture de ce DictionnaireAmoureux. Il est tout à la fois didactique et personnel.
Résumé : Lors d'une conférence à la Sorbonne, le 9 avril 2005, ayant pour thème "Qu'est ce que la philosophie ?", Luc Ferry définit celle-ci comme une sotériologie, c'est-à-dire une "doctrine du salut". Il entend par doctrine du salut l'ensemble des réponses proposées aux grandes questions existentielles : quel est le sens de la vie puisque nous sommes mortels ? Comment, "sauver sa peau", non en évitant la mort puisqu'elle est inéluctable, mais en vivant, pour le temps qui nous est donné, de manière satisfaisante ? Et dans ce cas, quelle est cette manière satisfaisante et comment la trouver ? La philosophie est en cela concurrente, voire adversaire des grandes religions, puisqu'elle nous invite à trouver par nous-mêmes la réponse à cette question existentielle au lieu d'accepter l'enseignement d'autorité des religions. Selon Luc Ferry, une philosophie commence à être pleine et entière lorsqu'elle s'éloigne de Dieu. Plus une philosophie est athée, plus elle correspond à la définition de la philosophie. Mais dans ce cas amputée volontairement d'une direction de pensée. La philosophie n'est donc pas seulement une réflexion critique, car la démarche scientifique par exemple requiert aussi ce type de réflexion, la philosophie n'est pas non plus seulement une rhétorique séduisante, mais bien une recherche de la sagesse.
Je n'évoque dans ce Dictionnaire amoureux du Vin que ce que je connais, j'aime et qui me passionne. Il y a de l'autobiographie, des lectures, des souvenirs de cuvage, de cave, de table... Voici cependant l'essentiel : le vin, c'est de la culture. La culture de la vigne, mais aussi de la culture pour l'esprit. C'est cette vertu d'un produit universel de consommation que ce livre a l'ambition de rappeler, dans un temps où le vin n'est pas bien considéré. Peut-être s'étonnera-t-on due je parle souvent avec légèreté et amusement d'un sujet qui humecte notre bouche et notre âme ? C'est ma manière de le prendre au sérieux. J'ai le vin gai. Pourquoi mon encre serait-elle acide, revêche ou épaisse ? Il existe une expression qui traduit bien le rôle social du vin dans notre pays : " vin d'honneur ". Ce Dictionnaire amoureux voudrait être un joyeux vin d'honneur. B.P.
La psychanalyse est l'une des aventures les plus fortes du XXe siècle, un nouveau messianisme, né à Vienne entre 1895 et 1900, et inventé par des Juifs de la Haskala en quête d'une nouvelle terre promise : l'inconscient, la clinique des névroses et de la folie. Pour ce Dictionnaire amoureux, j'ai adopté le style de la leçon de choses afin d'éclairer le lecteur sur la manière dont la psychanalyse s'est nourrie de littérature, de cinéma, de voyages et de mythologies pour devenir une culture universelle. D'Amour à Zurich, en passant par Animaux, Buenos Aires, La Conscience de Zeno, Le Deuxième Sexe, Göttingen, Sherlock Holmes, Hollywood, Jésuites, La Lettre volée, Marilyn Monroe, New York, Paris, Psyché, Léonard de Vinci, etc., on trouvera ici une liste infinie d'expériences et de mots qui permettent de tracer l'histoire et la géographie de cette aventure de l'esprit en permanente métamorphose."