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Introductions à la Grammaire comparée des langues indo-européennes de Franz Bopp
Bréal Michel ; Bergounioux Gabriel
LAMBERT-LUCAS
15,00 €
Épuisé
EAN :9782359353020
Pourquoi lire Franz Bopp (1791-1867), ou plus exactement ce que Michel Bréal (1832-1913) dit de Franz Bopp, respectivement un siècle et demi et un siècle après leur disparition ? Eh bien, pour combler des lacunes de culture générale linguistique (ou de culture linguistique générale). Lacunes non pas ? ou non seulement ? historiques, mais méthodologiques. heuristiques et épistémologiques. couvrant ce qui s'est passé dans les sciences du langage pendant la centaine d'années qui va de la naissance du comparatisme au tournant du XIXe siècle jusqu'à la publication du Cours de linguistique générale de Ferdinand de Saussure par Bally et Sechehave (1916), puis jusqu'aux travaux indo-européens d'Emile Benveniste (v. par exemple Origines de la formation des noms en indo-européen, 1936. Noms d'agent et noms d'action en indo-européen, 1948. Vocabulaire des institutions indo-européennes. 1969). La crise qui règne dans les universités françaises (et plus largement européennes) depuis le passage au régime libéral de finaucement des laboratoires et des projets de recherches fait que les jeunes enseignants-chercheurs n'ont plus le temps de lire ce qu'ils n'ont pas lu en thèse pour compléter leur formation scientifique après avoir trouvé un poste. D'où l'intérêt pour eux de s'initier grâce à Bréal aux bases de la phonétique historique et de la grammaire comparée. Car même si nombre de ces problématiques sont aujourd'hui caduques, elles constituent le socle des études sur lesquelles reposera le savoir d'aujourd'hui et les interrogations de demain. Un avenir est-il possible sans passé ?
Durant ces entretiens qui eurent lieu en Inde, à Bombay, il y eut beaucoup de questions portant sur les concepts de Ramesh Balsekar ainsi que sur les enseignements de Nisargadatta Maharaj, UG Krishnamurti et Ramana Maharshi. Karl Renz ne cessa d'y surprendre et d'y stimuler son auditoire par les nouvelles tournures avec lesquelles il aborda les grands thèmes de la non-dualité. Le chercheur veut dénouer les noeuds psychologiques, pacifier son mental... Or Karl ne nous conforte pas dans cette démarche. Tout au contraire. Par son verbe iconoclaste, sa désinvolture, sa négation de tout concept (neti-neti), son irrévérence... il détruit nos repères et notre questionnement jusqu'au point d'un lâcher prise radical. Bienvenue dans ce grand divertissement ! "Sois ce que tu ne peux pas ne pas être" et "Ce que tu es n'a jamais besoin de prétendre quoi que ce soit, car Cela est déjà ce qui est", nous dit-il. Cette expérience de ce que nous sommes, d'instant en instant, est la méditation. "En étant ce que tu es, automatiquement, c'est le bien-être total". Car notre nature est shanti, la paix. Mais personne ne peut jamais la posséder, car personne ne peut posséder quoi que ce soit. Etes-vous prêt à faire ce voyage qui ne peut être suivi par la pensée ? Cet époustouflant feu d'artifice verbal nous laisse un ressenti d'émerveillement et de liberté. Ne reste alors qu'une sensation rafraîchissante de légèreté et d'insouciance ou l'éclat d'un grand rire.
Renan Ernest ; Bréal Michel ; Meillet Antoine ; Ma
Identité nationale ! " — expression chère au fascisme, entrée fugitivement en 2007 dans le nom d'un ministère de la Ve République et plus récemment reprise par le président de la République dans une interview au magazine L'Express (22.12.2020). Notion qui faute de pouvoir être légitimée si ce n'est par des distinctions attentatoires aux droits de l'Homme parce que racialistes — l'origine, l'ethnie, la couleur de peau, la religion —, fait désormais appel à des critères linguistiques — c'est-à-dire prétendument scientifiques : être français, ce serait d'abord (bien) parler français, et il faudrait (bien) parler français pour être admis à vivre en France. Le moment m'a donc semblé venu de rééditer ces quatre textes : Ernest Renan, "Qu'est-ce qu'une nation ? ", conférence en Sorbonne du 11 mars 1882 ; Michel Bréal, "Le langage et les nationalités", Revue des deux mondes, 1891, p.615-639 ; Antoine Meillet, "Les langues et les nationalités", Scientia, n° 18, 1915, p.192-201 ; Marcel Mauss, "La nation" (1920), L'Année sociologique, IIIe série, 1953-1954, p. 7-68. M.A.
Dans une région montagneuse et tourmentée de l'Afrique Occidentale, où le problème de la subsistance se pose de façon aiguë, une population a frappé depuis longtemps les observateurs par la hardiesse de son architecture, la qualité de son artisanat, la vitalité de ses rites et la beauté de ses manifestations culturelles. Depuis les travaux classiques de Marcel Griaule, les Dogon sont un des hauts lieux de la littérature ethnographique. Geneviève Calame-Griaule, sa fille, en renouvelle l'étude. Civilisation du verbe : le mythe même de la création y atteste le rôle primordial de la parole. Les ancêtres des hommes, êtres proches du poisson, descendus sur la terre avec "l'Arche du monde", reçoivent le miracle de la parole de Nommo, leur compagnon, lui-même fils de l'oeuf fécondé par la "parole" d'Amma. Dans ce monde créé, tout "parle". L'homme cherche son reflet dans tous les miroirs d'un univers à son image, dont chaque brin d'herbe, chaque moucheron, est porteur d'une "parole", d'un symbole. Si la réalité est ainsi comme un livre dont il faut, pour un esprit dogon, interpréter les signes et décoder le message, il est clair que ces "archives de la parole du monde" se sont constituées, au cours des siècles, selon des habitudes et des lois qui dominent la mentalité dogon. D'où une théorie et une mythologie de la parole ; d'où l'inventaire de ses rôles dans la vie amoureuse et religieuse comme dans la solution des conflits sociaux ; d'où sa place enfin parmi les autres moyens d'expression que sont la plastique et la musique. C'est toute la conscience qu'une collectivité a d'elle-même et du monde qui nous est ainsi restituée. Vaste inventaire. Patient déchiffrement. Mais cette analyse exemplaire que fait Geneviève Calame-Griaule des rapports entre le langage et une société particulière revêt alors un sens universel." (Présentation de la première édition, Paris, Gallimard, 1965) Geneviève Calame-Griaule.
On savait que la littérature intéressait Benveniste, qu'il avait été lié au mouvement surréaliste (dont il signe le manifeste La Révolution d'abord et toujours ! en août 1925) ; on savait depuis Henri Meschonnic que par sa pensée de la "subjectivité dans le langage" et du "sémantique sans sémiotique", il rendait possible une poétique. Aussi est-ce sans étonnement qu'on a retrouvé dans ses archives 370 feuillets manuscrits classés dans un dossier sobrement intitulé "Baudelaire", datant pour l'essentiel de 1967.