Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Retour à Miranda
Braudeau Michel
GALLIMARD
21,30 €
Épuisé
EAN :9782070734542
Dans une petite ville de l'Amazonie péruvienne, un vagabond assis devant la boutique d'un coiffeur chinois écrit à longueur de journée sur des cahiers d'écolier. On ne sait rien de lui. Le coiffeur et ses amis ne réussissent à déchiffrer dans ses pages que le nom mystérieux de Miranda. Un jour, deux hommes en gris arrivent de Zurich, embarquent l'homme et ses cahiers dans un avion. A Zurich, dans la clinique psychiatrique du docteur Peters, contrôlée par le géant pharmaceutique Eternité S.A., la jeune infirmière Heidi est chargée d'un nouveau malade « spécial », un anonyme qui a perdu la mémoire, le patient X. Heidi avoue à son amie Susan, la maîtresse du docteur Peters, qu'elle est perplexe: le cas de X est aberrant. Il présente par moments les symptômes de l'Alzheimer et parle sans cesse d'un pays tropical inoubliable, affirmant y avoir connu Heidi. A l'en croire, elle et lui se seraient beaucoup aimés « là-bas ». Susan, qui a reçu l'ordre de ne jamais croiser X, prend peur. Elle est assez informée des activités occultes d'Eternité et se sent menacée par la mémoire à éclipses de X, par l'amour obstiné qu'il veut prouver à Heidi; et, surtout, par le méfiant docteur Peters. Elle transcrit en cachette les papiers du patient X enfermés dans les archives et organise en hâte la fuite de Heidi et de X vers Rio. Avant de mourir accidentellement, elle a le temps de confier son manuscrit à l'amant de Heidi.Ce manuscrit révèle l'existence de Miranda, minuscule république amazonienne, où un an plus tôt le patient X a vécu et aimé une femme. Il s'appelait Ulysse et travaillait comme espion au service d'Eternité qui convoitait les fabuleuses richesses végétales de la forêt ? la médecine de l'avenir. Ulysse devait déséquilibrer subtilement les structures politiques de cet état déjà fragile, le « fragmenter ». Mais Zurich n'avait pas prévu que son « bio-pirate » tomberait amoureux de ce pays extravagant, sensuel et rêveur. Ni qu'ayant démantelé Miranda, Ulysse aurait la force d'en écrire l'histoire, avant que sa propre mémoire ne se fragmente à son tour.Retour à Miranda est un roman d'aventures moderne en même temps qu'une réflexion sur les pièges de la mémoire, la puissance du désir et de l'amour. L'amour, toujours impossible à « prouver » sinon par l'absurde,; mais illusion nécessaire, vitale. Un roman d'anticipation sociale, dans la lignée de L'Interprétation des singes: l'auteur s'est rendu plusieurs fois en Amazonie, à laquelle il consacrera dans Le Monde de cet été 2003 une série de six grands reportages. La bio-piraterie n'est certes pas une chimère, mais un pillage discret, bel et bien réel. Quant à l'amour?
Résumé : C'est à la fin du mois de janvier, à Boxbury, un village du Connecticut, que les parents de John m'ont confié leur fils. Puisque je voyage vers l'Ouest, pourquoi ne ferait-il pas la route avec moi quelque temps ? Il a été une nouvelle fois renvoyé de son collège, il a quinze ans et redouble ses classes. Sa mère Nuschka, mon amie actrice, pense qu'une année sabbatique en Amérique permettra peut-être à John de se découvrir à mes côtés une vocation dans les métiers du cinéma. Je peux m'en séparer s'il me gêne, il n'y a qu'à prévenir ses cousins et le mettre dans un avion pour Los Angeles. J'ai accepté, pour faire plaisir à Nuschka, non pour moi, ni pour John. Je ne sais rien de lui. Nous roulons depuis six mois. Ariane, qui a dormi avec moi jusqu'au printemps, nous a quittés à San Diego. Après j'ai perdu toute notion de la géographie. Je songe de plus en plus à abandonner mon travail. Et surtout j'ignore si je rendrai John un jour.
Résumé : Louis, quarante ans, est peintre. Il peint des forêts et des géants. Il a une femme, Sarah, et une maîtresse, Sibylle, et puis aussi quatre fils. Loin des forêts, le monde perd de plus en plus de son sens. C'est ce qui le bouleverse dans sa banlieue de Malakoff chaque fois qu'il se demande quoi peindre et comment, chaque fois qu'il tente d'y voir clair en lisant les faits divers, les crimes de clochards dans le journal de la Nuit, chaque fois qu'il refait le monde au Petit Coton avec ses amis Maxence et Dany. Toutes les entreprises humaines des plus humbles aux plus prestigieuses sont renvoyées à égalité : le divan de Sibylle, l'?uvre caritative où elle vient donner de son temps entre deux étreintes avec Louis, les leurres des sectes ou les exaltations des itinéraires culturels. Un monde s'écroule à chaque instant en même temps qu'un autre naît. Voici le livre de cette naissance et de cette destruction.
Les faussaires qui "réussissent" sont toujours des gens imaginatifs et de grand talent, parfois sympathiques. J'en ai retenu quelques-uns de fort divertissants. D'autres prêtent beaucoup moins à rire. Car l'empire du faux s'étend à tout, comme le royaume du Diable, et si bien des mensonges ne sont que des plaisanteries ou des escroqueries, ne provoquent que des blessures d'orgueil ou des plaies d'argent, certains font couler le sang. La propagande se nourrit de faux, les utilise pour préparer ou justifier des guerres. Et les pires faux, subtils, évasifs, égarent l'intelligence. Or la bêtise n'est pas un mal bénin.
Résumé : Le papillon Monarque accomplit une des plus extraordinaires migrations du règne animal sur des milliers de kilomètres et en plusieurs générations. Son sanctuaire d'hivernage a longtemps été un des mystères les mieux gardés de la science des insectes. Le crapaud de nos contrées ne se déplace que de quelques mètres, mais c'est une affaire de vie ou de mort. De même le martinet noir, champion du vol plané toutes catégories, le gnou de Tanzanie, galopeur increvable, parcourent des distances énormes pour se nourrir et se perpétuer. La tortue luth, que les hommes massacrent sur les côtes de la Guyane, alors qu'elle possède seule l'enviable recette de ne pas vieillir, navigue sans boussole à travers les océans. Aucune de ces migrations n'est gratuite ni destructrice, Les animaux ne font pas de tourisme. A l'exception de celui consacré à la puce, la plupart des courts chapitres de ce livre ont paru dans Le Monde au cours de l'été 2000.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : A Vitry-sur-Seine, Sihem, jeune franco-algérienne de 23 ans, fait sa rentrée en première au microlycée, un établissement pour élèves décrocheurs. Elle loge à la résidence autonomie Auguste Blanqui, où elle fait la connaissance d'Emile, dit Zapata, un vieux révolutionnaire de 82 ans. Sihem ne croit pas en une société qui, pense-t-elle, ne lui offre pas d'avenir. Zapata cherche un sens à sa vie qui s'achève. Hélène, la professeure de français de Sihem, et Rose, la directrice de la résidence, sont les témoins complices de l'amitié naissante entre ces deux écorchés. A l'aube et au crépuscule de leur chemin, ils prendront ensemble leur envol. Sur l'autre rive de la Méditerranée, en Algérie, Achir rêve lui aussi de changement et de liberté... Un premier roman lumineux.
Résumé : Parti sur les traces de Robert Desnos et de son séjour à Cuba en 1928, le narrateur arpente les rues de La Havane, découvre les nombreuses églises et les bars, flâne sur le Malecón pour y capter le " réel merveilleux " auquel il finira par succomber. Au fil de ses séjours, il croise des personnages hauts en couleur, dont un ancien guérillero, des musiciens, des anonymes extravagants rêvant de départs, une riche New-Yorkaise qui attend la chute du castrisme, une mystérieuse infirmière, un prêtre de la santería... Des souvenirs remontent : une amante ensorceleuse, un chauffeur de taxi fanfaron, des poètes et des cinéastes, ainsi que des figures illustres ; Sartre et Beauvoir enflammés par la révolution, Alejo Carpentier, Lezama Lima, le boxeur Kid Chocolate, Paul Morand, le coureur automobile Fangio (kidnappé par les barbudos), Hemingway, Allen Ginsberg, García Lorca et quelques invités surprises, tels que le jeune Leonard Cohen ou encore Anaïs Nin.
Résumé : A Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l'Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l'arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l'apprentissage du mensonge. Partant d'un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l'intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l'âme humaine à travers le regard naïf d'un adolescent qui, d'un coup, apprend la vie et son prix.
Résumé : " Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu'à en effacer l'encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d'autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c'est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d'être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. "