Visiblement, congrès de la SIMS oblige, le nerf est à l’honneur cette année, car six chapitres traitent directement ou indirectement d’anatomie ou de pathologie nerveuse. Gérard Morvan débute le livre en nous détaillant l’échographie des différents secteurs du nerf radial ; l’équipe danoise de Michel Court-Payen nous présente une étude écho-anatomique de la gouttière radiale ; celle de Clermont-Ferrand nous apprend l’aspect échographique de la lèpre, en recrudescence actuellement, et Thierry Le Coroller nous explique comment rechercher la branche cutanée dorsale du nerf radial. Deux autres chapitres nous montrent des pathologies susceptibles d’entrainer des compressions nerveuses : celle du nerf ulnaire par l’arcade de Struthers (souvent confondue avec le ligament de Struthers) décrite par Denis Jacob et celle du nerf médian dans le cadre des pathologies du rond pronateur que nous détaille l’équipe belge de Viviane Créteur. L’épaule, toujours redécouverte, fait l’objet de trois chapitres : une confrontation écho-anatomique des lésions tendineuses du long biceps par l’équipe de Montpellier, l’échographie du creux axillaire que nous fait découvrir Paul Michelin et une technique d’infiltration double, à la fois bursale et articulaire, détaillée par l’équipe grenobloise. Plus distalement, l’anatomie et la pathologie ligamentaire nous sont décrites pour les doigts longs par Franck Lapègue et pour le poignet par Bertrand Dallaudière. Au membre inférieur, l’équipe bordelaise nous détaille les tendinopathies proximales du droit fémoral, souvent impliquées dans les douleurs du creux inguinal. Pour le genou, c’est une association Toulouso-lyonnaise (ou lyonno-toulousaine), bref deux groupes d’amis, qui se sont attelés à nous apprendre tout ce qu’il faut connaitre sur un sujet popularisé par Claire Chazal : le ligament antérolatéral. Au niveau de la jambe, Jérôme Renoux nous explique les différents aspects des périostites tibiales si fréquentes chez les sportifs. Plus distalement, l’équipe lyonnaise nous détaille les variantes anatomiques du pied et de la cheville et Antoine Moraux nous enseigne comment utiliser l’échographie dans les traumatismes de la cheville et du pied chez l’enfant. Les parois du tronc font l’objet de deux chapitres écrits par l’équipe de la Pitié : l’un concerne les tumeurs de la paroi abdominale et l’autre est consacré aux lésions de la paroi thoracique antérieure. Bénédicte Daenen et l’équipe belge de Liège nous apprennent les aspects du vieillissement tendineux, les modifications pouvant constituer des signes avant-coureurs de lésions et les différences entre vieillissement « normal « et pathologique. Ces 21 chapitres vous feront découvrir ou redécouvrir différentes facettes de l’échographie musculosquelettique.
Résumé : Comme notre discipline évolue en permanence, ce qui la rend passionnante, le livre de cette année, regroupant les communications de la journée d'imagerie de l'appareil locomoteur de la Pitié-Salpêtrière, comporte de nombreux sujets inédits. Des confrontations écho-anatomiques et écho- IRM permettent de mieux appréhender des structures parfois mal connues. Qui aurait pu penser il y a quelques années à faire un chapitre sur le muscle dentelé antérieur, le nerf thoracique long, le deltoïde ou le faisceau latéral de l'aponévrose plantaire alors que ces structures passent chaque jour sous notre sonde ? A la lecture des commentaires des participants au congrès de l'année passée, des lectures ont été insérées permettant de faire le point sur certaines structures. Comme on nous l'a demandé, elles concernent le coude dont Gérard Morvan fait la synthèse, le ligament collatéral médial et les ischiojambiers. Au niveau du membre inférieur, une équipe lyonnaise fait le point sur le problème difficile du conflit postopératoire entre le cotyle et le psoas alors que l'équipe marseillaise nous fait découvrir une pathologie sous cutanée de la cuisse qui en étonnera plus d'un. 2 chapitres sont consacrés au genou ; Franck Lapègue fait le point sur l'apport de l'échographie dans la pathologie fémoropatellaire et Raphaël Campagna dans celle du tendon quadricipital. Au niveau de la cheville et du pied, outre le ligament collatéral médial et le faisceau latéral de l'aponévrose plantaire déjà cités, une équipe bordelaise nous montre son expérience dans les conflits antéromédiaux et Jacques Malghem nous fait découvrir le pseudoanévrysme compliquant parfois l'entorse de la cheville. Pour le membre supérieur, Denis Jacob fait le point sur un sujet capital : les pièges en échographie de l'épaule et Thierry Puttemans nous apprend les différentes manoeuvres à effectuer lorsqu'un syndrome du défilé est suspecté ; vu l'intrication fréquente de la symptomatologie des patients à ce niveau, cela nous aidera dans bien des cas ! Le coude est abordé par la synthèse déjà citée mais aussi par le team bordelais qui nous démontre l'intérêt de l'injection de concentré plaquettaire dans le traitement des épicondylalgies rebelles. Une équipe helvético-dijono-bretonne nous précise aussi tout l'intérêt de l'échographie dans l'étude de l'hamatum et de son hamulus. En pathologie musculaire, outre le deltoïde, les ischiojambiers et le dentelé antérieur déjà cités, Jérôme Renoux nous montre l'importance de la classification échographique des lésions musculaires pour prévoir le temps d'arrêt du sportif et éviter les récidives par une remise sur le terrain trop précoce. Pour les nerfs, en dehors du chapitre sur le long thoracique, une équipe strasbourgeoise aborde le suivi de la section des nerfs périphériques. La pathologie tumorale fait l'objet d'un chapitre sur les aspects atypiques et trompeurs que peuvent prendre certains kystes. Enfin, et ce n'est certainement pas le moins intéressant, Bénédicte Daenen nous fait le point sur le Doppler du tendon pathologique. Ce huitième tome comporte donc 20 chapitres qui montrent la diversité, l'évolution permanente mais aussi la difficulté de notre échographie de l'appareil locomoteur. Bonne lecture
En cas de douleur d'épaule, le diagnostic évoqué est souvent celui de périarthrite scapulohumérale (PSH) ; ce terme ne veut rien dire et masque le plus souvent une imprécision diagnostique ! En effet, en dehors de l'articulation scapulohumérale, de multiples pathologies peuvent se développer "au voisinage de la tête humérale" (périhumérales) et être douloureuses ; comme leurs traitements diffèrent, le rôle de l'imagerie est de les démembrer et nous allons voir que l'échographie est actuellement la meilleure technique pour y arriver. Cette échographie de l'épaule est souvent affublée, principalement par les médecins qui n'en font pas, de la mention "opérateur-dépendant". C'est vrai car il s'agit d'un examen difficile, dépendant de la compétence de celui qui l'exécute. II génère de nombreuses erreurs, que les chirurgiens nous reprochent, les clichés sont rarement explicites et les comptes-rendus renferment d'importantes approximations (tendinites, lésions tendineuses simples) qui masquent le plus souvent l'incompétence de l'échographiste. Ce sont les mêmes qui demandent systématiquement une IRM de contrôle alors que la revue de la littérature est formelle aujourd'hui : l'échographie est une technique aussi performante que l'IRM pour l'analyse des tendons de la coiffe. Grâce à sa possibilité d'étude comparative et dynamique, elle est même nettement supérieure à la résonance pour répondre à la seule question importante : quelle est la cause de la douleur du patient ? En effet, Il ne faut pas s'imaginer que notre "job" s'arrête à la détection d'une rupture ou d'une calcification car on connaît la prévalence importante de ces lésions chez les patients asymptomatiques ; se contenter de signaler une rupture de la coiffe chez un patient âgé est stupide puisqu'il a bien souvent une lésion identique de l'autre côté ! Le seul diagnostic important est de déterminer, grâce à la comparaison au côté opposé, pourquoi l'une des deux ruptures est douloureuse. Dans cette optique, le but de ce livre est de montrer la manière de réaliser une échographie de l'épaule, les pathologies qui peuvent être rencontrées mais aussi ce que l'échographie peut apporter pour expliquer la symptomatologie et orienter au mieux nos patients vers un traitement efficace, en fonction des lésions visualisées et de leur concordance clinique, et non systématiquement comme on l'observe trop souvent. Les limites de la technique sont également abordées ainsi qu'un important chapitre consacré aux possibilités interventionnelles car la spécificité dynamique de l'échographie lui permet un rôle thérapeutique de plus en plus utilisé. Il nous a semblé utile de regrouper l'étude de l'épaule et celle de la paroi thoracique car les pathologies sont parfois intriquées, certains muscles sont communs et surtout, le patient se présente souvent avec une douleur "régionale" qu'on ne peut limiter à un secteur. Le plexus et le défilé thoracobrachial seront également abordés en connaissant les limites de l'échographie pour l'étude de ces structures. Bonne lecture.
Brasseur Jean-Louis ; Mercy Guillaume ; Massein Au
Ce livre regroupe les conférences de la journée "Actualités en échographie de l'appareil locomoteur" organisée par le service de radiologie du GH Pitié-Salpêtrière. Pour ce 10e tome, après discussion, nous avons préféré garder la même formule et laisser les auteurs présenter un sujet de leur choix en fonction des travaux qu'ils mènent. Cela nous permet d'avoir, cette année encore, des chapitres variés et originaux. Le guidage échographique se développe ; dans ce livre aussi, puisque cinq chapitres y sont consacrés : une équipe suisse et une belge nous montrent deux techniques pour aborder, ponctionner et laver les calcifications ; une équipe bordelaise explique comment affaisser un kyste synovial du poignet ; l'équipe stéphanoise nous rappelle la manière d'effectuer la sclérothérapie surtout pratiquée dans les pays scandinaves et Raphaël Guilin nous montre comment extraire un corps étrangers sous guidage échographique. Les nerfs, qui sont de plus en plus étudiés en échographie, font l'objet de deux chapitres ; une équipe bruxelloise établit une cartographie ultrasonore des nerfs sensitifs cutanés du membre supérieur et Denis Jacob nous rappelle l'anatomie, les sites de détection et les pathologies du nerf musculocutané. Au niveau de la cheville, une équipe toulousaine et une grenobloise montrent l'impact de l'échographie en urgence dans les entorses de la cheville, Stefano Bianchi nous rapporte son étude sur la corrélation écho-anatomique des synostoses sous-taliennes et Gérard Morvan nous explique qu'il nous serait pratiquement impossible de marcher sans long fléchisseur de l'Hallux. Enfin, le travail écho-anatomique d'une équipe danoise nous démontre qu'il existe bien une bourse sous-calcanéenne mais pas à l'endroit où l'on pensait la trouver ! Restons au membre inférieur avec un chapitre de Guillaume Mercy faisant la synthèse des connaissances échographiques sur le ligament patellaire et trois chapitres sur le bassin et la hanche. L'aspect des muscles pelvitrochantériens en échographie est détaillé par Jérôme Renoux, une corrélation écho-IRM des lésions des tendons des adducteurs est montrée par une équipe bordelaise et un rappel de l'intérêt de l'échographie pour démembrer les douleurs du carrefour inguinopubien termine le livre. Au membre supérieur, Antoine Moraux nous détaille l'aspect échographique de l'intervalle des rotateurs et Raphaël Campagna nous fait découvrir les pathologies fréquemment méconnues du dos de la métacarpophalangienne. Deux autres chapitres complètent le livre : celui de l'équipe de la Pitié sur la consolidation osseuse en échographie et celui de Jacques Malghem qui nous fait découvrir, car personne ne l'avait décrit avant lui, l'aspect des pseudotumeurs à D repens. Au total, vingt chapitres qui vous montrent qu'on est loin d'avoir tout découvert en échographie de l'appareil locomoteur !
Eternelle question de tout enseignant : où placer la barre du savoir délivré en fonction du public visé ? Que dois-je dire du métabolisme du calcium à l'élève kinésithérapeute ou à l'étudiant en médecine, à l'interne se spécialisant en rhumatologie, au médecin généraliste ou au chirurgien orthopédiste ? Jusqu'où descendre dans le détail pour ceux-ci, comment épurer l'essentiel pour ceux-là ? La réponse apportée varie selon les enseignants ; surtout, certaines formations bénéficiant d'une longue tradition ont su répondre au fil du temps, au moins pragmatiquement, à la question posée. Mais quarante ans d'enseignement m'ont appris que ce n'est pas si simple, que les connaissances se chevauchent, que ce qui est essentiel pour comprendre la biomécanique de base d'un os n'a que peu à voir avec le métabolisme de l'ostéoclaste, mais que connaître ce même métabolisme est indispensable pour appréhender la genèse de l'ostéoporose. De même, c'est la sémiologie seule qui me sert pour diagnostiquer une polyarthrite rhumatoïde et non l'immunologie, mais si je veux comprendre — et maintenant traiter — ce rhumatisme inflammatoire chronique, c'est pourtant elle qui m'est nécessaire. Et si la question était mal posée ? Puis-je " raisonnablement " utiliser le savoir de la littérature scientifique, mâtiné de l'expérience pédagogique et d'une pincée de bon sens pour donner un aperçu global de l'appareil locomoteur, de sa physiologie, de sa sémiologie, de ses diagnostics et de ses traitements sans être indigeste et illisible, ni simplificateur et réducteur ? Si oui, la question de la cible de ce livre ne se pose plus : tous ceux concernés par l'appareil locomoteur, le système ostéo- articulaire ou l'appareil musculo-squelettique, sont ici invités. Il ne s'agit ni d'un traité exhaustif de rhumatologie ni d'un cahier utilitaire de préparation à un quelconque concours. La logique veut présider à sa composition, l'emboîtement des connaissances faciliter son apprentissage, le découpage en grands chapitres de physiologie, sémiologie et pathologies le rendre utile, car opératoire. Reste la thérapeutique. De tous ces chapitres, c'est celui qui sera le plus vite périmé. Je le souhaite : cela voudra dire que nous avons progressé pour le plus grand bien de nos malades. On ne trouvera pas ici de données concernant les thérapies manuelles proprement dites, mais on ne peut comprendre et pratiquer ces techniques sans une bonne connaissance de chapitres entiers de la rhumatologie.
Résumé : La face, région anatomique complexe, siège de plusieurs systèmes sensoriels et des voies aérodigestives supérieures, dévolue pour sa pathologie à trois disciplines chirurgicales, a longtemps présenté une difficulté majeure pour les radiologues. La TDM et l'IRM ont balayé les difficultés d'accès à la morphologie et en conséquence à la pathologie. Ce livre aborde la pathologie par les symptômes cliniques, souvent d'une grande banalité, mais oriente le choix et la technique de l'examen. Les divers aspects de la clinique et de l'imagerie sont décrits et commentés sur la base de cas cliniques concrets largement illustrés par les modifications les plus caractéristiques. De façon logique, selon les disciplines concernées et dans un but pédagogique, la pathologie de la face est envisagée par régions anatomiques : orbites, cavités naso-sinusiennes, cavité orale, région supra-hyoïdienne, région parotido-massétérique, régions profondes, et articulations temporo-mandibulaires. Un dernier chapitre concerne les pathologies rencontrées de façon ubiquitaire. L'ouvrage s'adresse aux radiologies de pratique libérale ou hospitalière pour les aider à comprendre le cheminement de la clinique à l'image, ainsi qu'aux spécialistes chirurgicaux d'ophtalmologie, d'oto-rhino-laryngologie et de chirurgie maxillo-faciale afin de les convaincre que leur attente de l'imagerie TDM et IRM n'est pas vaine.
Cet ouvrage est le dixième numéro (2008) de la collection SAVOIR FAIRE en radiologie ostéo-articulaire. Le principe du Savoir Faire en Radiologie Ostéo-articulaire est d'apporter une connaissance qui soit directement et rapidement utilisable dans la pratique radiologique quotidienne. Les affections rares sont volontiers laissées de côté pour traiter la pathologie fréquente dont tous les modes de présentations ne sont pas toujours connus. Les sujets traités sont dans le champ de la rhumatologie, de l'orthopédie et de la technique radiologique. L'information essaie de couvrir l'ensemble des données utiles, de l'anatomopathologie à la clinique, à l'imagerie bien sûr et finalement à la thérapeutique. Nos collègues rhumatologues et chirurgiens orthopédistes participent largement à ces enseignements. L'objectif de la collection est que le lecteur puisse s'y reporter quand il sera confronté à un cas pratique, par l'intermédiaire de l'index cumulatif qui permet de retrouver tous les sujets traités depuis le premier numéro (2000). Ce dixième numéro traite de sujets d'actualité en imagerie des articulations (ceinture scapulaire, genou, cheville et pied), en pédiatrie (croissance osseuse), en imagerie des rhumatismes et de certaines pseudotumeurs de l'os et des parties molles. Les dernières avancées concernant les techniques en IRM (corps entier, séquences de diffusion), en PET-scan, échographie (cheville, main) et en radiologie interventionnelle (destruction tumorale) sont présentées.
Résumé : La traumatologie de la cheville regroupe des lésions osseuses, ligamentaires et tendineuses simples ou complexes, isolées ou associées, à l'origine de diagnostics lésionnels imprécis, de traitements mal codifiés et de séquelles parfois importantes. Le but de cette 9e Journée de Traumatologie de la Pitié-Salpétrière est de définir une démarche diagnostique cohérente devant un traumatisme de la cheville ; d'évaluer les différents traitements, préciser les techniques chirurgicales et leurs indications ; et de proposer des solutions thérapeutiques pour les séquelles (instabilité, raideur et arthrose).