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Yves Klein Italie
Braschi Cecilia ; Corà Bruno
DILECTA
32,00 €
Épuisé
EAN :9782373721997
Le 2 janvier 1957, l'exposition "Yves Klein. Proposte monocrome, epoca Blu" est inaugurée à la galerie Apollinaire, à Milan. Ces onze tableaux monochromes d'un même bleu outremer profond, tous rigoureusement identiques, marquent officiellement le début de "l'époque bleue" d'Yves Klein et son entrée dans la monochromie. Cette exposition, devenue historique, initie des liens féconds entre l'artiste et la scène italienne, alors en pleine ébullition. Du premier périple d'Yves Klein en auto-stop dans toute l'Italie jusqu'au dernier voyage secret à Cascia, en passant par Venise, Milan ou Rome, ce livre retrace une histoire de l'art des années 1950 et 1960, à cheval sur la France et l'Italie, qui a pour protagonistes Lucio Fontana, Enrico Baj et le groupe arte nucleare, Piero Manzoni, Enrico Castellani et la constellation Azimuth, les galeristes Guido Le Noci et Peppino Palazzoli ou encore l'écrivain Dino Buzzati. Après Yves Klein USA, Yves Klein Germany et Yves Klein Japon, ce quatrième album de voyage, préparé en collaboration avec les Archives Yves Klein, offre à travers une sélection extraordinaire d'archives, de photographies et de correspondances, la plupart inédites, un regard original sur l'artiste et ses relations avec l'Italie, éclairé par des essais de Cecilia Braschi et Bruno Corà, ainsi que par des témoignages de Rotraut Klein-Moquay et Elena Palumbo Mosca.
Figure centrale du renouveau artistique qui caractérise le début du XXe siècle, Tarsila do Amaral (1886-1973) fait partie des artistes les plus connus et aimés au Brésil. Mêlant les imaginaires indigène, populaire et moderne, elle a créé un oeuvre original, qui a marqué l'univers visuel brésilien jusqu'à nos jours. Dès les années 1920, évoluant entre Säo Paulo et Paris, Tarsila do Amaral est une passeuse incontournable entre les avant-gardes des deux capitales culturelles en pleine effervescence. Elle inspire, par sa peinture, les mouvements Pau-Brasil et anthropophage, dont la quête d'un Brésil authentique et moderne, multiculturel et multiracial vise à refonder sa relation avec les "centres" européens de la colonisation. La dimension militante de ses peintures des années 1930 et sa capacité à accompagner, jusqu'aux années 1960, les évolutions profondes de son environnement social et urbain confirment la puissance d'un oeuvre toujours ancré dans son temps, qui ne cesse de soulever des questions identitaires et sociétales encore très actuelles, au Brésil comme en Europe.
Qu'est-ce qu'une montgolfière? Qui a réussi le premier vol d'un plus lourd que l'air? Quel avion a franchi le premier le mur du son? Les prouesses des pionniers de l'aviation n'auront bientôt plus de secret pour toi!
Préparant l'exposition "Esprit es-tu là ? ", laquelle s'apparente à une tentative de rétrospective augmentée de documents et de sources d'inspiration, je me suis replongé dans des travaux anciens. J'ai alors constaté, à peine surpris, que dès mes premières années d'artiste, avant même ma sortie de l'école des Beaux-Arts, certaines "obsessions" (je ne trouve pas immédiatement d'autre mot) se sont faites jour, qui n'ont cessé d'être présentes". Arnaud Labelle-Rojoux Artiste, essayiste et historien de la performance, Arnaud Labelle-Rojoux est une personnalité atypique formée à l'Ecole des beaux-arts de Paris. Il vit et travaille à Paris et enseigne actuellement à l'Ecole nationale supérieure d'art de la Villa Arson à Nice. Il est représenté par la galerie Loevenbruck à Paris. On notera les expositions suivantes : 2016, Villa Tamaris, Toulon ; 2014, "Tombe la neige" , galerie Loevenbruck, Paris ; 2013, "Le surréalisme et l'objet" , MNAM/CCI Centre Pompidou, Paris ; 2011, "L'oignon fait la sauce" , galerie Loevenbruck, Paris ; 2008, "Ne pas jouer avec des choses mortes" , Centre d'art de la Villa Arson, Nice.
Prison lisière Dans cet ouvrage, l'artiste propose une immersion dans la prison de Draguignan qui a ouvert ses portes en 2017, six ans après l'innondation de l'ancienne prison. Destinée exclusivement à des hommes en attente d'un jugement ou déjà condamnés à des peines de moins de deux ans, la toute nouvelle prison, à la lisière d'une forêt, nous ouvre ses portes sous l'oeil et à la plume d'Arnaud Théval. Au fil de son récit nous découvons les différents lieux de l'établissement et ses contacts avec le personnel et les détenus ainsi que leurs interactions entre eux. Ses photos accompagnent son texte et achèvent de plonger le lecteur dans l'univers carcéral.
Raoul Hausmann (1886-1971) est l'un des fondateurs du mouvement Dada à Berlin qui, au cours de la première guerre mondiale, a profondément redéfini la forme et les buts de l'art. Il fut un pionnier du collage, du photomontage et de la poésie sonore. Au-delà de son iconoclasme affiché, l'expérience dada a remis en cause les cloisonnements artistiques et la frontière entre l'art et la vie, postulat qui n'a jamais quitté ni Hausmann ni l'art du XXe siècle. En 1933, l'artiste fuit l'Allemagne nazie et, après un périple européen, trouve refuge en Limousin où il demeure jusqu'à son décès. Avec 700 oeuvres et un ensemble d'archives considérable (poèmes, textes théoriques, correspondances, carnets ou encore négatifs photographiques), le fonds Hausmann du musée départemental d'Art contemporain de Rochechouart permet de rendre compte de l'oeuvre ambitieuse de Raoul Hausmann et de l'arrière-plan historique et intellectuel qui l'a nourrie.
Le bruit des bonbons - The Astounding Eyes of Syria aborde la force de langage de la confiserie et des objets quotidiens. L'oeuvre explore les condensations de l'histoire, la résistance de nos héritages passés. Si le bonbon est un transmetteur universel qui humanise les relations entre les individus, il est ici l'objet moteur qui a le pouvoir de rassembler, de transmettre comme de se souvenir. C'est à travers la confiserie syrienne, que l'installation évoque et partage des souvenirs qui survivent au temps et à l'horreur de la guerre. Elle tisse des temporalités à la fois vraisemblantes et réelles sur fond de traditions partagées. Beaucoup de Syriens se retrouvent aujourd'hui autour de leur héritage vivant dont les souvenirs collectifs et individuels engagent la survie d'un immatériel qu'on ne saurait faire plier, réduire et oublier. Le Louloupti est un véritable petit bonbon qui nous rappelle les Abaib Ghouwar, petits sabots syriens en sucre, le souk d'Al-Hamidiyah et la Booza qui sont aujourd'hui plus que jamais dans la mémoire des Syriens en Jordanie, en France, au Canada, en Italie... Ces confiseries, objets-images et de liens, réparent notre regard et réveillent notre capacité à voir et à mobiliser. Imaginées par Benjamin Loyauté, ces sucreries narratives sont des agents transmetteurs, des actants. Durant plusieurs siècles, les peuples arabes introduisent le sucre dans la pharmacopée. Au XVIe siècle, le sucre était vendu par les apothicaires. Le bonbon avait ses vertus que l'histoire ne lui a pas depuis, reprises. Découverte en Syrie par Max Mallowan en 1937, l'idole aux yeux est une sculpture qui intrigue toujours et dont la fonction n'a jamais été véritablement tranchée. Le Louloupti dessiné à partir de cette archéologie est aussi spéculatif que tangible. En meringue et à la rose de Damas, il aurait aussi la fonction de prolonger le temps et les souvenirs comme de préserver l'avenir... En collectant les mots, les histoires et les "mémoires sucrées" de ses amis syriens sur des cartes postales, l'artiste et designer participe à la protection d'une culture dont la trace forme une armure. L'installation est une expérience "fictio-fonctionnelle" , où les objets-mots ont une force perlocutoire. Benjamin Loyauté utilise pour la première fois le terme design sémantique en 2014. Il définit alors le design comme un langage et développe ses premières installations autour des actes de langage. Il engage depuis une réflexion sur la géopolitique du design, nos sociétés contemporaines et l'ensemble de ses actes conditionnés par la langue, la culture, le temps et l'espace. "Les objets sont comme des mots et mes installations comme des histoires, aussi factuelles que spéculatives elles révèlent nos comportements, affectent nos certitudes et notre perception des choses" . B. L.