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L'Homme et la Société N° 179-180, 2011/1-2 : Simone de Beauvoir et la psychanalyse
Bras Pierre ; Kail Michel
L'HARMATTAN
38,50 €
Épuisé
EAN :9782296567139
Le thème "Beauvoir et la psychanalyse" a parfois été traité dans le champ des études beauvoiriennes, mais l'originalité de la présente livraison de L'homme et la société tient au fait que l'initiative de reprendre l'examen de cette relation est cette fois venue de psychanalystes, plus précisément de Danièle Brun et Julia Kristeva. Ces dernières ont présidé à l'organisation d'un colloque qui s'est tenu en 2010 à Paris et ont souhaité que les actes en soient publiés par la revue. Il ne s'agit nullement d'effacer la dimension concurrentielle qui caractérise la relation entre le discours freudien et les analyses de Beauvoir, mais comme nous l'écrivons dans la Présentation de cet ensemble : " La concurrence entre ces deux discours, celui de Freud et celui de Beauvoir, signifie-t-elle qu'ils sont irréconciliables ? En publiant ce numéro notre souci était bien de permettre aux lecteurs de concevoir ou d'imaginer des réponses. Il faut redire que des psychanalystes, en fait des psychanalystes femmes, ont accepté de se réunir et de se confronter aux textes de Beauvoir, ce qui constitue une nouveauté bien venue. Freud et Beauvoir sont deux grands créateurs de concepts et de théories qui n'ont pas hésité à s'impliquer dans leurs analyses, Freud pratiquant l'auto-analyse et Beauvoir se racontant dans ses mémoires - nous songeons notamment à l'approche de leurs rêves respectifs. C'est certainement dans ce rapport à soi sans complaisance, ressort d'une argumentation rigoureuse, qu'une conception originale pourrait être trouvée en se nourrissant de l'une et l'autre oeuvre. Ce numéro marque, espérons-le, un premier pas en ce sens ".
Résumé : Comprendre notre système de santé passe nécessairement aujourd'hui par la connaissance des missions respectives de l'assurance maladie obligatoire et des assurances complémentaires ? privées, mutualistes ou paritaires ? et de la manière dont elles s'articulent. L'une des raisons en est l'augmentation constante des sommes laissées à la charge des ménages, qui se traduit par des difficultés croissantes d'accès aux soins mais aussi par l'essor des assurances maladies complémentaires. L'autre raison est l'enjeu majeur que constitue désormais la régulation des dépenses de santé. Cet ouvrage propose le premier panorama des assurances maladie en France. Il met en lumière les caractéristiques, divergences et convergences de ces deux piliers de la protection sociale contre la maladie et éclaire ainsi les politique de santé menées actuellement.
Comment la littérature peut-elle questionner, voire contester, les doctrines ou les discours économiques ? Comment, en retour, les formes et les récits littéraires se trouvent-ils affectés par les mécanismes de l'économie ? Depuis le théâtre du XVIIe siècle jusqu'aux romans du travail de l'extrême contemporain, en passant par le roman réaliste, la littérature est un révélateur privilégié des enjeux et des apories du monde économique.
Résumé : Sébastien Bras fait partie de ces lignées de cuisiniers qui ont fait et font la gastronomie française. Son père, le légendaire Michel Bras, a lui-même hérité du restaurant familial dans le village de Laguiole en Aveyron. En 1992, il a ouvert Le Suquet, qui offre des vues imprenables sur le plateau de l'Aubrac : un paysage à couper le souffle, quelque part entre forêts nordiques, illusions de steppes mongoles et landes écossaises. Très vite, Michel Bras porte le restaurant à un niveau d'excellence et de reconnaissance inégalé, avec trois étoiles au Guide Michelin. Ranimant ce territoire isolé, il invente des plats devenus emblématiques comme le Gargouillou de jeunes légumes ainsi que le célèbre Coulant au chocolat. En 2009, Sébastien Bras reprend les rênes du Suquet. Comme son père avant lui, il y défend une cuisine ancrée et façonnée par la terre, une cuisine du végétal, où les cueillettes sauvages, le potager familial et le travail des producteurs locaux sont sources inépuisables de créativité. A travers archives personnelles, photographies de l'Aubrac en toutes saisons et quarante recettes emblématiques, Sébastien Bras raconte ici sa région et la passionnante histoire d'une famille hors normes, dans laquelle on se transmet le goût du beau et du bon depuis trois générations.
Le numéro — le premier à paraître à la suite de la célébration du cinquantenaire de la revue — montre la fidélité de cette dernière à l'esprit de 1966, annus mirabilis qui vit notre fondation. A l'époque, on se passionnait pour le marxisme, l'existentialisme et la psychanalyse, et L'Homme et la Société prenait une part active à cette vie intellectuelle pleine d'énergie. En même temps, la revue, s'opposant au structuralisme triomphant, portait comme enjeu d'offrir une stratégie politique émancipatrice, mieux : auto-émancipatrice. Ce volume reste en prise avec la vie intellectuelle et politique. La psychanalyse, toujours présente, est liée dans ces pages à ce pour quoi se passionne désormais l'époque : le genre. Ce dernier domine de larges pans des débats contemporains et triomphe dans les études féministes. Ce n'est pas sans conséquence politique, comme l'exprime ici Juliet Mitchell dans sa réponse à la lecture que Judith Butler fait de son livre Psychanalyse et féminisme. Mitchell montre que le reproche d'hétéronormativité que lui adresse Butler conduit cette dernière à négliger ce qui est spécifique dans l'oppression des femmes, cette négligence faisant courir le risque que soit oubliée la nécessité de la lutte pour l'égalité des sexes. Assiste-t-on à une mise en concurrence entre la lutte en faveur de l'homosexualité et le combat pour l'égalité des sexes, concurrence qui justifierait la victoire du genre sur le sexe ? Par cette question et celles que posent la rencontre entre homonormativité et droits des transgenres à Hong Kong ou l'influence de la mondialisation sur le corps, l'intérêt fondateur de L'Homme et la Société pour la stratégie politique auto-émancipatrice est satisfait : le numéro permet de s'interroger sur l'enjeu géopolitique qui caractérise une approche du genre propre à rendre illisible l'oppression. Si s'enfermer dans l'identité, comme nous y invite une certaine pensée du genre, ne permet pas d'opérer l'acte politique que requiert la lutte contre l'oppression (on se contente d'être tolérés), cet enfermement n'empêche pas les actes géopolitiques, actes visant à contraindre autrui à adopter le système de valeur de celui qui agit. Il s'agit d'étendre ses positions identitaires aux dépens des relations de socialisation, cette extension provoquant à son tour l'extension d'un angle mort qui occulte l'oppression. Oppression dont on commence dangereusement, çà et là et par la géopolitique des idées, à nier l'existence.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.