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Présence du XVIIIe siècle dans l'opéra français du XIXe siècle d'Adam à Massenet
Branger Jean-Christophe ; Giroud Vincent ; Bizeray
PU SAINT ETIENN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782862726014
Du Toréador (1849) d'Adam à la Manon (1884) de Massenet, le XVIIIe siècle a imprégné durablement l'opéra en France au cours du siècle suivant. Fruit d'un colloque international qui s'est tenu à l'Opéra Théâtre de Saint-Étienne en novembre 2009, dans le cadre du Xe festival Massenet, ce volume analyse diverses formes que cette influence a pu prendre dans la conception ou la mise en scène de certaines oeuvres plus ou moins connues aujourd'hui: rencontre de Haydn et Porpora sur la scène de l'Opéra-Comique, réactions contrastées chez Berlioz ou culte de Mozart chez Gounod, hommage au théâtre de la Foire dans Le Toréador ou de la commedia dell'arte dans les opéras-comiques de Poise, thèmes dix-huitiémistes chez Offenbach ou Delibes, parodie de l'opera seria chez Poniatowski, opéras inspirés par la Révolution française sous la Troisième République, réinvention du personnage de page travesti dans le Chérubin de Massenet, redécouverte de Rameau à l'orée du XXe siècle, les exemples examinés par les historiens et musicologues réunis dans ce livre témoignent d'une fascination qui se perpétue après la Première Guerre mondiale avec le mouvement néoclassique dans lequel s'engage Stravinsky notamment.
Dans l'histoire de la danse en France, deux périodes ont véritablement retenu l'attention des chercheurs: la période romantique, dominée par une oeuvre phare - Girelle - puis celle des Ballets russes qui s'étend de 1909 aux années vingt, car, entre ces deux moments clefs, l'art chorégraphique aurait été en proie à une profonde inertie. Fruit de la collaboration entre l'Université Jean Monnet et l'Opéra Théâtre de Saint-Etienne, le présent ouvrage souhaite battre cette idée en brèche. Sept articles - issus d'une journée d'études qui s'est tenue à l'Opéra Théâtre - illustrent des aspects les plus divers de la danse, au tournant des XIXe et XXe siècles, pour attester de la vitalité d'une époque qui a, en définitive, préparé le succès des Ballets russes: création d'oeuvres chorégraphiques fondamentales, comme Coppelia et Sylvia de Delibes ou Namouna de Lalo; présence accrue de la danse au théâtre lyrique avec l'exemple de Massenet; développement des théâtres secondaires et des genres qui leur sont liés (le ballet populaire des Folies-Bergère); intégration des principes wagnériens au ballet (Alfred Bruneau); naissance de manifestations originales (Le Couronnement de la Muse de Gustave Charpentier); renouvellement de l'interprétation et des genres (Loïe Fuller et la pantomime). La thématique des actes de la journée d'études s'inscrit dans le programme de recherche du Centre Interdisciplinaire d'Etudes et de Recherches sur l'Expression Contemporaine (CIEREC) pour le quadriennal 2007-2010: "Rythmes, corps, espaces".
Les actes du colloque "Le livret d'opéra au temps de Massenet", qui s'est tenu lors du VIe Festival Massenet en novembre 2001 à L'Esplanade Saint-Étienne-Opéra, rassemblent les réflexions de treize chercheurs s'interrogeant sur les conditions d'existence et de transformation du livret d'opéra au temps de Massenet. Depuis Berlioz, qui réfléchit à la pertinence de l'image de l'antiquité virgilienne, revisitée par la poésie de Shakespeare, et s'improvise librettiste de ses Troyens, jusqu'au devenir de Salomé, pièce française d'Oscar Wilde choisie par Strauss comme livret d'un drame musical (Musikdrama), cinquante années de productions dramaturgiques sont abordées dans le foisonnement de leurs diverses directions, de leurs cohérences et de leurs disparités et ramènent le propos soit à Massenet soit à d'autres compositeurs comme Ernest Chausson ou Reynaldo Hahn. Car si l'auteur de Werther perpétue certaines traditions de l'opéra français tout en contribuant à le transformer, la production lyrique française de cette époque témoigne, d'une façon plus générale, d'un éclatement des formes et des sujets, marqué entre autres par l'avènement presque conjoint du Naturalisme et du Symbolisme sur la scène de l'opéra où continuent d'évoluer drames exotiques, mythologiques ou historiques. L'attitude des musicologues penchés sur les archives des compositeurs ou sur l'histoire des genres musicaux, des institutions musicales et de leurs avatars, des réactions de la presse puis le regard des spécialistes des études littéraires, surtout attentifs au tracé d'une volonté discursive poétique ou épique comme à la vigueur versifiée ou en prose du verbe se croisent donc ici et se renvoient des analyses plaçant tour à tour la musique comme prioritaire dans le rendu expressif, puis le livret comme vecteur d'une rivalité avec la musique.
Branger Jean-Christophe ; Ramaut Alban ; Bartoli J
Le présent ouvrage rassemble les actes du colloque organisé dans le cadre du 8e Festival Massenet de l'Opéra Théâtre de Saint-Etienne, autour des représentations du Jongleur de Notre-Dame de Massenet. L'opéra - genre, par excellence profane -, a manifesté, sous la très officiellement laïque IIIe République, un commerce singulier avec les sujets inspirés de la religion catholique. Etait-ce, outre une évidente question politique, l'attrait du fruit défendu, ou l'affirmation d'une appartenance imprescriptible qui multiplia les ?uvres en ce domaine? Etait-ce le témoignage d'une forme complexe d'indifférence à la foi et la libération paradoxale d'un sensualisme insistant qui établit le christianisme en mythologie païenne? Le Jongleur de Notre-Darne, Thaïs, Le Roi d'Ys, Hérodiade, Samson et Dalila, Le Rêve, Lazare, Fervaal, La Légende de Saint-Christophe, Le Martyre de Saint-Sébastien croisent ainsi la pensée d'Ernest Renan, celle du dernier Zola mais aussi le pinceau de Gustave Moreau, voire la planche de l'architecte Pierre Bossand, offrant autant de réponses éclairantes. Si l'étude, jamais entreprise jusqu'alors, de cette question fait apparaître comment l'opéra représenta par excellence la division de la France dans le domaine de la spiritualité, des arts et des m?urs, elle révèle aussi l'avènement d'une identité nouvelle de l'homme. Car celui qui veut se dégager de l'emprise de la religion en la mettant en scène, reçoit peut-être en guise d'ultime révélation, la certitude promise à un avenir esthétique musical certain, et déjà affirmée par Kierkegaard avant 1850, selon laquelle le christianisme aurait inventé l'érotisme.
Résumé : Massenet, dont le buste trône en haut de l'escalier d'honneur de l'Opéra-Comique, est mort en 1912. Au pied du même escalier, sa Manon accueille les spectateurs, car, avec Carmen, elle représente l'un des deux piliers de ce théâtre : en 1884, Massenet, alors âgé de 42 ans, contribue de façon décisive à moderniser le genre de l'opéra-comique tout en rendant hommage à ses origines. Puis, après avoir popularisé dans le monde entier l'esprit de la salle Favart, il donne à son théâtre de prédilection la création ou la première parisienne de ses principaux ouvrages (Werther, Le Portrait de Manon, Grisélidis, Le Jongleur de Notre-Dame, Chérubin, Thérèse, etc.) ou ballets (Cigale, Les Rosati). Aussi l'Opéra-Comique lui a-t-il rendu hommage a l'occasion du centenaire de sa mort en proposant diverses manifestations parmi lesquelles une journée d'études dont le présent volume rassemble les actes. Des chercheurs d'horizons divers étudient des aspects aussi précis que complémentaires et jusque-là peu abordés, d'une production multiforme, touchant aussi bien aux oeuvres elles-mêmes, des plus célèbres (Manon, Werther) à d'autres moins connues (La Grand'Tante, Visions..., Cigale), qu'à certains de leurs aspects périphériques, comme l'interprétation (Lucien Fugère, Léon Beyle), la mise en scène ou l'iconographie qui les accompagnent (affiches et partitions). Actes de la journée d'études du 8 décembre 2012, Opéra Comique
L a Société d'Etudes Anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles a été créée en 1975 par les professeurs J. Béranger, J. Dulck et R. Ellrodt. Son champ de recherche s'étend de la naissance de Shakespeare aux Lyrical Ballads de Wordsworth et Coleridge ou, si l'on veut, de la fin de la Renaissance au début du Romantisme. Cette tranche d'histoire, qui va jusqu'aux années 1830 en ce qui concerne les études américaines, forme un tout cohérent particulièrement riche dans les domaines de la littérature (roman, théâtre, etc.), de l'histoire des idées politiques, économiques, scientifiques, esthétiques, et tout ce qui concerne les grands enjeux sociaux de la civilisation occidentale moderne et contemporaine. La Société publie deux fois par an sa Revue (RSEAA XVII-XVIII) centrée sur des thèmes de recherche explorés lors de colloques annuels ou à l'occasion d'une réflexion collective dans le cadre de la préparation aux concours de recrutement de l'enseignement français (Agrégation. Capes). Ce volume porte sur Tristram Shandy de Laurence Sterne, Pride and Prejudice de Jane Austen, Some Thoughts Concerning Education de Locke, la philosophie politique de Thomas Jefferson et la Royal Academy of Arts. sous les signatures de Peter de Voogd, Jens Gurr. Anne Bandry-Scubbi, Brigitte Friant-Kessler, Pierre Goubert, Marie-Laure Massei-Chamayou, Pierre Lurbe, Jean-François Baillon, Elise Marienstras et Thierry Labica.