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ERNEST VAN DYCK ET JULES MASSENET UN INTERPRETE AU SERVICE D UN COMPOSITEUR
BRANGER / HAINE
VRIN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782711625475
Le présent ouvrage rassemble de nombreux documents concernant Jules Massenet et le ténor belge Ernest Van Dyck. éminent interprète wagnérien, mais aussi créateur du rôle-titre de Wenher en 1892. La relation entre ces deux artiste reste en effet singulière dans l'histoire de la musique, car, outre son interprétation des rôles de Des Grieux (Marron) ou d'Araquil (La Navarraise). le ténor fournit au compositeur le livret d'un ballet, Le Carillon, créé quelques jours après Wenher. De nombreuses sources méconnues, annotées et précédées d'une introduction, retracent cette collaboration entre Massenet et son interprète qui s'étend entre 1890 et 1912: correspondances. transcription annotée du livret du Carillon et souvenirs dans lesquels le ténor évoque ses relations avec Massenet. L'ensemble enrichit la connaissance concernant un compositeur et un des interprètes majeurs de l'époque, mais permet aussi de cerner les rouages d'une collaboration entre un compositeur, ses collaborateurs (librettiste ou chanteur) et de nombreux directeurs de théâtre au tournant des XIXe et XXe siècles. L'ouvrage est abondamment illustré de documents d'époque: portraits, partitions, dédicaces, Van Dyck et autres artistes lyriques dans leurs costumes de scènes.
Résumé : Massenet, dont le buste trône en haut de l'escalier d'honneur de l'Opéra-Comique, est mort en 1912. Au pied du même escalier, sa Manon accueille les spectateurs, car, avec Carmen, elle représente l'un des deux piliers de ce théâtre : en 1884, Massenet, alors âgé de 42 ans, contribue de façon décisive à moderniser le genre de l'opéra-comique tout en rendant hommage à ses origines. Puis, après avoir popularisé dans le monde entier l'esprit de la salle Favart, il donne à son théâtre de prédilection la création ou la première parisienne de ses principaux ouvrages (Werther, Le Portrait de Manon, Grisélidis, Le Jongleur de Notre-Dame, Chérubin, Thérèse, etc.) ou ballets (Cigale, Les Rosati). Aussi l'Opéra-Comique lui a-t-il rendu hommage a l'occasion du centenaire de sa mort en proposant diverses manifestations parmi lesquelles une journée d'études dont le présent volume rassemble les actes. Des chercheurs d'horizons divers étudient des aspects aussi précis que complémentaires et jusque-là peu abordés, d'une production multiforme, touchant aussi bien aux oeuvres elles-mêmes, des plus célèbres (Manon, Werther) à d'autres moins connues (La Grand'Tante, Visions..., Cigale), qu'à certains de leurs aspects périphériques, comme l'interprétation (Lucien Fugère, Léon Beyle), la mise en scène ou l'iconographie qui les accompagnent (affiches et partitions). Actes de la journée d'études du 8 décembre 2012, Opéra Comique
Le présent ouvrage constitue les actes d'un colloque international qui s'est tenu les 9 et 10 novembre 2007 dans le cadre du IXe Festival Massenet organisé par l'Opéra Théâtre de Saint-Etienne, dont l'?uvre maîtresse était Ariane (1906) de Massenet. Composé sur un livret de Catulle Mendès, d'après le mythe antique, cet opéra inaugure en fait une série d'ouvrages du compositeur fondés sur un sujet antique - Bacchus (1909), Roma (1912) et Cléopâtre (posthume, 1914) - qui, s'ils ne font pas partie de ses opéras les plus connus, n'en constituent pas pour autant des exemples isolés: après avoir été délaissée, l'Antiquité classique, liée depuis toujours à l'opéra, connaît à partir de la fin du XIXe siècle un regain de faveur auprès des compositeurs d'opéra français. De la Sapho (1851) de Gounod à l'?dipe (1936) d'Enesco, en passant par Phryné (1893) de Saint-Saëns, Aphrodite (1906) d'Erlanger et Louis ou Quo Vadis! (1909) de Nouguès et Sienkiewicz, nombre d'?uvres, connues ou méconnues, ont puisé leur thème et parfois leur inspiration musicale dans la Grèce ou la Rome antiques, jusqu'à la parodie avec Offenbach. Les quatorze chapitres de ce volume proposent une réflexion sur les divers aspects et fondements de cette redécouverte qui a peu retenu l'attention des chercheurs.
Branger Jean-Christophe ; Ramaut Alban ; Bartoli J
Le présent ouvrage rassemble les actes du colloque organisé dans le cadre du 8e Festival Massenet de l'Opéra Théâtre de Saint-Etienne, autour des représentations du Jongleur de Notre-Dame de Massenet. L'opéra - genre, par excellence profane -, a manifesté, sous la très officiellement laïque IIIe République, un commerce singulier avec les sujets inspirés de la religion catholique. Etait-ce, outre une évidente question politique, l'attrait du fruit défendu, ou l'affirmation d'une appartenance imprescriptible qui multiplia les ?uvres en ce domaine? Etait-ce le témoignage d'une forme complexe d'indifférence à la foi et la libération paradoxale d'un sensualisme insistant qui établit le christianisme en mythologie païenne? Le Jongleur de Notre-Darne, Thaïs, Le Roi d'Ys, Hérodiade, Samson et Dalila, Le Rêve, Lazare, Fervaal, La Légende de Saint-Christophe, Le Martyre de Saint-Sébastien croisent ainsi la pensée d'Ernest Renan, celle du dernier Zola mais aussi le pinceau de Gustave Moreau, voire la planche de l'architecte Pierre Bossand, offrant autant de réponses éclairantes. Si l'étude, jamais entreprise jusqu'alors, de cette question fait apparaître comment l'opéra représenta par excellence la division de la France dans le domaine de la spiritualité, des arts et des m?urs, elle révèle aussi l'avènement d'une identité nouvelle de l'homme. Car celui qui veut se dégager de l'emprise de la religion en la mettant en scène, reçoit peut-être en guise d'ultime révélation, la certitude promise à un avenir esthétique musical certain, et déjà affirmée par Kierkegaard avant 1850, selon laquelle le christianisme aurait inventé l'érotisme.