Depuis ses premiers poèmes, écrits à 24 ans, les recueils de cette poète du grand Nord ont mûri dans un univers essentiellement visuel, où la lumière semble engagée dans un corps à corps avec des visions tour à tour douloureuses, drolatiques ou dangereuses, que la poésie restitue sans merci. Version bilingue norvégien / français de l'ensemble des recueils de poèmes produits par Hanne Bramness entre 1983 et 2017. Le vocabulaire extrêmement riche de Hanne Bramness se trouve comme apprivoisé par sa prédilection pour les formes brèves. La plupart de ses textes tiennent sur une page, beaucoup se contentent de quelques lignes pour délivrer au lecteur un message condensé, à l'image de ces brefs poèmes extrême-orientaux avec lesquels elle se sent si manifestement en parenté. Avant de parvenir sous les yeux du lecteur, les textes semblent avoir mûri longtemps dans un univers fantastique dont elle interroge sans merci les variantes et les visions. La lumière est bien l'énergie en mouvement dans cette oeuvre, avec ses sources secrètes ou aveuglantes, ses miroirs, ses révélations, ses absences. Bribes de réalité, présences irréelles se succèdent en d'imprévisibles fondus enchaînés, les lignes dérapent, la typographie semble céder à une émotivité invincible. Les phrases ne se termineront pas nécessairement par un point, mais peut-être par un nouveau retour à la ligne, une nouvelle majuscule qui chaque fois imprime au lecteur une petite secousse, comme pour lui rappeler d'être " celui qui veille ", celui qui consent à ces turbulences, celui qui, même aux prises avec les loups de ses propres rêves, est tout simplement le véritable révélateur du poème.
Bramness Hanne ; Clark Laurie ; Soulier Anne-Marie
Résumé : Voici un livre de poèmes à l'adresse des "petits" ; Dikt for born, indique en effet l'auteure, la poète norvégienne Hanne Bramness, sur la couverture de l'édition originale. Mais, traduction à l'appui, nous ne voyons pas d'objection à ce qu'il soit lu et médité par les "grands", lesquels pourront avantageusement se dédouaner en jouant avec les "petits" destinataires à associer poèmes et images. Le vocabulaire extrêmement riche d'Hanne Bramness est comme apprivoisé par sa prédilection pour les formes courtes. Ses textes se contentent en effet de quelques lignes pour délivrer au lecteur un message d'une grande densité, à l'instar de ces brefs poèmes extrême-orientaux avec lesquels elle se sent en grande familiarité.
Bremness Lesley ; Fletcher Neil ; Ward Matthew ; B
700 espèces du monde entier Une fiche par page comprenant: Une description de l?espèce Des photographies détourées (une vue générale et des détails), commentées, pour permettre une identification rapide et précise Des informations complémentaires sur la distribution, l?habitat, etc.Avec plus de 5 millions d?exemplaires vendus, les guides de la collection l?Œil Nature sont des références, largement reconnus pour la richesse et la fiabilité scientifique des informations.
Rimbereid Oyvind ; Bramness Hanne ; Wardenaer Tori
Les trois poètes présents dans cet ouvrage, malgré leurs différences, ont en commun le lien quasi païen qui unit tout Norvégien aux paysages qu'il parcourt régulièrement ("ga pa tur") dans des "promenades" d'une durée déconcertante même pour ses voisins nordiques. Vents et eaux, ravins et montagnes, neige, fleurs, forêts, buissons, bien loin des clichés habituels, sont vécus comme des héritages sacrés. Poète est celui qui sait en déchiffrer les signes et témoigner de ces métamorphoses du présent. Un autre point commun à ces auteurs est une vision du monde certes très personnelle, mais nourrie du même insatiable appétit d'exploration pour tous les ailleurs, autres pays, autres cultures, autres mondes, y compris le passé des mythologies et un avenir qu'on ne pressent encore que dans des formules mathématiques. Physique et métaphysique, infime et infini, sont donc simplement des expériences différentes de l'univers et du temps. Les scaldes d'autrefois, déjà, ne se contentaient pas de célébrer leurs rois, ils étaient mages, interrogeaient les dieux, méditaient sur les mythes et sur le sort du inonde. Héros de nos temps incertains, Kafka, Apollinaire, Giordano Bruno, Cartier-Bresson, parmi d'autres poètes, savants, philosophes, artistes, vont surgir dans ces pages pour attester que l'étrangeté n'est finalement qu'une illusion de nos pensées trop courtes, que la poésie est affaire non d'oisiveté mais de courage face à une autre immensité, celle des craintes et des ignorances.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.
La naissance soudaine, au sixième mois de grossesse, d'un enfant pesant souvent moins de mille grammes est toujours une épreuve pour le bébé et sa famille. Sont ici abordés en termes accessibles au plus grand nombre les problèmes médicaux, mais aussi psychologiques et éthiques qu'ils pourront rencontrer. Ce livre constitue une aide pour dialoguer avec les équipes soignantes, un outil pour mieux comprendre les difficultés, un point de repère auquel ils pourront peut-être se référer dans les périodes d'angoisse.
A travers les yeux d?un bébé, cet ouvrage évoque la vie quotidienne des bébés chez leur assistantematernelle. S?appuyant sur des témoignages de collègues, de parents, de professionnels de lapetite enfance et sur sa propre expérience, l?auteur aborde le métier d?assistante maternelle danssa globalité et au quotidien, avec ses joies, ses difficultés, ses incertitudes, tout au long des étapesdu développement physique et psychologique de l?enfant. Des sujets plus délicats y sont abordés,comme la maltraitance, la négligence professionnelle ou parentale, le manque de formation desassistantes maternelles. Une approche intimiste du métier, élargie à des recherches plusapprofondies et prolongée par des conseils et des contacts professionnels.
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.
Traducteur exemplaire, essayiste d'une grande délicatesse, particulièrement voué à l'espace de la calligraphie et de la peinture chinoises, romancier intuitif et profond, François Cheng a également développé une ?uvre de poète qui le révèle tel qu'en lui-même : discret, pudique, attentif aux mouvements des choses, des êtres et du temps. Cette anthologie poétique, la première composée par l'auteur de L'éternité n'est pas de trop, incite à un partage qui délivre, propose un parcours lucide qui se veut à la fois serein et alerté. Tous les poèmes rassemblés par François Cheng ressemblent à des instants fragiles, des envols à peine notés, des méditations légères. Avec eux, le fugace, l'impermanent peuvent devenir des alliés, des amis bénéfiques et transitoires, même si rien ne peut les empêcher de passer. Sans oublier qu'il est toujours un viatique pour les obstacles qui restent à franchir, pour la route qui reste à inventer, pour la beauté qui reste à capter en chacune de ses incarnations, en chacune de ses métamorphoses.
4e de couverture : «Pourquoi le cacher ? Ce n'est pas une poésie facile. Ses difficultés sont à proportion, en nous, des vieilles habitudes de voir et de leur résistance : René Char ou la jeunesse des mots, du monde... Il faut le lire et le relire pour, peu à peu, sentir en soi la débâcle des vieilles digues, de l'imagination paresseuse... Poésie qui se gagne, comme la terre promise de la légende et de l'histoire : celui-là qui y plante sa tente, qu'il soit assuré de s'en trouver plus fort et plus juste.»Yves Berger.Notes Biographiques : Né le 14 juin 1907 à l'Isle-sur-Sorgue, René Char fut très proche du surréalisme et participa activement à la Résistance pendant la dernière guerre. À partir de 1945, il consacre sa vie à une ?uvre poétique qui lui vaut une audience internationale. Il est mort à Paris le 19 février 1988.
Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'?uvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : - Mouvement littéraire : La révolution surréaliste - Genre et registre : Le lyrisme amoureux - L'écrivain à sa table de travail : De l'écriture du poème à la construction du recueil - Groupement de textes : L'insaisissable objet du désir - Chronologie : Paul Éluard et son temps - Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture. Recommandé pour les classes de lycée.
«Jouant de tous les registres, depuis les mètres traditionnels jusqu'au poème figuré, jamais Apollinaire n'a montré dans son expression une telle audace et une telle invention.Ni dans son inspiration.Amant persuadé queLe vice n'entre pas dans les amours sublimesil chante la joie et la douleur des corps sans oublier que "le corps ne va pas sans l'âme", à la fois rêvant d'un inacessible absolu et acceptant les partages les plus dérisoires.Soldat vivant au jour le jour les misères des premières lignes, il a le courage de contempler l'insolite beauté que suscite la guerre, et de la dire.Mais dans la magnificence de l'amour comme dans l'émerveillement qu'il ressent, artilleur, sur la ligne de feu, il reste, proche de nous, l'homme qui sait sa faiblesse et le prix de l'attente : Je donne à mon espoir tout l'avenir qui tremble comme une petite lueur au loin dans la forêt.»Michel Décaudin.