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Le règne de l'homme. Genèse et échec du projet moderne
Brague Rémi
GALLIMARD
24,99 €
Épuisé
EAN :9782070775880
C'est à l'époque moderne que l'homme en est arrivé à se dire le créateur de sa propre humanité. Autrefois, il se croyait l'oeuvre de la nature ou l'enfant de Dieu. Désormais, il entend conquérir l'une et s'affranchir de l'autre. Il veut rompre avec le passé, se donner souverainement sa loi, définir ce qui doit être, dominer. Telle est l'ambition vertigineuse que raconte cet ouvrage. Descartes rêvait d'un homme maître et possesseur de la nature ; deux siècles plus tard, Nietzsche allait décréter que l'homme doit être dépassé, n'étant plus à la hauteur des attentes que lui-même avait définies. Rémi Brague interroge les origines de ce projet et retrouve les traits qui vont progressivement dessiner la nouvelle humanité dont nous sommes les héritiers. Pour reconstituer la longue trajectoire de l'homme moderne, ce livre convoque aussi bien la philosophie que la littérature ; il y découvre les espoirs et l'enthousiasme qui portent ses débuts, mais aussi, à l'épreuve de cette expérience impossible, l'angoisse et les désillusions qui en marquent l'échec. Le Règne de l'homme clôt une longue enquête sur la manière dont l'homme, de l'Antiquité à nos jours, a pensé successivement son rapport d'abord au monde, ensuite à Dieu et, pour finir, à soi-même.
Qu'est-ce que la période pré-moderne, à savoir le Moyen Age, a apporté à la philosophie? C'est l'objectif de ce livre que de l'expliquer. Rémi Brague nous montre ainsi que les médiévaux ont su aller chercher, en dehors de leur expérience immédiate, chez les Anciens, et même en dehors de leur tradition propre, dans le monde arabe, des données culturelles, qu'ils ont travaillées, développées, prolongées. Et cela, sans jamais oublier que ce qu'ils empruntaient venait du dehors. C'est l'époque - décisive - où l'Europe s'engage dans une dialectique sans fin: la voilà qui trouve son moteur dans l'étrangeté même de ce qu'elle veut assimiler et qui, restant au dehors, continue de susciter son désir. Loin des idées reçues et des querelles partisanes, Rémi Brague nous invite ici à une meilleure connaissance de nos racines intellectuelles et culturelles. Biographie de l'auteur Rémi Brague est professeur de philosophie médiévale à l'université de Paris I Panthéon-Sorbonne et à la Ludwig-Maximilian Universitàt de Munich. Il est l'auteur de Europe, la voie romaine, Critérion, 1993 ("Folio", 1993), La Sagesse du monde, Fayard, 1999 ("Livre de poche" 2002), La Loi de Dieu, Gallimard, 2005 ("Folio", 2008), et de Du Dieu des chrétiens et d'un ou deux autres, Flammarion, 2008.
L'alliance entre Dieu et la loi, nouée en Grèce antique e dans la tradition biblique, a revêtu des formes différentes dans le judaïsme, le christianisme puis l'islam. Dans le judaïsme de la Dispersion, la Loi figure la seule présence de Dieu auprès d'un peuple désormais privé de son royaume et de son Temple: elle coïncide avec Dieu. Dans le christianisme naît et se déploie leur séparation: Dieu n'est plus seulement le législateur du temps des Hébreux, il est source de la conscience humaine et communique la grâce qui permet d'y obéir. Cette séparation façonne les institutions politiques de la chrétienté médiévale, l'Empire comme l'Église. À l'opposé, l'islam se constitue progressivement en une religion où la Loi se tient au centre de tout: à la différence des deux religions bibliques, c'est Dieu qui doit la dicter directement. L'idée de loi divine, qui nous est devenue étrangère, a dominé les croyances et les pratiques pendant près de trois millénaires. C'est l'histoire de sa longue genèse, de son épanouissement contrasté au sein des trois religions médiévales, de sa dissolution enfin avec la modernité européenne que Rémi Brague retrace. Biographie: Rémi Brague, professeur de philosophie à l'université de Paris-I et à l'université de Munich, est l'auteur notamment de Europe, la voie romaine (1992, 1999), La Sagesse du monde (1999, 2002), Au moyen du Moyen Âge (2006, 2008) et Du Dieu des Chrétiens et d'un ou deux autres (2008).
L'Europe, lorsqu'il s'est agi de définir son identité, a très tôt été rapportée à une double origine, grecque et juive. C'est, sous la plume des historiens des Lumières comme des romantiques du siècle dernier, la célèbre opposition entre Athènes et Jérusalem. Rémi Brague reprend à nouveaux frais la question de l'identité, en s'intéressant à la «voie romaine», à la latinité de l'Europe.Le propre de l'Europe ? C'est une appropriation de ce qui lui est étranger. Historiquement, philosophiquement, l'Europe prend, en effet, sa source hors d'elle. A partir d'emprunts à d'autres civilisations, la voie romaine a opéré une synthèse fondatrice de la première unité culturelle qui fut le premier espace européen. Au point que, aujourd'hui encore, définir l'Europe, c'est marquer comment elle se distingue de ce qui n'est pas elle par son caractère originairement latin.
Rémi Brague est professeur de philosophie arabe et médiévale à l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne et de philosophie des religions européennes à la Ludwig-Maximilian Universität de Munich. II est l'auteur d'une dizaine d'essais, dont Europe, la voie romaine, Critérion, 1992 (Folio-Essais, 1999), traduit en douze langues; La Sagesse du monde, Fayard, 1999; La Loi de Dieu, Gallimard, 2005, et Au moyen du Moyen Âge, La Transparence, 2006.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.