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Une affection longue durée
Bragance Anne
MERCURE DE FRAN
14,20 €
Épuisé
EAN :9782715232013
FlorentC'est l'achat de la 2 CV qui a tout déclenché, Florent Royer en est tout à fait conscient. Cette voiture, il en rêvait depuis plus de vingt ans, mais les Deuches étaient devenues rares, de plus en plus rares, aussi, lorsque l'occasion s'est présentée, il n'a pas pu résister. Les enfants ont applaudi, ce qui était prévisible, seule Béatrice a désapprouvé: elle estimait que ce rêve était déraisonnable pour un père de famille. Elle a même ajouté qu'il s'agissait là d'un caprice ridicule. Ces mots ont blessé Florent; il pense que sa femme se serait laissé séduire par un véhicule plus prestigieux dont les performances ou la beauté des lignes auraient justifié le choix. Pourtant, il ne s'est pas défendu, il n'a pas protesté, il y a un certain temps déjà qu'il ne livre plus ses pensées à sa femme.Il sait pertinemment que, s'il avait continué de circuler à moto, il n'aurait pas pris Lucille qui faisait du stop entre Senlis et Paris. La remarque de la fille, une fois qu'il l'a embarquée dans la 2 CV, est venue, on ne peut plus convenue et banale. Elle comparait la voiture à une balançoire et elle riait. Aussitôt, il a été séduit par ce rire qui balançait lui aussi, et semblait amplifier le balancement de la Deuche.La couleur d'origine de la carrosserie ne plaisait pas à Sylvain et Sabine, ils proposaient de la repeindre. Comme de juste, Sophie, l'aînée, n'avait aucun avis sur la question et considérait tout ça de son haut. Le père a donné son aval aux petits et ils s'y sont mis sans délai. Deux jours durant, pendant qu'ils «s'occupaient» de la voiture, Florent Royer a repris sa moto.Lorsqu'il est rentré au soir du deuxième jour, il a trouvé sa Deuche métamorphosée, transformée en bonbon acidulé: côté droit, les enfants l'avaient badigeonnée d'acrylique rose, côté gauche c'était un vert très pâle de dragée. Le capot était du même vert et le hayon arrière d'un rose plus soutenu que celui utilisé pour la carrosserie côté droit.
Camille, dix-sept ans, est un garçon sensible, très épris de justice. Il n'a pas connu son père. En revanche, il voit défiler les compagnons de Mathilde, sa mère, qui tous finissent par la tabasser. Il se fait un jour cette promesse : "Le prochain salopard qui cherche à démolir ma mère, je le crève, je le bousille, je lui arrache les yeux et je l'oblige à les avaler avant de lui couper les deux mains d'un seul coup de hache..." Mais bientôt Camille et Mathilde rencontrent leurs nouveaux voisins, Grégoire et Richard, son vieux père malade. Les liens qui se tissent peu à peu entre eux vont bouleverser leurs existences, donner à la mère l'espoir d'un avenir et permettre au fils d'entamer sa croisade de rédemption. Avec cette histoire poignante d'un fils qui veut soulager les peines de sa mère et se bat pour plus de justice, Anne Bragance nous offre ici un roman plein d'humanité.
Elle, quinze ans et quelques poussières de semaines. Moi, pas loin des soixante-dix-huit. Je pourrais être son grand-père et même son arrière-grand-père: un drôle d'attelage que nous formons tous les deux". Tous les jours, Andres Soriano, perclus d'arthrose, se poste sur le banc de l'abribus de la ligne numéro 15. C'est là qu'il rencontre Milush, une adolescente au drôle de prénom. Malgré la disparité de leurs âges, les lourds secrets de famille, les peurs et les peines, une amitié hors du commun va naître entre la gamine impertinente et le vieil homme - une complicité qui illuminera leurs existences.
Avec son corps longiligne d?athlète marathonien - bien qu?il n?ait jamais pratiqué aucun sport -, ses yeux gris-bleu qui éclairent un visage agréable, cette fossette qui creuse sa joue gauche et le rend si attendrissant chaque fois qu?il sourit, Manolito est considéré comme un «bel homme». La formule paraît obsolète au garçon qui s?interroge souvent sur l?évolution du langage, son «vieillissement» ; à preuve on ne dit plus bel homme aujourd?hui, mais beau gosse. À vingt-cinq ans, Manolito monnaie ses charmes : il est escort boy. Une éducation bourgeoise et un physique agréable sont ses atouts majeurs auprès d?une clientèle de femmes aisées. Manolito est très demandé, son agenda est bien rempli. Avec certaines clientes, il lui suffit d?être présent et de distraire leur solitude, à la manière d?un homme de compagnie. Avec d?autres, il lui faut aussi fournir des prestations sexuelles. Manolito a beau s?acquitter de sa tâche de façon exemplaire, ce métier commence pourtant à lui peser. Il se sent parfois aussi seul que les femmes qui le paient. Lui aussi est en quête de son intime vérité?
Lorsque François, agent immobilier, la quarantaine, en rupture de ban avec sa femme et ses enfants, rencontre Emma - La Succulente -, il découvre un personnage hors du commun. Certes, il n'a pas l'habitude de fréquenter les prostituées. Mais entre eux, la relation n'a rien de charnel: en partageant leurs solitudes, François et Emma deviennent amis. C'est ainsi que François découvre qu'Emma, avant d'être prostituée, a été championne de natation! Lorsque La Succulente disparaît du jour au lendemain sans laisser d'adresse, François est sous le choc. Peut-être la maison de sa mystérieuse amie lui livrera-t-elle quelques nouveaux secrets... Biographie de l'auteur Née à Casablanca en 1945, Anne Bragance a écrit des essais, des nouvelles et une vingtaine de romans dont L'heure magique de la fiancée du pickpocket, Une enfance marocaine et Passe un ange noir.
La paresse est universelle. Très tôt parents et éducateurs veulent en faire passer l'envie aux enfants. Ce qui était une vertu pour les penseurs grecs et romains devint vite la mère de tous les vices pour l'Eglise catholique, l'un des sept péchés capitaux... Pourtant, de nombreux écrivains font rimer paresse avec sagesse. On trouvera ici une galerie de géniaux paresseux de la littérature et un véritable roman de la paresse. Il ne s'agit pas d'opposer paresse et travail, mais bien de constater que la paresse offre aussi des avantages, elle est ce temps libre absolument nécessaire aux savants et aux artistes, parfois à la source de leurs plus belles créations... Balade au pays du farniente et de la lenteur en compagnie de Sénèque, Jerome K. Jerome, Robert Louis Stevenson, Paul Morand, Pierre Sansot, Herman Melville, Marcel Proust, Albert Cossery, Samuel Beckett, Jack Kerouac, Georges Perec, Dany Laferrière, Françoise Sagan, Denis Grozdanovitch et bien d'autres.
Résumé : Laure avait des mots d'amour mais pas les preuves : Vincent n'évoquait jamais de date pour une prochaine rencontre. Et ce décalage entre les paroles et les actes la perturbait. Les messages maintenaient un lien entre eux, mais ils rendaient aussi la distance plus palpable et transformaient Vincent en une divinité inaccessible. Laure est tombée amoureuse de Vincent en discutant avec lui sur Facebook. Depuis des mois, ils échangent aussi des SMS à longueur de journée. Elle sait tout de lui, de ses goûts, de ses habitudes mais tout reste virtuel. Si Vincent tarde à lui répondre, l'imagination de Laure prend le pouvoir et remplit le vide, elle s'inquiète, s'agace, glisse de l'incertitude à l'obsession. Quand une rencontre réelle se profile, Laure est fébrile : est-ce le début d'une histoire d'amour ou bien une illusion qui se brise ? Subtile analyste du sentiment amoureux, Stéphanie Dupays interroge notre époque et les nouvelles manières d'aimer et signe aussi un roman d'amour intemporel sur l'éveil du désir, l'attente, le doute, le ravissement.
4e de couverture : Avec l'ère Meiji (1868), après deux siècles de clôture, le Japon s'ouvre au monde. En octobre 1867, à l'âge de 22 ans, Maurice Dubard s'engage dans la Marine française. La mission militaire à laquelle il participe a pour but de contribuer à doter le Japon d'une armée moderne. Avec l'un de ses collègues, Marcel, le jeune homme sillonne donc les principales villes de l'archipel. Mais son projet d'écriture est loin des armes et des uniformes, loin des bureaux administratifs et des fabriques. À l'instar du célèbre Japoneries d'automne de Pierre Loti, Maurice Dubard s'emploie à peindre en une série de tableaux et de saynètes ce Japon des années 1870. Sa passion se porte aussi bien sur la culture matérielle ancestrale de l'Empire que sur l'énergie débordante de la jeunesse nippone. Conteur formidable, Dubard ne cesse d'osciller entre ce passé et le présent. Son récit de voyage est absolument contemporain du rapprochement entre l'Europe et le Japon.
Nos manuels d'histoire ne nous en citaient qu'une réplique, de loin en loin. On brûlait alors d'en savoir davantage, d'entendre toute la séance, d'y être. Nous y sommes : voici les procès-verbaux authentiques, officiels et intégraux des grandes audiences du Tribunal révolutionnaire. Documents inestimables, ils restituent toute une époque, dans son tragique presque quotidien, dans ses peurs et ses faiblesses, dans sa grandeur aussi. Ils redonnent également vie aux hommes et aux femmes de premier plan de ce temps : Robespierre et Danton, les Girondins et Madame Roland, Marie-Antoinette, Charlotte Corday et d'autres encore. Rien de plus pathétique ici que la froideur sèche du compte rendu : elle nous installe, si l'on peut dire, en direct avec les accusés, comme à la lecture du reportage d'un envoyé spécial sous la Terreur.