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La Masquarade du triomphe de Diane et autres textes de théâtre
Brach Pierre de ; Cavallini Concetta ; Mazouer Cha
HERMANN
31,40 €
Épuisé
EAN :9782705683030
Extrait de l'introductionL'histoire de la réception de Pierre de Brach (1547-v. 1605), poète bordelais, est assez controversée. Auteur d'une vaste production, il ne publia de son vivant que trois oeuvres: un recueil de poèmes en 1576, un volume d'Imitations contenant une version de l'Aminte du Tasse et de l'épisode d'Olympe du Roland Furieux de l'Arioste en 1584, et un volume contenant la traduction de quatre chants de la Jérusalem délivrée du Tasse (chants II, IV, XII, XVI). Malgré cette «visibilité» apparemment limitée, il était bien connu dans son milieu à Bordeaux, où il travaillait comme avocat au Parlement et où il fut nommé membre de la jurade au cours des années 1590. Il fréquentait les hommes les plus connus de sa ville et de son temps, comme Michel de Montaigne, Bernard de Girard du Haillan, Florimond de Raemond, François de Foix évêque d'Aire et d'autres encore. Il travailla toute sa vie à mettre au point, corriger et enrichir son oeuvre poétique, qu'il dédia presque exclusivement à sa femme Anne de Perrot, connue sous le prénom d'Aimée. Les poèmes d'amour, composés avant 1572, année de son mariage, et jusqu'en 1587, année de la mort de sa femme, laissèrent la place aux poèmes de deuil et au Tombeau; pour ce dernier, il sollicita la contribution de ses amis. On trouve ce vaste ensemble poétique dans un exemplaire annoté et corrigé par l'auteur, conservé à la Bibliothèque municipale de Bordeaux, qui fut retrouvé et édité à la fin du XIXe siècle par Reinhold Dezeimeris.Ce «manuscrit» est incomplet; la partie qui manque n'affecte pas la poésie d'amour du poète bordelais, mais elle affecte la partie de son oeuvre qu'il avait nommée «Poèmes et Mélanges». Cette partie, dans ses intentions, devait être partagée en quatre livres. Le quatrième devait contenir les Cartels et Mascarades. De ce livre, seuls quelques feuillets nous sont parvenus. La Masquarade du triomphe de Diane, complète dans l'édition des Poèmes de 1576 (qui reste l'édition de référence) est ici incomplète. Dezeimeris décida de ne pas la reproduire dans son édition des ?uvres complètes de Pierre de Brach, sous prétexte de vouloir reproduire seulement les poèmes «inédits»; cependant, dans la description de l'exemplaire corrigé par Pierre de Brach, il avoue que la Mascarade occupe les ff. 160-182, mais qu'elle présente des lacunes et que la fin est perdue. Cette pièce est citée de manière assez superficielle dans la plupart des oeuvres sur le théâtre de la Renaissance malgré son intérêt reconnu par les spécialistes; mais c'est peut-être justement parce qu'elle était peu connue, parce que son auteur était un poète de province ou parce qu'elle a vite été oubliée, qu'elle a pu parvenir intacte jusqu'à nous.L'ensemble des cartels, au contraire, est partagé entre l'édition des poèmes de 1576 et le deuxième volume de l'édition Dezeimeris. Il s'agit d'un groupe hétérogène de poèmes qui méritent toutefois quelques réflexions du point de vue poétique et rythmique et du point de vue des personnages protagonistes. Il faut ajouter que l'édition Dezeimeris contient une autre mascarade, la Mascarade des Âmes, dont nous est parvenue une partie importante des vers. Cependant, le manque de commentaire, ainsi que sa brièveté et son caractère limité par rapport au Triomphe de Diane, en font une pièce digne d'attention mais non comparable à cette dernière.
A la différence de ce qui s'est produit pour les périodes antérieures, ou encore dans le domaine des arts asiatiques, les interactions entre courants ésotériques et activités artistiques, à l'époque contemporaine, ont quelque peu tardé à faire l'objet d'enquêtes scientifiques approfondies - y compris chez les historiens de l'ésotérisme. Certes, des institutions pionnières comme l'emblématique Warburg Institute et son fameux Journal ont, dès l'entre-deux-guerres, mis en valeur ces relations et imposé leur prise en compte dans l'histoire du Moyen Age ou celle de la Renaissance. De surcroît, l'Institut en question a également innové en termes d'approches et de méthodologie(s), intégrant à l'histoire de l'art les perspectives liées à l'histoire des idées, à l'anthropologie sociale, à la psychologie, voire aux "sciences occultes" . Toutefois, par rapport à celle de leurs manifestations antérieures, l'étude de l'art contemporain et de ses liens avec l'ésotérisme exige à son tour une démarche critique renouvelée, qui reconnaisse en particulier, dans les deux pôles en présence, des registres fortement imbriqués de la modernité "occulturelle" . Ainsi ce volume illustre-t-il, à propos d'exemples concrets très diversifiés, plusieurs modalités de cet échange vivant entre magie et style, énergie et forme(s), psychisme et plastique, dont participe au fond toute expression artistique.
Brach Jean-Pierre ; D'Amico Giuliano ; Jeanson Ann
Sciences curieuses ", " sciences secrètes ", " philosophie occulte " ou encore " sciences maudites " : que recouvrent ces appellations suggestives ? Des spécialistes nous éclairent. Cet ouvrage collectif est consacré à l'histoire des courants ésotériques depuis le XVe siècle (alchimie, magie, astrologie, magnétisme, théosophie, rosicrucianisme). D'éminents spécialistes de chacun de ces domaines en offrent tantôt des présentations générales, tantôt des études de cas représentatifs. Ses nombreuses illustrations exceptionnelles, issues des fonds les plus précieux de bibliothèques patrimoniales, en font à la fois un beau livre d'art et un ouvrage érudit destiné autant aux spécialistes qu'à tous les curieux qui souhaitent découvrir ces " savoirs cachés ", " sans risquer de sombrer dans le charlatanisme ".
Pour la première fois, un ouvrage dévoile les significations ésotériques multiples du Temple tel que, depuis des siècles, le méditent, le construisent et le reconstruisent les francs-maçons. Le temple maçonnique est le lieu où les frères s'assemblent lors de leurs réunions ou "tenues", il représente le temple de Salomon. C'est aussi un idéal qui symbolise chaque initié et son inscription dans le Temple universel. Par un travail sur le temple et sur lui-même, le maçon parvient à élargir son champ de conscience et, à mesure de sa progression initiatique, doit s'approprier un ensemble de connaissances, en particulier ésotériques. En effet, depuis le XVIIIe siècle, le Temple est bâti sur le modèle du temple de Salomon mais aussi de ceux d'Henoch, de Zorobabel, d'Ezéchiel..., qui conservent des connaissances ésotériques. En s'appuyant sur les textes des rituels et les images des tableaux de loge originaux du XVIIIe siècle, l'auteur analyse le temple ésotérique des francs-maçons, métaphore de tous ces temples. A partir de la définition universitaire de l'ésotérisme et d'une démarche historienne rigoureuse, il rend enfin accessible ses très riches et complexes représentations. Petit à petit, les clés de compréhension indispensables à toute quête initiatique sont explicitées. Le lecteur peut ainsi travailler les grands motifs de la Tradition maçonnique que sont la quête de l'Origine, la création du Temple comme cosmogonie initiatique et la reconstruction, par les Ecossais des hauts grades, du nouveau Temple après sa destruction. Ces découvertes lui permettront, à son tour, de devenir gardien du Temple du Royal Secret.
En 1616, paraît chez l'éditeur strasbourgeois Lazare Zetner, sans nom d'auteur, Die Chymische Hochzeit Christiani Rosencreutz anno 1459. Il est aujourd'hui établi que Johann Valentin Andreae, à l'époque jeune étudiant en théologie de l'Université de Tübingen, est l'auteur de ce roman alchimique. Les contributions réunies dans ce volume reviennent sur ce document majeur de l'histoire culturelle européenne dans une perspective interdisciplinaire. Elles mettent en lumière le contexte religieux, politique, intellectuel, social et culturel de son élaboration, examinent sa riche postérité, et soulignent le rôle de Strasbourg dans l'ésotérisme européen.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
Résumé : Trois femmes se croisent, se rencontrent, s'interpellent au pied d'une statue de la Vierge. Une amoureuse, une jeune mère, une clocharde. Elles livrent leurs souvenirs d'enfance, leurs colères, leurs folies. Enfant, la jeune mère s'est jurée qu'elle deviendrait Marie, quand elle serait grande. Et la voilà enceinte, sans bien comprendre comment, émerveillée d'avoir si bien réussi. Mais lorsque la naissance de son fils la plonge dans les affres de la maternité, la jeune femme revient de nuit pour confier son bébé à la statue. Comment lui faire entendre qu'elle deviendra une mère acceptable en acceptant de n'être que ce qu'elle est ? C'est avec les illusions, les rêves avortés et le réel décapant que les trois femmes jonglent au pied d'une Marie mutique. Mais si leurs paroles sans concession finissaient par redonner figure humaine à cette écrasante icône ? Un texte plein d'humour et de sagesse qui fait la part belle aux solidarités féminines, où lucidité et tendresse redonnent le courage d'exister.
Résumé : Briser le langage pour toucher la vie ; faire entrer la métaphysique dans les esprits... Publié en 1938, alors qu'Antonin Artaud, quarante-deux ans, est interné depuis plusieurs mois déjà, Le Théâtre et son double est révolutionnaire. Affirmant la prééminence du corps sur le texte et du metteur en scène sur l'auteur lui-même, il défend le théâtre comme phénomène extrême, cérémonie magique, expérience directe du sacré. On a pu comparer ce livre mondialement célèbre à La Naissance de la tragédie, de Nietzsche, et c'est vrai - une puissance le traverse, un souffle poétique, qui nous ouvre à des forces nouvelles, nous anime et nous transforme.
Faciles à lire, on trouvera ici un ensemble de courtes scènes à deux, dont la seule prétention est de faire rire sans bêtise. Écrites pour le théâtre, le cabaret ou la radio, Roland Dubillard leur a accordé le même soin qu'à ses ?uvres de plus d'ampleur. Le même sourire intérieur nous y attend, qui ne demande qu'à être partagé.
Tchekhov Anton ; Carrière Jean-Claude ; Banu Georg
Résumé : Après cinq ans d'absence, Lioubov retourne dans la maison de son enfance avec une émotion intacte. Elle retrouve la splendide cerisaie qui entoure son domaine comme un abri hors du temps. Mais cet inestimable trésor est aussi un patrimoine délaissé, criblé de dettes et qu'il va bien falloir vendre... Dernière pièce de Tchekhov, La Cerisaie (1904) est la peinture de la fin d'un monde. Par l'évocation de ce jardin d'Eden voué à la disparition, Tchekhov dresse, un an avant la première révolution russe, un état des lieux d'une classe qui meurt pour être restée étrangère à la marche du temps.