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Les univers des fantastiques. Dérives et hybridations
Bozzetto Roger
PU PROVENCE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782853997829
Les genres et les figures qui permettent à l'imaginaire et à l'inimaginable de se proposer au lecteur varient selon les époques, sans toutefois perdre leur ancrage dans un passé parfois ancestral, comme c'est le cas des merveilleux. Mais depuis le XIXe siècle ont été inventés puis explorés les domaines des fantastiques et des sciences-fictions sous des formes devenues classiques qui rendaient compte des espoirs et des horreurs de l'époque. Les contextes politiques, économiques, mythologiques du XXIe siècle sont terriblement nouveaux. Donc, les formes qui rendent compte des rapports de l'imaginaire comme de l'inimaginable ont évolué. Les frontières entre les genres, comme les idéologies et les pratiques qui organisent notre réalité, sont bouleversées, devenues poreuses. Elles s'hybrident, sont en dérive, en perte de sens. Les textes et les thèmes qui sont analysés ici posent un regard neuf sur les transformations de ces paysages culturels neufs et sur les problèmes qui en découlent.
Ignorant tout de ce qui allait lui être annoncé, le public, attiré au théâtre par la promesse du professeur Krass, n'a pas été déçu. Ce qu'il a vu dépasse les limites de l'entendement : un microbe, une forme de vie insignifiante criant son amour éperdu pour Toajène... Mais qui est Toajène me direz-vous ? La seule certitude désormais est que le salut de l'humanité dépend de la réponse à cette question...
Résumé : Qu'ils soient qualifiés de " mondes autres ", " parallèles ", " possibles " ou encore " secondaires ", les " mondes imaginaires " nés des fictions du même nom prolifèrent dans notre culture moderne. Plus que jamais, semble-t-il, le lecteur de fantastique, de fantasy ou bien encore de science-fiction est un voyageur averti, un arpenteur de territoires artificiels, créés de toutes pièces à son intention par des auteurs rêvant moins de refaire le monde que de créer le leur en fiction. Une fiction qui rimerait donc avec évasion, au sens d'invention et d'exploration de nouveaux horizons. Ce phénomène mythopoétique, à la fois ancestral et actuel, ne saurait toutefois se réduire à une simple fuite en avant de la réalité, tant il implique des processus et des problématiques complexes, touchant bien sûr à la question de la création d'un " monde " à part entière, mais aussi à celle de la recréation du monde réel ou encore à celle de sa déconstruction par le biais fictionnel. Ce volume d'Otrante entend dès lors offrir un examen critique de différents " mondes imaginaires ", plus ou moins utopiques, plus ou moins vastes, plus ou moins populaires, allant du Monde de Pegane à celui d'Arria Marcella, d'Alice, de Narnia, de la Terre du Milieu, d'Elric, d'Ubik, de Darwath, de la Tour Sombre, de Globalia et bien d'autres encore...
Lorsqu'on pénètre dans les territoires que couvre la littérature fantastique, on s'aperçoit qu'ils sont composés de vues domaines, hétérogènes aussi bien dans l'espace que dans le temps. On en suivra les traces depuis les manoirs gothiques, contemporains du romantisme et de la première révolution industrielle, qui inaugure l'idée de " modernité ", et entraîne la première des " crises du sens " que l'Occident connaît, jusqu'aux romans d'horreur moderne. En effet lorsque les choses et les événements sont perçus comme incompréhensibles, la réalité vécue est de plus en plus ressentie sur le mode du mal-être. Une dimension fantastique du rapport de l'homme au monde tend alors à s'imposer, qui fait intervenir des sensations de malaise, de peur, d'effroi, de panique, d'angoisse. Au cœur des récits fantastiques se trouve le désir de témoigner de cette expérience traumatisante qu'est la rencontre avec l'inconcevable. Le texte fantastique rend compte de cette impression - peut-être paranoïaque - où l'on ressent obscurément que la réalité que l'on vit, en pensant la maîtriser, est en fait manipulée par des forces, ou des " choses ", présentes mais mystérieuses. D'où l'angoisse, la peur, et le surgissement des monstres, qui en découle. Avec des moyens et dans des contextes différents, c'est ce qui relie les châteaux gothiques aux friches industrielles, Lovecraft à Cortàzar, les vampires de Rice aux perversités de Crash !