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Au bout du monde
Boyle T. Coraghessan
GRASSET
32,40 €
Épuisé
EAN :9782246402114
Le jour où il perdit son pied droit, Walter Van Brunt avait reçu la visite tout à fait inopinée des fantômes du passé". Ainsi commence, dans ce livre picaresque, l'aventure des immigrants hollandais qui peuplèrent la vallée de l'Hudson. On les retrouvera ici, avec leurs rêves et leurs destins enchevêtrés, de la fin du XVIIe siècle à nos jours. Les protagonistes de cette saga sont nobles, indiens ou bourgeois, et le héros, le fameux Walter Van Brunt, avoue lui-même que son grand plaisir consiste à battre le rappel des générations oubliées. Avec lui, le lecteur plongera donc, corps et âme, dans un passé truculent. Cette histoire, T. C. Boyle l'a écrite avec passion, colère et humour. Il a voulu, dans sa langue somptueuse, mêler l'horreur à la dérision, la mémoire à l'espérance. Et c'est en regardant du côté de ses ancêtres en littérature - de Washington Irving à Hawthorne et Melville - qu'il vient, peut-être, de réinventer le roman historique.
Résumé : Par une belle journée d'avril 1943, dans les laboratoires Sandoz à Bâle, c'est un accident de manipulation qui permet au professeur Albert Hofman de se rendre compte de la puissance du diéthyllysergamide, cette molécule qu'il a réussi à synthétiser à partir de l'ergot. Intrigué par sa propre réaction suite à l'ingestion involontaire du produit, le chimiste fonde immédiatement de grands espoirs thérapeutiques sur sa découverte. Mais c'est seulement près de 20 ans plus tard et de l'autre côté de l'Atlantique, dans le département de psychologie de l'université de Harvard, que l'on s'intéressera vraiment au potentiel de ce qui est encore considéré comme un médicament et qui deviendra une drogue à la mode connue sous le nom de LSD. Fitz est justement étudiant de cette prestigieuse université en 1962 quand son directeur de thèse, Tim Leary, commence des expérimentations avec la fameuse molécule produite par les laboratoires Sandoz. Malgré sa situation financière précaire - sa femme Joanie a arrêté ses études quand elle est tombée enceinte et son salaire de bibliothécaire ne permet pas à la petite famille de vivre correctement - Fitz est irrésistiblement attiré par le petit cercle qui gravite autour de Tim Leary et de son collègue Dick Alpert et se réunit tous les samedis soirs lors de " séances " visant l'élargissement des consciences. Très vite, lui et son épouse sont happés par l'expérience hallucinatoire et psychédélique, et cherchant à la renouveler le plus souvent possible, une vie en dehors de la petite communauté de fidèles leur paraît bientôt impossible. Lorsque les autorités académiques de Harvard finissent par exclure Tim et Dick à cause de l'absence de rigueur scientifique de leurs travaux, mais aussi parce que la presse a commencé à s'émouvoir de leurs pratiques, ils n'hésitent pas longtemps avant de rompre les amarres. Avec une douzaine d'autres fidèles ils déménagent à Millbrook, dans le nord de l'Etat de New York, et s'installent dans une grande bâtisse qu'on prête à Tim afin qu'il puisse aller au bout de ses " recherches " . Mais si le sexe et les " trips " dominent le quotidien d'une communauté désormais incapable de vivre sans les prises régulières de LSD (appelé " le sacrement "), ils mettent aussi à rude épreuve le couple de Joanie et Fitz, ainsi que l'avenir de leur fils Corey... A travers ce saisissant portrait de groupe, T. C. Boyle fait revivre une époque, celle du début des années 60, quand Aldous Huxley, J. F. Kennedy, John Coltrane et les Beatles faisaient la une des journaux, ce moment de l'Histoire où toute une génération éprise de liberté avait imaginé que les psychotropes permettraient à l'humanité tout entière de vivre une autre vie. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Bernard Turle
Un demi-million de dollars... Bien sûr, il y avait des risques, mais l'affaire n'en était que plus excitante. C'est moi qui mets les fonds avait annoncé Vogelsang, et je fournis le terrain... » « Parce que la marijuana, il allait te la faire pousser en grand, Vogelsang, comme des plants de tabac ni plus ni moins. Il n'allait pas mégoter. Le grand jeu quoi le monumental bras d'honneur tiré à la société... » Avec la même verve picaresque qui déjà faisait merveille dans Water Music T. C. Boyle tient ici, des semailles à la moisson, la savoureuse et pastorale chronique d'une plantation lucrative qu'un trio d'associés a « scientifiquement » programmée - et à travers eux, celle d'une génération grande consommatrice de mirages. Car la mirifique récolte ne sera pas seule à partir en fumée... T. C. Boyle en grande forme.
Si les personnages de T.C.Boyle incarnent les dysfonctionnements d'un pays à la dérive, dans Riven Rock, ouvrage inspiré d'un fait divers, l'auteur brosse un tableau au vitriol d'une Amérique bourgeoise et bien pensante. Stanley McCormick, fils de l'inventeur de la moissonneuse-batteuse, épouse la brillante Katherine Dexter, figure emblématique du mouvement féministe. Ce n'est pas le cordial mépris qui règne entre les deux familles qui entachera ce mariage d'amour, mais il tournera à la tragédie avant même d'avoir été consommé. En effet, de ce père richissime et outrageusement castrateur et puritain, Stanley héritera certes d'une immense fortune mais aussi et surtout d'une "schizophrénie sexuelle hypochondriaque"... Il sera interné dans la prestigieuse demeure de Riven Rock, et le défilé des psychiatres tout aussi névrosés que parfaitement incompétents est sans aucun effet sur cette âme tourmentée. Dans l'ombre, sa femme, dont on interdit les visites, observe à la jumelle depuis un massif de bégonias celui qu'elle n'a jamais cessé d'aimer. Satire d'une époque, roman d'amour désespéré, l'ouvrage recèle bien d'autres lectures, mais il compose assurément une vraie comédie loufoque. --Lenaïc Gravis et Jocelyn Blériot
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.