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Huit poètes écossais contemporains
Bowd Gavin
L'HARMATTAN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782747578431
Cette anthologie réunit huit poètes de l'Ecosse contemporaine, Gavin Bowd, Angus Calder, Colin Donati, George Gunn, W.N. Herbert, SB Kelly, Angela McSeveney et Gael Turnbull. Ici se côtoient l'ancien, le nouveau et le franchement supranational : les fantômes des sans-terre partis pour l'Amérique, l'exemple troublant de John Knox, les dupes d'Albion, un Royaume-Uni imaginairement découpé, la dernière récolte orcadienne, l'ombre rouge de John MacLean, les héros anonymes de la construction du Forth Rail Bridge, les mouettes baudelairiennes d'Edimburg..., mais on y trouve aussi la monomanie de Mendeleïev, les corbeaux du Kremlin, un oiseau rare et perdu, une réunion mélancolique autour d'un curry, le labyrinthe friable des jours, le chuchotement à travers la glace, une renaissance recherchée dans un piercing. Chaque poète a rédigé un texte où il témoigne de son approche littéraire et de sa vie. Cette anthologie recueille des voix poétiques d'une nation qui se cherche (comme toutes les autres).
Résumé : Comment faire vivre un amour franco-britannique ? Comment résister à la fin d'une civilisation ? Voilà deux questions, inextricablement liées, qui taraudent l'esprit d'un Écossais fatalement épris de la France, pays dit des Lumières universalistes. Dès son adolescence d'une difficulté exaltante dans les années 80, sur fond de deuxième Guerre froide et de Dame de Fer, l'auteur se débat avec ses démons staliniens et une fascination croissante pour un pays : celui du rêve et du romantisme (et de l'amour et du sexe). Dans ce récit de voyage intime, littéraire et politique, entre Royaume désuni et France déchirée, en passant par un bloc soviétique en pleine décomposition, on croise des épisodes et des personnages " symptomatiques " : individus dits " ordinaires ", hommes et femmes politiques, intellectuels d'envergure, dont Michel Houellebecq, qui, en tant que muse, collaborateur et objet d'étude et de traduction, l'accompagnera sur ce chemin de calvaire. De Fêtes de l'Humanité en tours des ruines post-communistes en atrocités islamistes, ce Candide écossais se heurte aux bouleversements de son réel. Rien n'arrêtera plus sa promenade vers la porte de Brandebourg. La Haçienda, boîte de nuit célébrissime d'inspiration situationniste à Manchester, se voit convertie en appartements de luxe. Le siège à la Place Colonel Fabien accueille des défilés de Prada. À Bobigny, la cité Karl Marx tombe sous des bulldozers frappés du slogan " Avenir, déconstruction ". Entre-temps, ces deux pays conservent leurs petits côtés d'utopie : les jeunes Français se ruent vers la Tamise ; les vieux Britanniques se jettent sur le Bergerac. Et le seul Albert Camus que nous méritons, c'est à dire Houellebecq, sous l'emprise d'une fée verte, évoque une guerre civile pour éliminer l'islam de France. Ce qui commence à se dessiner. En outre, son pays joue avec le Brexit et la fin de sa propre existence. Dans ces Mémoires d'Outre-France, notre auteur, un Chateaubriand bolchevique et britannique, nous semble nostalgique. De sa jeunesse perdue ? Du communisme ? De deux pays au bord de la disparition ?
Dans ce roman, Gavin Bowd nous montre que la poésie peut "changer la vie" ; du moins, elle fait de la vie de Pierre de Chastellart, poète français et protestant, le séducteur et l'amant d'une nuit de la belle et catholique Marie Stuart. Des bords de la Loire aux contrées sauvages et brumeuses de l'Ecosse, le héros mène sa quête, armé de ses seuls poèmes et de sa seule musique, et suspend un instant dans la splendeur de l'amour un monde qui s'abîme, au nom de Dieu, dans la guerre fratricide.
Sans doute apparaît-il farfelu, sinon incongru, d'associer le Parti communiste français (PCF) et la Grande-Bretagne dans un même ouvrage. Cela peut se comprendre. Après tout, à son apogée dans l'après-guerre, le Parti communiste de Grande-Bretagne (CPGB) ne comptait que deux députés et 50 000 adhérents, alors qu'au même moment le PCF rassemblait près de 30 % des votants et participait au gouvernement de coalition issu de la Résistance. Néanmoins, les communismes britannique et français méritent comparaison : le PCF et le CPGB furent fondés dans deux pays voisins de taille similaire et de niveau économique comparable, à la fois alliés et rivaux dans le développement de leurs empires coloniaux. En outre, les destins contrastés de ces partis nous offrent un aperçu original sur les cultures de leurs pays respectifs, notamment en ce qui concerne les similarités et les différences des mouvements ouvriers britanniques et français. Une étude des relations entre les deux partis permettra ainsi d'examiner dans quelle mesure leurs visées internationalistes ont su, parfois, surmonter ces différences culturelles. Puisant dans les archives des deux côtés de la Manche, cet ouvrage suivra la chronologie de la montée et du déclin des deux organisations, tout en se penchant de manière plus thématique sur le regard que les partis communistes français et britannique portèrent l'un sur l'autre et réciproquement.
C'est avant la Grande Guerre, sur la frontière entre. la Hongrie et la Roumanie, qu'Emmanuel de Martonne commence son immense oeuvre de géographe. Epris d'un paysage et d'un peuple - il leur consacrera plus de soixante ouvrages -, cet éminent savant se mettra au service de la cause de la "Grande Roumanie" en tant que "traceur de frontières" à la Conférence de Versailles, ensuite comme "missionnaire" de la France, notamment dans la Transylvanie "libérée", et défenseur des nouvelles frontières contre le révisionnisme hongrois et la Geopolitik allemande. Ceci est la première étude compréhensive sur Emmanuel de Martonne et la Roumanie, s'appuyant sur des oeuvres mais aussi sur des documents d'archives. Elle situe l'évolution de cette relation dans le contexte mouvementé de la première moitié du vingtième siècle. Mais puisque de Martonne est un pionnier et un passeur, elle considère aussi son influence profonde sur l'école géographique roumaine, et le destin de son oeuvre sous la dictature communiste et jusqu'à nos jours. Au cours de cette histoire, on voit combien la géographie peut être instrumentalisée dans les projets politiques, les rivalités sur les territoires et les débats identitaires. Avec Emmanuel de Martonne en Roumanie, nous sommes bien aux frontières de la géographie.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.