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LA STRATEGIE DU CONATUS AFFIRMATION ET RESISTANCE CHEZ SPINOZA
BOVE
VRIN
38,00 €
Épuisé
EAN :9782711612727
Caute". L'impératif que Spinoza inscrit sur son sceau n'est pas un simple conseil de prudence. C'est l'exigence immanente et vitale à laquelle chacun est tenu par son droit naturel. La thèse d'une nature stratégique des conatus conduit à lire - dans le spinozisme - une ontologie dynamique de la décision des problèmes. Sur cette voie, la théorie des affects est revisitée à partir de l'Habitude, puissance constitutive de l'existence actuelle des hommes aussi bien que des nations. L'auteur montre que c'est sur le terrain de l'analyse politique que s'est élaborée l'idée d'une stratégie du conatus. Mais c'est en concevant la souveraineté à partir de la résistance-active du corps toujours singulier de la multitude, que Spinoza propose, au coeur de l'âge classique, une approche radicalement nouvelle de l'Etat, de la citoyenneté et de l'histoire.
Départ dans la nuit et Non-lieu sont les deux dernières oeuvres d'Emmanuel Bove. Elles sont ici regroupées car on peut les lire dans la continuité, l'intrigue de Non-lieu commençant où s'achève celle de Départ dans la nuit. Ce sont deux romans d'initiation, d'initiation à la solitude et à la mort. Départ dans la nuit raconte l'évasion d'une douzaine de prisonniers d'un camp allemand. Le livre s'achève sur l'arrivée en France du narrateur. Il rentre seul, après avoir abandonné ou perdu en route ses compagnons. Le projet du roman pourrait se résumer ainsi : de la communauté impossible à la solitude irrémédiable. A l'inverse, Non-lieu montre le personnage en butte à l'hostilité ou l'indifférence de ses compatriotes dans la France occupée. Il s'efforce de briser le cercle maudit de la solitude, sans succès. Se sentant persécuté, le narrateur s'enfuit pour trouver, dans le paradoxe, la paix qu'il recherche : "Je me retournai. Deux gardes espagnols s'approchaient de moi. Je savais qu'ils allaient me conduire en prison mais ça m'était égal : j'étais libre".
Résumé : LIRE CAMUS au-delà de la "philosophie de l'absurde" et de l'image sartrienne d'un " moraliste " tourné contre l'histoire, c'est le projet de cet ouvrage qui revisite l'oeuvre en éclairant ses soubassements immanentistes et sa critique radicale de la modernité. Son fil d'Ariane est une philosophie du corps déchiffrée à travers le récit de L'Etranger et les peintures du Christ de Piero della Francesca que Camus admire. Et ce sont alors les thèmes de la résurrection du corps et de la transfiguration qui permettent d'explorer les axes les plus prospectifs des textes dans les domaines de l'éthique, de la politique et de l'histoire. Ce livre montre qu'il y a encore, pour nous, aujourd'hui, dans l'expérience singulière et l'oeuvre courageuse d'Albert Camus, de quoi penser et résister.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.