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Dominer la ville. Prévôts des marchands et échevins parisiens de 1260 à 1350
Bove Boris
CTHS EDITION
36,00 €
Épuisé
EAN :9782735505234
Que sait-on de la vie de la grande bourgeoisie parisienne à l'époque de son âge d'or, aux XIIIe et XIVe siècles ? Le portrait de groupe des échevins et des prévôts des marchands qui animent la municipalité de la capitale introduit au c?ur de cette catégorie sociale. Cette collection de magistrats forme un milieu cohérent, qui domine la ville. Le pouvoir économique du marchand et du propriétaire se double chez eux de l'influence politique que confèrent les carrières au service du roi et des seigneurs du sol, pour faire d'eux une élite urbaine au pouvoir polymorphe. Cerner les dimensions de ce pouvoir et son expression sociale permet d'introduire, au delà du cas des échevins, à une anthropologie de la grande bourgeoisie de Paris, dont toutes les pratiques sociales sont commandées par le souci de distinction, que ce soit à travers l'onomastique ou l'héraldique, les structures complexes de la famille bourgeoise ou les pratiques religieuses exaltant la notabilité, ou encore le goût pour la culture courtoise. La proximité de leurs pratiques sociales avec celles de la noblesse n'implique pas, cependant, un quelconque désir de se fondre en son sein. A la veille de la révolte d'Étienne Marcel, les échevins et leurs pairs constituent une élite urbaine puissante, brillante, consciente de sa spécificité et fière d'elle-même.
Onze historiens ont mis leur science au service de l'histoire de Paris, pour en éclairer un aspect à la lueur de leurs propres travaux et des derniers acquis de la recherche. C'est ainsi que sont tour à tour abordées la question de la place des saints fondateurs dans la ville, celle de l'évêque, des enceintes, de la justice, de la bourgeoisie, de l'assistance, des femmes, de l'université, de l'aristotélisme, du roi en son palais et de la guerre civile. Ce sont autant de portraits d'une ville aux visages multiples qu'il est difficile de saisir dans son ensemble, mais leur mise en série permet ici de s'en faire une idée. Il en ressort néanmoins que Paris cumule déjà à cette époque les fonctions économiques, religieuses, intellectuelles, curiales et politiques, ce qui est unique en Occident où les villes peuvent rarement s'enorgueillir de plus de deux ou trois fonctions : Gand est avant tout une cité industrielle, Bologne une ville universitaire, Venise un pôle commercial... Cet épais feuilletage de fonctions variées est probablement l'explication de l'exceptionnel développement de Paris au Moyen Age.
Résumé : L?histoire économique est en déshérence. Médiévales la revisite sous l?angle du travail. Paris s?y prête très bien, car les statuts de ses corporations ont longtemps servi de modèle pour penser l?économie urbaine médiévale.
Résumé : La France des XIVe et XVe siècles est marquée par la tragédie : famines, pestes, révoltes populaires, conflits civils et militaires... C'est le siècle de la "Guerre de Cent Ans". La durée du conflit, les souffrances de ceux qui l'ont provoqué ou en ont pâti, interdisent cependant de le résumer à l'apparence des événements dramatiques. Ainsi, ce livre s'attache moins à la narration circonstanciée des malheurs de ces guerres sans fin qu'à les comprendre, afin de restituer l'ordre qui se cache derrière le chaos des apparences. L'"automne du Moyen Age" est marqué par l'affirmation de l'Etat monarchique, une construction territoriale unifiée par la soumission à la souveraineté du roi. La conscience d'une identité "nationale", incarnée par Jeanne d'Arc, se forge dans la douleur d'un siècle de fer, alors que Charles VII (1422-1461) n'est plus un prince féodal mais un véritable chef d'Etat. Boris Bove renverse des idées reçues à propos de la "crise" des XIVe et XVe siècles : il invite à se méfier des chroniqueurs, trop enclins à détecter les signes annonciateurs de l'Apocalypse. Le temps de la guerre de Cent Ans n'est pas celui d'une décadence globale mais une période tourmentée et féconde, comme en témoigne l'éclat des arts, des lettres et de la vie de cour et qui parvient, malgré tout, à renaître et à édifier les fondements d'un monde nouveau.
Bove Boris ; Deluermoz Quentin ; Lyon-Caen Nicolas
Capitale des révolutions", Paris entretint longtemps des relations ambivalentes avec l'Etat français, monarchique puis républicain. Entre affrontement et collaboration, l'ascension de la ville est scandée par des épisodes majeurs : la révolte du prévôt des marchands Etienne Marcel, le départ de Louis XIV à Versailles, la répression de la Commune, la descente des Champs-Elysées par le général de Gaulle en 1944... Du Moyen Age à l'élection du premier maire de Paris au suffrage universel, en 1977, l'histoire nationale n'a cessé d'investir la scène urbaine. Explorer les multiples dimensions de ce récit, c'est prendre en considération l'enchevêtrement des rapports entre un peuple divers et des dirigeants variés, entre les manifestations de la souveraineté populaire et la limitation des risques de soulèvement. C'est enfin comprendre comment les Parisiens sont devenus les acteurs de leur propre histoire. Dans cette recherche constante d'un équilibre entre autorité de l'Etat, autorité locale et aspirations des habitants, réside le fondement d'une histoire partagée, celle d'une capitale unique qui, à chaque époque, réinvente sa modernité à partir de cet héritage.