Dans son recueil Plus vif que la mort, Bouzid Herzallah ose la transgression qui est l'essence de toute poésie. Cette audace traverse tous les registres de l'expérience vécue : solitude, mort d'êtres chers, religion, amour, temps qui passe. Dans le même temps, Bouzid Herzallah invite à la réflexion sur le poème, sur le rôle des poètes et de la poésie. "Je fais dans la duperie pour que la langue vienne à moi." "D'une langue incapable d'atteindre l'angoisse toute obscurité du poème comptant en millions mes semblables étranglés par la mort." Cette transgression pourrait paraître provocation si elle n'interrogeait la posture du poète dans le monde d'aujourd'hui, obligeait à réfléchir sur l'écart entre la radicalité de l'expérience de vivre et la radicalité du verbe poétique. Ce recueil d'humanité profonde témoigne de la déchirure de soi et du monde, déborde la géographie d'un pays que le poète ne cesse d'évoquer avec humour ironique, chevauchant avec passion le désir et l'amour de la vie.
On ne s'attendait pas à ce que Bouzid Herzallah ressente un tel manque et un tel sentiment d'abandon. Il n'était pas non plus exclu qu'il cesse définitivement d'écrire face aux évidences d'une réalité qui s'écroule et à une mort banale dépourvue de sens et de vraies douleurs. Il s'est trouvé alors obligé de creuser dans ce qui reste en lui et de lui-même seul, tout en étant possédé par la question de ce qui a pu arriver à la question. Ce qui le ramène à son " argile " et à sa source première. Ceci lui offre une dernière chance pour que devienne pertinente l'interrogation et qu'il se trouve ainsi dispensé des réponses inespérées. Pour continuer à écrire et devant le doute de pouvoir arriver, il demande secours à ses proches et à ceux ayant des privilèges spéciaux. Au milieu d'une multitude de solutions, il reste, libre et libertin, et sans destination convaincante... C'est ainsi qu'il est sans doute devenu lui-même sa propre et dernière " destination ". Adel Sayad.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !