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Rue Transnonain, 14 avril 1834. Un massacre à la française
Bouyssy Maïté
LAMBERT-LUCAS
36,00 €
Épuisé
EAN :9782940817191
Au matin du 14 avril 1834, une douzaine de petits bourgeois parisiens sont massacrés à Paris, quartier Beaubourg, rue Transnonain n° 12. On connaît l'image de Daumier qui en fut la " mémoire " au sens rhétorique. L'affaire fort renseignée mais non élucidable dévoile la nature impériale de la monarchie constitutionnelle de Louis-Philippe et de la société sortie de la Révolution de 1830. Des réseaux se sont formés au sein de l'armée et des complicités se sont forgées à Alger avant d'infléchir les pratiques en métropole, en passant par Grenoble. Une bavure n'étant jamais fortuite, celle-ci peut s'inscrire dans ces " journées qui firent la France ", dans la discrétion de règlements de compte multiples. Le tout fut joué et surjoué en un lieu de théâtre et comme au théâtre, ce qui donne à cette tragédie le parfum d'un simple drame.
Cet ouvrage, écrit par des pédopsychiatres, traite de situations d'urgence psychiatrique chez les enfants et les adolescents. Sont abordés sous forme de schémas diagnostics et thérapeutiques, avec des arbres de décision, 16 situations fréquentes: agitation; conduites à risques; fugue; intoxications; tentatives de suicide, etc. L'ouvrage comporte également une description des structures de soins psychiatriques et des prises en charges sociales. Un chapitre entier est consacré aux médicaments de l'urgence psychiatrique, aux différentes échelles d'évaluation et aux recommandations de l'HAS.
Résumé : Ce livre déploie l'implicite d'un étrange petit carnet écrit entre 1824 et 1834, intitulé Le Salon imaginaire ou le 2e siècle de Bertrand Barère de Vieuzac, titre posé de la main de son auteur, l'ancien rapporteur du Comité de salut public de l'an II. Or, que veut, que peut un Salon imaginaire, si ce n'est parler de ce dont il n'est pas question : la Révolution française. Ces 230 notices dans l'esprit des Salon de peinture du temps brassent les époques et les lieux, pour dire sans dire les moments critiques de l'action. L'invention de tableaux à peindre, rarement la reprise d'oeuvres réalisées, permettent de ne rien forclore. L'avenir du passé persiste et nourrit la réflexion sur le tragique de la décision qu'elle soit directement politique ou non. Les situations paroxystiques dans le goût de David, leur présentification mentale évoquent les premiers rôles, les complices et les comparses, presque toujours néfastes dans un entrelacs de métaphores cryptées et d'allégories en action. Les voix du silence permettent d'opposer au présent désespérant, celui de la Restauration, la sensibilité préromantique de la seconde génération des Lumières qui fit la Révolution. L'horizon d'attente reste celui d'une humanité réconciliée avec elle-même, de là, le renvoi au XXe siècle. Cette rêverie vagabonde d'un des acteurs majeurs de la Révolution permet une authentique page d'histoire culturelle du politique.
Résumé : Au coeur du Cantal, dans la chaleur de l'été 1914, les hommes se résignent à partir se battre, là-bas, loin. Joseph, tout juste quinze ans, doit prendre soin de la ferme familiale avec sa mère, sa grand-mère et Léonard, vieux voisin devenu son ami. Dans la propriété d'à côté, Valette, tenu éloigné de la guerre en raison d'une main atrophiée, ressasse ses rancunes et sa rage. Et voilà qu'il doit recueillir la femme de son frère, Hélène, et sa fille, Anna, venues se réfugier chez lui. L'arrivée des deux femmes va finir de bouleverser un ordre jusque-là immuable et réveiller les passions enfouies.
Résumé : Ce livre a pour ambition de comprendre un fait à l'origine très parisien. Pourquoi donc les massacrés du n° 12, rue Transnonain, notre rue Beaubourg, le 14 avril 1834, ont-ils bien davantage hanté la mémoire nationale et républicaine que les Lyonnais des faubourgs de Vaise écrasés au même moment pour avoir voulu instaurer un premier mutuellisme ? La célèbre lithographie de Daumier a inscrit l'événement par son fonctionnement tout rhétorique. Son "réalisme" n'est pas stylistique, il est politique. Son cadavre donne à contempler le peuple, mais mort...
On savait que la littérature intéressait Benveniste, qu'il avait été lié au mouvement surréaliste (dont il signe le manifeste La Révolution d'abord et toujours ! en août 1925) ; on savait depuis Henri Meschonnic que par sa pensée de la "subjectivité dans le langage" et du "sémantique sans sémiotique", il rendait possible une poétique. Aussi est-ce sans étonnement qu'on a retrouvé dans ses archives 370 feuillets manuscrits classés dans un dossier sobrement intitulé "Baudelaire", datant pour l'essentiel de 1967.
Dans une région montagneuse et tourmentée de l'Afrique Occidentale, où le problème de la subsistance se pose de façon aiguë, une population a frappé depuis longtemps les observateurs par la hardiesse de son architecture, la qualité de son artisanat, la vitalité de ses rites et la beauté de ses manifestations culturelles. Depuis les travaux classiques de Marcel Griaule, les Dogon sont un des hauts lieux de la littérature ethnographique. Geneviève Calame-Griaule, sa fille, en renouvelle l'étude. Civilisation du verbe : le mythe même de la création y atteste le rôle primordial de la parole. Les ancêtres des hommes, êtres proches du poisson, descendus sur la terre avec "l'Arche du monde", reçoivent le miracle de la parole de Nommo, leur compagnon, lui-même fils de l'oeuf fécondé par la "parole" d'Amma. Dans ce monde créé, tout "parle". L'homme cherche son reflet dans tous les miroirs d'un univers à son image, dont chaque brin d'herbe, chaque moucheron, est porteur d'une "parole", d'un symbole. Si la réalité est ainsi comme un livre dont il faut, pour un esprit dogon, interpréter les signes et décoder le message, il est clair que ces "archives de la parole du monde" se sont constituées, au cours des siècles, selon des habitudes et des lois qui dominent la mentalité dogon. D'où une théorie et une mythologie de la parole ; d'où l'inventaire de ses rôles dans la vie amoureuse et religieuse comme dans la solution des conflits sociaux ; d'où sa place enfin parmi les autres moyens d'expression que sont la plastique et la musique. C'est toute la conscience qu'une collectivité a d'elle-même et du monde qui nous est ainsi restituée. Vaste inventaire. Patient déchiffrement. Mais cette analyse exemplaire que fait Geneviève Calame-Griaule des rapports entre le langage et une société particulière revêt alors un sens universel." (Présentation de la première édition, Paris, Gallimard, 1965) Geneviève Calame-Griaule.