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VENEZ, CAR TOUT EST PRET - LETTRE A UN CATECHUMENE POUR LE PREPARER A LA COMMUNION EUCHARISTIQUE
BOUYER LOUIS
AD SOLEM
20,20 €
Épuisé
EAN :9791090819023
Venez, car tout est prêt est le premier livre de Louis Bouyer (1912-2004), écrit en 1936, alors qu'il était encore pasteur luthérien, et qui n'a jamais été réédité depuis sa première parution. Louis Bouyer le considérait comme son meilleur livre. Il est composé de trois lettres destinées à préparer à la communion eucharistique. On y trouve déjà les grands thèmes que Louis Bouyer développera après qu'il sera devenu catholique : la liturgie comme rencontre personnelle avec le Christ, la Parole de Dieu et son lien avec les sacrements, l'eucharistie comme mystère d'unité - des hommes entre eux et, dans le Christ, avec le cosmos tout entier, qui apparaît déjà transfiguré dans cette rencontre avec son Créateur. "Vous allez rencontrer le Christ, comme Nathanaël, comme la Samaritaine au puits de Jacob, comme Paul sur le chemin de Damas, comme des multitudes d'autres, comme nous tous. Toute notre religion prend sa source dans une rencontre avec lui, rencontre de personne à personne, aussi réelle, aussi effective, aussi vivante et concrète que la rencontre d'un homme avec un autre homme, mais infiniment plus intime, plus pénétrante, plus transformante".
En janvier 1960, dom Lambert disparaissait alors que son ami Jean XXIII préparait déjà activement le Concile qui allait consacrer deux grands combats de sa vie: le renouveau liturgique et le développement d'un oecuménisme catholique. Dans cette "évocation" de la vie du bénédictin, Louis Bouyer - profondément marqué et inspiré par la vie et l'oeuvre de dom Lambert - nous fait saisir dans le vif l'unité profonde de cette double orientation, décrivant de façon pénétrante sa personnalité et sa physionomie spirituelle. La réédition de cet ouvrage peut contribuer de manière salutaire - comme un retour aux questions premières - à l'actuel débat de la "paix liturgique".
Entre tous les livres publiés en l'honneur de la Sainte Vierge, celui-ci mérite une place à part : c'est une synthèse doctrinale, un livre de théologie mariale. C'est aussi et surtout une anthropologie surnaturelle que le père Bouyer nous présente, une anthropologie vue sous l'angle typique de la figure de Marie. « Tous les thèmes familiers à la méditation chrétienne sont repensés par le fond, avec une force sobre et vigoureuse, méfiante pour tous les excès imprudents... Et si le protestantisme est sévèrement blâmé pour son incompréhension du mystère mariologique, l'auteur par sa connaissance intime des sensibilités réformées nous a pourtant fourni le seul livre sur ce sujet que l'on peut avec bonne conscience conseiller à un lecteur protestant. On connaît en outre les affinités du père Bouyer avec la pensée orientale... Méthode de pensée essentiellement dialectique parce que souple et englobante, mais jamais molle, jamais diplomatique, au besoin même guerrière : un humanisme fier de sa noble ascendance : Athanase et Antoine, Citeaux avec son "amour des lettres" et son "désir de Dieu", Erasme, Newman... Et à travers tout un souci oecuménique par instinct. En Marie se trouve sauvegardée, exaltée par Dieu lui-même, la noblesse de la femme, sa créature, envers qui le Fils éternel se comporte en parfait gentilhomme" (Hans Urs von Balthasar).
Ce livre est une synthèse du christianisme, et il est plein de science (... ], c'est une école de vie spirituelle puisée directement aux authentiques "sources chrétiennes" ; le mystère chrétien [ramené] à ce qu'il a de pur, de constant, d'éternel [... ]. En même temps qu'il instruit, ce livre forme : il donne des idées, mais il apprend aussi comment en acquérir, il indique la voie - ; c'est plus qu'une méthode ! - ; pour lire les textes avec intelligence, les admirer, prier sur eux, vivre d'eux, parler d'eux. " Ainsi s'exprimaient l'enthousiasme et l'admiration de Dom Jean Leclercq quand paraissait, en 1946, le premier grand ouvrage de Louis Bouyer. C'est aussi un de ses plus inspirés et celui qui a eu la plus large diffusion. Le cardinal Jean-Marie Lustiger déclara au sujet de ce livre : " On y perçoit le génie qui ressaisit l'essentiel de façon neuve, puisant ce qui est constitutif de la Révélation et de son expression dans la Tradition. " Comme " La Bible et l'Evangile ", il appartient au nombre de ces rares ouvrages qui transmettent la fraîcheur d'une découverte, qui ont stimulé une nouvelle prise de conscience dans le peuple chrétien. On ne saurait classer avec précision ce texte qui unit érudition, profondeur théologique, élan spirituel et tension mystique. D'une part, il exprime le goût et la recherche passionnée d'une liturgie vivante, en abondant en descriptions et en précisions rituelles - ; bien qu'il s'agisse de cérémonies qui ont beaucoup changé depuis - ; , d'autre part, il offre une véritable mine de notes théologiques perçantes, par lesquelles s'exprime le trésor d'une tradition toujours à l'oeuvre. -- 'This book, a synthesis of Christianity, is full of science (... ], a lesson in spiritual life drawn directly from the authentic "Christian Sources', the Christian mystery [reduced] to its purest, most constant, eternal elements [... ]. As it informs us, it also teaches : it provides ideas, but also shows how to find our own ; it shows how - much better than a method ! - to read the texts with intelligence, admiration, accompany them with prayer, live them, speak of them. ' So Dom Jean Leclercq expressed his admiration and enthusiasm when Louis Bouyer's first important work was published in 1946. It was also one of his most inspired works, and one of the most widely distributed. Cardinal Jean-Marie Lustiger said of this book : 'You can see the genius that seizes the essence in a new way, drawing the substance of the Revelation and its expression in Tradition. ' Like 'La Bible et l'Evangile', this is one of those rare works which transmit the freshness of a discovery, stimulating a new awareness among Christians. It would be difficult to categorize this book, which combines erudition, theological depth, spiritual force and mystical tension. On the one hand, it expresses the desire and the passionate search for living liturgy by multiplying descriptions and ritual precision - even though it deals with ceremonies that have changed a lot since it was written - and on the other, it offers a wealth of discerning theological notes. Through this treasure, an on-going tradition is expressed.
Résumé : Quel intérêt présente aujourd'hui la personnalité et l'oeuvre de saint Philippe Néri (1515-1585) ? Avant tout le fait que ce prêtre italien du XVIe siècle était un homme libre et qu'il peut nous apprendre le sens de la vraie liberté. Saint Philippe, ce Florentin de la Renaissance, ne s'est jamais laissé enfermer dans l'"armure de la Contre-Réforme", pour reprendre une formule de Newman. Transporté dans la Rome de son temps (une Rome qui n'avait pas grand-chose à envier à celle de la mafia aujourd'hui), cet homme sans carapace, jamais tendu, souriant toujours et souvent riant aux éclats, a montré des nerfs d'acier, un coeur de flamme. Dépouillé spontanément, enraciné dans l'essentiel, il a su comme personne "s'adapter", selon cet instinct de la vraie charité qui sait que l'adaptation passe par une ouverture de tout l'être à toute la vérité ; là est la seule manière d'y gagner les autres. L'Oratoire, la libre société de prêtres qui s'est spontanément constituée autour de lui, n'a jamais eu d'autre message. C'est la conviction que Louis Bouyer veut faire partager dans cette biographie, qui reparaît pour le 500e anniversaire de la naissance de saint Philippe Néri.
Gravir avec lenteur, là où disparaissent les chemins, les sentiers, là où rien n'altère la noble attente de la roche, la trahison des graviers, les cris du glacier, "L'homme passe l'homme" écrit Pascal. Encore faut-il pouvoir entendre résonner en soi le bruit de la source - la parole de l'origine - qui nous appelle à nous dépasser. L'échelle invisible désigne moins un passage qu'un espace dans lequel la Parole peut s'entendre : dans les mots du poète "qui aspire au ciel". Cette aspiration est universelle, mais c'est dans la solitude d'un chemin toujours particulier - celui de sa propre existence - qu'elle acquiert une valeur exemplaire. L'échelle est invisible. C'est la grâce de la parole du poète que de la faire apparaître dans la confidence d'une expérience dans laquelle nous pouvons puiser la force de notre propre ascension. et confier à la cascade que crache la glace, mourant dans un lac, oublié de la vallée, quelques secrets, quelques blessures, quelques prières ; la plénitude d'être là, si seul, ivre de toi.
Dans le deuxième roman de Joseph Malègue, Pierres noires : Les Classes moyennes du Salut, réalise une "fresque historique" de l'installation de la IIIe République : laïcité, déclin des notables liés à la Monarchie, l'Eglise, l'Empire, montée d'une classe nouvelle qui les supplante dans une ville d'Auvergne imaginaire, emblématique d'une mutation de la France toute entière. Malègue observe le déclin de cette classe sociale à laquelle sa famille petite-bourgeoise était liée avec le sens proustien du temps qui passe et la distance du sociologue, sans regret ni révolte. Il se préoccupe surtout du drame spirituel des "classes moyennes du Salut". Soit les chrétiens attachés à l'évangile, mais peu désireux de lui sacrifier, le cas échéant, leur bonheur terrestre. Comme dans Augustin ou le Maître est là, Malègue s'y rapproche encore plus de Proust par l'abondance de ce qu'il enregistre, décrit puis dissèque longuement et finement : beauté de la féminité, mais aussi divisions sociales implacables, fortunes détruites, mariages ratés, suicides illustrant la fin des notables catholiques. Pierres noires est considéré par les critiques comme supérieur à son premier roman (Augustin). Les "pierres noires" sont les pierres volcaniques d'Auvergne et du Cantal avec lesquelles sont construites de nombreuses maisons de ces régions. Les "Classes moyennes du Salut" sont les chrétiens médiocres (où Malègue se situait lui-même), non "classes moyennes de la sainteté". Joseph Malègue (1876-1940) est considéré comme le "Proust catholique". Ecrivain lu avec ferveur par le pape Paul VI qui voit en lui le "conteur de l'histoire de l'âme", et par le pape François comme le grand romancier moderne des "classes moyennes de la sainteté". Nouvelle édition, présentée par José Fontaine