Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Gnôsis. La connaissance de Dieu dans l'Ecriture
Bouyer Louis
CERF
19,00 €
Épuisé
EAN :9782204121040
Dans ce deuxième volume de la troisième trilogie qui parachève sa grande synthèse doctrinale, Louis Bouger explique comment est donnée la connaissance (gnôsis) du Mystère au centre de la foi chrétienne, tel qu'il a été présenté dans le premier volume : Mysterion. De même que le Mystère chrétien se distinguait radicalement des mystères ésotériques de l'Antiquité, la véritable gnose n'est pas une variante des élucubrations gnostiques réservées à des initiés et combattues par les Pères de l'Eglise. Car ce n'est pas une science humaine dont le divin serait l'objet, mais l'acte par lequel Dieu se révèle à tous et donne à percevoir l'ampleur de son dessein, autrement dit sa Parole vivante. L'Ecriture (Premier et Nouveau Testament) s'avère ainsi la source, l'aliment et le critère de la vie de l'Eglise, c'est-à-dire de la Tradition. Les recherches exégétiques aident à découvrir la fécondité des textes inspirés pour les célébrations sacramentelles et liturgiques, la prière et la contemplation personnelles, l'élaboration du dogme et le développement théologique, la prédication et les oeuvres de charité, dont la quête de l'unité dans l'oecuménisme...
Résumé : Quel intérêt présente aujourd'hui la personnalité et l'oeuvre de saint Philippe Néri (1515-1585) ? Avant tout le fait que ce prêtre italien du XVIe siècle était un homme libre et qu'il peut nous apprendre le sens de la vraie liberté. Saint Philippe, ce Florentin de la Renaissance, ne s'est jamais laissé enfermer dans l'"armure de la Contre-Réforme", pour reprendre une formule de Newman. Transporté dans la Rome de son temps (une Rome qui n'avait pas grand-chose à envier à celle de la mafia aujourd'hui), cet homme sans carapace, jamais tendu, souriant toujours et souvent riant aux éclats, a montré des nerfs d'acier, un coeur de flamme. Dépouillé spontanément, enraciné dans l'essentiel, il a su comme personne "s'adapter", selon cet instinct de la vraie charité qui sait que l'adaptation passe par une ouverture de tout l'être à toute la vérité ; là est la seule manière d'y gagner les autres. L'Oratoire, la libre société de prêtres qui s'est spontanément constituée autour de lui, n'a jamais eu d'autre message. C'est la conviction que Louis Bouyer veut faire partager dans cette biographie, qui reparaît pour le 500e anniversaire de la naissance de saint Philippe Néri.
C'est en 1950 que le père Louis Bouyer faisait paraître son livre " Le Sens de la vie monastique ". On mesure mal aujourd'hui combien ses intuitions étaient neuves. En effet, depuis lors, elles sont devenues, pour une large part, la pensée commune sur la vie baptismale et la vie chrétienne. Même s'il s'adressait d'abord aux moines, Louis Bouyer visait aussi les chrétiens dans le monde : " Le présent livre s'adresse d'abord aux moines. Il voudrait simplement leur montrer que leur vocation dans l'Eglise n'est pas, n'a jamais été, une vocation particulière. La vocation du moine, c'est et ce n'est que la vocation du baptisé. Mais c'est la vocation du baptisé parvenue, dirai-je, à son maximum d'urgence. " Dans cet ouvrage, c'est à une réflexion sur l'essence même de la vie chrétienne que se livre le père Bouyer. Et inséparablement une réflexion sur l'essence profonde de la sainteté. Avec son " Introduction à la vie spirituelle " et " Le Sens de la vie sacerdotale ", l'un des grands théologiens du renouveau ecclésial du XXe siècle déploiera en une trilogie sur les trois " états de vie " (baptisé, consacré, sacerdotal) les intuitions et les thèses de ce livre initial. -- It was in 1950 that Father Louis Bouyer published his book 'Le Sens de la vie monastique'. We little realize today how innovatory his intuitions were. In fact, since then, they have become for the most part generally accepted opinion on baptismal and Christian life. Although he was primarily addressing monks, Louis Bouyer was also speaking to Christians in the world : 'This book is first and foremost intended for the brotherhood. Its aim is simply to show them that their vocation in the Church is not, and never has been, a unique one. The vocation of brotherhood is the vocation of the baptized, no more and no less. But it is the vocation of the baptized at its most urgent. ' In this book, Father Bouyer conducts a reflection on the very essence of Christian life. At the same time, inexorably, a reflection on the deep essence of sainthood. With his 'Introduction à la vie spirituelle' and 'Le Sens de la vie sacerdotale', one of the great theologians of the ecclesial revival of the 20th century unfolds the intuitions and the theses of this initial work in a trilogy of three 'stages of life' (baptism, consecration, sacerdocy).
Entre tous les livres publiés en l'honneur de la Sainte Vierge, celui-ci mérite une place à part : c'est une synthèse doctrinale, un livre de théologie mariale. C'est aussi et surtout une anthropologie surnaturelle que le père Bouyer nous présente, une anthropologie vue sous l'angle typique de la figure de Marie. « Tous les thèmes familiers à la méditation chrétienne sont repensés par le fond, avec une force sobre et vigoureuse, méfiante pour tous les excès imprudents... Et si le protestantisme est sévèrement blâmé pour son incompréhension du mystère mariologique, l'auteur par sa connaissance intime des sensibilités réformées nous a pourtant fourni le seul livre sur ce sujet que l'on peut avec bonne conscience conseiller à un lecteur protestant. On connaît en outre les affinités du père Bouyer avec la pensée orientale... Méthode de pensée essentiellement dialectique parce que souple et englobante, mais jamais molle, jamais diplomatique, au besoin même guerrière : un humanisme fier de sa noble ascendance : Athanase et Antoine, Citeaux avec son "amour des lettres" et son "désir de Dieu", Erasme, Newman... Et à travers tout un souci oecuménique par instinct. En Marie se trouve sauvegardée, exaltée par Dieu lui-même, la noblesse de la femme, sa créature, envers qui le Fils éternel se comporte en parfait gentilhomme" (Hans Urs von Balthasar).
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !