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KARL POPPER OU LE RATIONALISME CRITIQUE
BOUVERESSE
VRIN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782711600878
Le développement de l'irrationalisme, qui a correspondu de façon paradoxale à l'essor contemporain de la science, n'est, en fait, à y bien regarder que l'effet d'une foi déçue dans un rationalisme dogmatique postulant que notre savoir peut être fondé et atteindre la certitude. Plaider pour la raison, ce que Popper a fait en ce siècle avec une force inégalée, c'est donc en proposer par contraste une image critique: la volonté de mettre sans cesse à l'épreuve nos idées sans jamais les considérer comme êtablies est le seul caractère fondamental de la pensée rationnelle, puisque l'erreur est le seul absolu, et que l'on ne peut progresser du coup qu'en en acceptant le risque au lieu de le fuir. Dès lors, il devient d'abord possible à Popper de restituer à la science naturelle son projet fondamental, en réhabilitant sa prétention à être théorique - contre l'empirisme -, à décrire vraiment la réalité - contre l'idéalisme -, à être objective - contre le psychologisme et le sociologisme. Mais il devient aussi possible de définir au niveau de l'action le véritable progressisme politique, en démystifiant la tentation totalitaire, en défendant un réformisme sans illusion, soucieux de tester toute initiative, et de soumettre tout pouvoir à un contrôle. Au-delà pourtant de la méthodologie, c'est une véritable métaphysique qu'on voit se dessiner en dernier lieu dans l'oeuvre de Popper: métaphysique d'un monde indéterministe, ouvert, tel qu'en lui aient pu émerger la vie, l'homme, et ce "monde des idées" autonome, produit par l'homme et permettant à ce dernier de connaître l'univers qui le contient, et de se transformer sans cesse sous l'effet d'une rétro-action au contact de sa propre oeuvre.
Les moyens de communication les plus puissants et les plus modernes offrent au mensonge, désormais s mécanisé ', des possibilités susceptibles de le rendre à peu près irrésistible. Les mots sont plus que jamais capables de se transformer en armes meurtrières, au pouvoir de destruction quasiment illimité. Pendant les années de la guerre, les plumes ont été trempées dans le sang, et les épées dans l'encre. Des Derniers Jours de l'humanité (1922) à Troisième nuit de Walpurgis (1933), l'écrivain et satiriste autrichien Karl Kraus n'a cessé de démonter les techniques visant à s'emparer des esprits pour écraser et détruire l'humanité. Le philosophe Jacques Bouveresse revient ici à ses analyses pour les confronter au monde actuel. Une propagande fondée sur l'émotion et la destruction de l'intellect, par laquelle on augmente la tolérance des peuples au mensonge et à la brutalité, accuse ses adversaires des atrocités qu'on commet, et fait croire ses électeurs à une revanche sociale qui n'est en réalité rien d'autre qu'une destruction de la démocratie : voilà qui n'est pas sans résonances avec le comportement de certains dirigeants contemporains.
Résumé : Magnum, coopérative de photographes créée en 1947 à Paris et New York, rassemble quelques-uns des "grands noms" de l'histoire de la photographie. Témoins des bouleversements du XXe siècle, ses membres ont réalisé des images emblématiques. Chaque année, ils élisent de nouveaux associés. Ensemble, ils tentent de distinguer les "meilleurs" de leurs confrères. Mais comment définir ce qui fait un "bon" photographe ? Les membres de Magnum ne cessent de débattre et de s'interroger sur leur métier. Au fil des générations successives et des crises qui secouent la coopérative, c'est ainsi tout un "art d'être photographe" qui se dessine. Ce livre propose pour la première fois un voyage approfondi dans l'histoire de l'agence Magnum, à partir de l'étude d'archives longtemps ignorées.
Génie universel, Leibniz contribua aux mathématiques, à la logique, au droit, à l'histoire, à la théologie, à la géologie, à la linguistique, à la science et à la technologie de façon telle qu'à chaque fois son nom mérite de garder une place importance dans l'histoire. C'est en philosophie pourtant que son apport est le plus décisif. Très vite reconnu comme une des constructions majeures de l'histoire de la métaphysique, son système n'a cessé d'être commenté et discuté.
Résumé : Au milieu des années 1970, alors que le féminisme connaît un élan sans précédent aux Etats-Unis, les trois photographes américaines Eve Arnold, Abigail Heyman et Susan Meiselas publient des livres d'un genre nouveau. Associant témoignages et images, elles offrent un regard inédit sur la vie des femmes dans le monde du travail et l'existence quotidienne, jusque dans leur intimité. Femmes à l'oeuvre, ces trois photographes imposent leur signature et expérimentent grâce à la forme du livre. Toutes mettent les femmes à l'épreuve de l'image photographique, contournant les clichés pour dessiner des représentations alternatives.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.