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Tshimanga et les voleurs d'étoiles
Bouton Vincent
L'HARMATTAN
14,50 €
Épuisé
EAN :9782343175874
Vincent Bouton met ici en place la notion de "poétique", c'est-à-dire une certaine façon d'être au monde sans lui appartenir par le simple mouvement de recul et, à la fois, de pénétration du voir et du vivre. Regard. Ses "fragments" s'assemblent alors comme des fleurs dans leur vase. Il nous prend par la main vers cette philo-poésie-bouquet où la simplicité le dispute à l'émerveillement d'être. "Je ne sais qu'une chose de vous : votre combat contre la tristesse, cet amas de fleurs fanées et de feuilles mortes. Et ce balai que vous portez partout avec vous que vous cachez dans votre dos. Abandonnez-le pour des chaussons de danse ! La secousse fut forte. Toutes les mains s'agrippèrent à la barre centrale du wagon. Celles de Tschimanga aussi, venues là pour fuir le froid de la me. Elles s'agrippèrent aussi les unes aux autres. Se touchant. Faisant connaissance. Riant lors de la deuxième secousse, déjà complices. Se séparant presque à regret quand le métro reprit sa vitesse normale. Aucun des miroirs que vous avez croisés ne se souvient de vous. Pas plus que les souliers avec lesquels vous avez marché. C'est bien. Se faire oublier est une vertu. Vous êtes en bon chemin."
John Franklin Koenig aurait eu 91 ans cette année. Vincent Bouton nous livre ici un hommage biographique teinté d'amitié poétique envers celui qui fut un peintre de la fragilité de la matière suspendue dans l'espace en recherche de formes acceptables. Leur histoire commune débute à San Francisco en 1981 dans un restaurant français. John a 55 ans. L'artiste-peintre et le médecin-poète deviendront amis, présents aux turbulences et aux épreuves de chacun, partageant le pain et le vin. Maître de l'abstraction, John F. Koenig pensait ce qu'il peignait. Et il peignait ce qu'il vivait : «When asked to talk about my work, I feel I must talk about my life» («Quand on me demande de parler de mon travail, j'ai le sentiment de devoir parler de ma vie», John F. Koenig, pour le tryptique de son exposition au Whatcom Museum, en 2008). Sa peinture est la définition même de l'art de vivre. Koenig n'est pas le peintre du «vu», ni même du «ressenti». Il est le peintre de «l'être là/sans être», le peintre de la présence//absence. Une sorte de Da Sein heiddegerien agrandi d'un «Nichts sein» («être rien», notion proche du Shibui japonais) offert à l'art ou transitant par lui. Sa gentillesse extrême, son raffinement et l'acuité de son regard sur le monde et les hommes ont fait de lui un humain extrême. Ses toiles ont pris la parole depuis sa mort le 22 janvier 2008. Ecoutons-les à la rencontre du grand peintre car, au bout du compte, c'est bien un langage que peignait John Koenig.
Cet ouvrage propose de découvrir le nez, à travers l'histoire, la mythologie, l'histoire de la médecine, des anedoctes et des figures célèbres comme Louis XIV ou Sigmund Freud. Vincent Bouton, chirurgien ORL signe ici son troisième pensum sur le nez et la rhinologie.
Dans ce nouveau recueil poétique, en formes de chroniques, Vincent Bouton fait appel : "Aimer sans preuve que l'amour existe et le faire ainsi exister". L'auteur est en quête de présence, de sa propre présence. Mais aussi présence des hommes que la forêt dessine. Présence de Dieu que la Lumière, le Souffle, le Nom entre-disent. C'est un appel au salut universel à travers le tamis de la vie.
Otorhinolaryngologiste, le docteur Bouton s'est penché sur le "cas François II", mort à l'âge de 16 ans après seulement quelques mois de règne, très vraisemblablement des complications méningo-encéphaliques d'une otite chronique suppurée. Pour ce faire, il a revisité la thèse de son confrère Pierre Jouvet, publiée en 1945. Il a épluché l'ouvrage d'Honoré de Balzac sur Catherine de Médicis, mère de ce pauvre roi, en faisant la part des informations véritables contenues dans cet ouvrage et des suppositions, voire des allégations douteuses du grand écrivain sur la mort de François II à Orléans, ville natale du docteur Bouton... Il a repris également les travaux du docteur Goutheron pour la société d'Histoire de la médecine, ainsi que l'ouvrage du docteur Cabanès sur les Morts mystérieuses de l'histoire de France, riche en arguments et en témoignages historiques comme ceux, notamment, de De Thou et d'Aubigné, de Potiquet et Dusolieh. Car dans cette affaire de la mort, en décembre 1560, de ce jeune Valois, le rôle du médecin Ambroise Paré n'est pas univoque. Le travail de Vincent Bouton publié ici permet de faire le point sur cette affection et les circonstances qui eurent raison de la vie de ce roi méconnu, fils d'Henri II, successeur de François Ier et mort à peine pubère dans les bras de sa jeune épouse Marie Stuart, nièce de la famille de Guise dont on connaît le rôle dans le conflit religieux de l'époque. Le jeune souverain n'eut que le temps de laisser monter la haine dans chacun des clans du royaume et de laisser perpétrer les premiers crimes comme celui d'Amboise, avant que la France ne tombe dans le chaos des guerres de religion.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.