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Sur les traces du temps
Bouton Christophe
MINUIT
29,00 €
Épuisé
EAN :9782707357427
Qu'est-ce que le temps ? Constitue-t-il une réalité autonome ou une simple relation entre les êtres ? Un élément irréductible du monde ou une forme de la conscience, voire une illusion subjective ? S'écoule-t-il vers le passé ou vers l'avenir ? Est-il réversible ou irréversible ? Peut-il même être défini ? Ce livre se propose d'instruire ces questions à nouveaux frais, en s'appuyant sur plusieurs apports récents de la philosophie et des sciences de la nature. Son point de départ est la conviction qu'il faut libérer la pensée du temps du primat ontologique du présent, qui consiste soit à affirmer que seul le présent existe, en reléguant le passé et l'avenir dans le néant, soit à concevoir ceux-ci sur le modèle du présent, dont ils ne seraient que des formes dérivées ou dégradées. L'avenir, le présent et le passé existent tout autant, mais selon des modalités différentes que cette enquête se donne pour tâche d'analyser selon trois catégories principales, unies comme les volets d'un triptyque : la puissance, la présence et la trace. Si ces trois concepts s'appliquent en premier lieu au monde des choses et des événements, la dernière étape de cet ouvrage examine la forme spécifique qu'ils revêtent pour les êtres humains.
Bouton Christophe ; Le Blanc Guillaume ; Honneth A
A une époque où le capitalisme mondialisé manifeste sa toute-puissance sur les salariés et les gouvernements, tout en étant l'objet de protestations toujours plus vives au sein des démocraties, interroger l'oeuvre d'Axel Honneth sur les conditions sociales et politiques de la liberté permet de mettre en question l'évidence supposée du capitalisme et de repenser la démocratie. Ce volume tente ainsi de dessiner un arc théorique et pratique reliant critique de la précarité de la démocratie et perspectives d'émancipation renouvelées par cette critique.
En 1964, pour contester la Ve République qui venait de naître, François Mitterrand écrivait " Le coup d'État permanent ". Quarante-trois ans plus tard, en 2007, la candidate socialiste à l'élection présidentielle, Ségolène Royal, avouait publiquement vouloir le mettre en ?uvre pour passer à la Vie République. Les moyens qu'elle prévoyait pour réaliser ces réformes institutionnelles pouvaient, en effet, être qualifiés de " coups d'État ", si l'on entend par là, comme jadis François Mitterrand, une violation préméditée et massive des règles constitutionnelles par les détenteurs du pouvoir ou, si on le définit avec Paul Bastid, comme l'" acte d'une autorité constituée portant une atteinte illégale et brutale à l'ordre qui la constitue pour s'emparer du pouvoir ou s'y maintenir ". Où se trouve confirmé ce que l'histoire laissait entrevoir : même s'il a de nos jours très mauvaise presse, étant perçu comme une infraction impardonnable au dogme de l'Etat de droit, et même si certains esprits rassurants assurent qu'il appartient au passé, le coup d'Etat est de tous les temps. De tous les temps et de tous les lieux, dans la mesure où il paraît inhérent au jeu politique et aux rapports conflictuels que celui-ci noue parfois avec le droit qui l'encadre, l'organise et le (dé) limite. Le coup d'Etat, scandale ou nécessité ? Légitime ou condamnable ? Recours à la force ou dernier mot du politique ? Telles sont les interrogations qui ont occupé, les 2 et 3 décembre 2004, des juristes, des historiens et des philosophes, réunis à l'Université de Caen autour de cette notion, certes fantasmatique et passablement sulfureuse, mais plus actuelle que jamais.
« Je vous ai compris! », « Ich bin ein Berliner », « I have a dream ».. Nous connaissons tous ces citations fameuses, qui à elles seules racontent un moment crucial de l'Histoire. Mais savons-nous dans quel contexte elles ont été prononcées; quelle argumentation, quelle rhétorique les ont portées; en quoi elles symbolisent cette ultime magie du politique qu'est la rencontre d'un homme et d'une foule? De Jaurès à Obama, en passant par Lénine, Hitler, de Gaulle, Mao Zedong, Martin Luther King, Simone Veil ou Jean-Paul II, ce recueil rassemble les grands discours qui ont marqué le XXe et le début du XXIe siècle. Les voix de ces orateurs, hommes et femmes providentiels, chefs charismatiques ou despotes tristement célèbres, nous font revivre « en direct » les événements de l'histoire contemporaine (la Résistance, la guerre froide, la création de l'Etat d'Israël...); elles nous renvoient l'écho des débats et des combats qui, au fil du siècle, n'ont cessé d'agiter les consciences: pour la paix et l'égalité entre les hommes; contre la pauvreté, la discrimination ou la peine de mort.. Lire ou relire ces discours, c'est parcourir notre histoire, mais aussi redécouvrir la puissance de la parole et le sens profond de l'engagement.
Résumé : Dans l'histoire de la philosophie, la question du temps a été abordée selon deux tendances opposées : le temps de la nature avec Aristote et le temps de la conscience avec Augustin. Ces deux formes irréductibles l'une à l'autre ont vu leur relation se complexifier, notamment avec la théorie de la relativité au début du XXe siècle, puis la mécanique quantique, qui ont bousculé notre perception et compréhension du temps. Cet ouvrage, écrit par des scientifiques et des philosophes, se concentre plus particulièrement sur le concept de " temps naturel ", examiné à la lumière de ses utilisations en sciences, qui semblent remettre en cause son unité. Physique, biologie, sciences cognitives, paléontologie, philosophie sont ici convoquées, chacune de ces disciplines disposant d'instruments spécifiques de mesure et de définition d'échelles de temps. Que nous apprennent-elles sur la " nature du temps ", sur ses propriétés comme la continuité ou l'irréversibilité? Quel statut doit-on donner aux différences entre les échelles utilisées pour observer les phénomènes ? Telles sont quelques-unes des questions abordées dans ce livre, nouvelle incursion dans les mystères du temps.
Juin 1940. Chartres, submergée par la foule des réfugiés du Nord, s'est simultanément vidée de ses propres habitants. Quelques unités combattantes en retraite la traversent encore, bientôt suivies par les premiers détachements de la Werhmacht. Resté à peu près seul à son poste, le jeune préfet est convoqué par le vainqueur, qui veut le contraindre à signer un document mensonger portant atteinte à l'honneur de l'armée française. Le dramatique récit de Jean Moulin, dont le dépouillement fait la force, ouvre, le 17 juin 1940, le grand livre de la Résistance.
Je suis dans la chambre de ma mère". Ainsi commençait la première page d'un roman publié à Paris en janvier 1951. L'auteur était un Irlandais inconnu qui écrivait en français. La presse saluait aussitôt l'apparition d'un grand écrivain : "Si l'on peut parler d'événement en littérature, voilà sans conteste un livre événement" L'avenir allait confirmer ce jugement. Dès l'année suivante paraissait, du même auteur. En attendant Godot, une pièce qui allait faire le tour du monde et même éclipser quelquefois ce premier roman. Et pourtant, Molloy reste un livre majeur dans l'oeuvre de Samuel Beckett. Jean-Jacques Mayoux, trente et un ans plus tard, nous en offre une lecture encore enrichie par le temps.
Il y a le stigmate d'infamie, tel la fleur de lys gravée au fer rouge sur l'épaule des galériens. Il y a les stigmates sacrés qui frappent les mystiques. Il y a les stigmates que laissent la maladie ou l'accident. Il y a les stigmates de l'alcoolisme et ceux qu'inflige l'emploi des drogues. Il y a la peau du Noir, l'étoile du Juif, les façons de l'homosexuel. Il y a enfin le dossier de police du militant et, plus généralement, ce que l'on sait de quelqu'un qui a fait ou été quelque chose, et "ces gens-là, vous savez..." Le point commun de tout cela ? Marquer une différence et assigner une place : une différence entre ceux qui se disent "normaux" et les hommes qui ne le sont pas tout à fait (ou, plus exactement, les anormaux qui ne sont pas tout à fait des hommes) ; une place dans un jeu qui, mené selon les règles, permet aux uns de se sentir à bon compte supérieurs devant le Noir, virils devant l'homosexuel, etc., et donne aux autres l'assurance, fragile, qu'à tout le moins on ne les lynchera pas, et aussi l'espoir tranquillisant que, peut-être, un jour, ils passeront de l'autre côté de la barrière.
Si l'école aime à proclamer sa fonction d'instrument démocratique de la mobilité sociale, elle a aussi pour fonction de légitimer - et donc, dans une certaine mesure, de perpétuer - les inégalités de chances devant la culture en transmuant par les critères de jugement qu'elle emploie, les privilèges socialement conditionnés en mérites ou en "dons" personnels. A partir des statistiques qui mesurent l'inégalité des chances d'accès à l'enseignement supérieur selon l'origine sociale et le sexe et en s'appuyant sur l'étude empirique des attitudes des étudiants et de professeurs ainsi que sur l'analyse des règles - souvent non écrites - du jeu universitaire, on peut mettre en évidence, par-delà l'influence des inégalités économiques, le rôle de l'héritage culturel, capital subtil fait de savoirs, de savoir-faire et de savoir-dire, que les enfants des classes favorisées doivent à leur milieu familial et qui constitue un patrimoine d'autant plus rentable que professeurs et étudiants répugnent à le percevoir comme un produit social.