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Faire l'Histoire. De la Révolution française au Printemps arabe
Bouton Christophe
CERF
22,00 €
Épuisé
EAN :9782204100700
Les hommes font-ils l'histoire ? L'histoire est-elle maîtrisable ? Qui sont les "sujets" qui sont censés la " faire " ? Les grands hommes, l'avant-garde, le peuple, les masses ? Quel est le degré de conscience des acteurs historiques ? Après un siècle jalonné par des crimes de masse sans précédent. vouloir faire l'histoire ne s'est-il pas révélé un projet dangereux, inféodé aux totalitarismes ? Christophe Bouton revient sur les origines de la thèse de la "faisabilité" de l'histoire en reprenant les arguments pro et contra qu'elle a suscités. Au fil d'une analyse qui convoque des philosophes, des historiens et des romanciers sur une période allant, pour l'essentiel, de la Révolution française au Printemps arabe, il souligne, en contrepoint d'une vision trop élitiste de l'histoire, le rôle irréductible des individus anonymes dans les grands événements collectifs. En élaborant, sur la base des processus de démocratisation de l'histoire, une théorie de la responsabilité historique qui se ramifie en une éthique de la mémoire (lutter contre l'oubli des crimes de masse), une éthique de la démocratie (participer activement à la défense de ce régime), et une éthique de la nature (préserver la Terre comme base de toute histoire future), l'auteur réhabilite le rôle de l'homme acteur de son histoire.
Christophe Bouton aborde le problème du temps selon la perspective inédite de la relation entre temps et liberté : c'est donc sous l'angle de la philosophie pratique que le temps est ici traité, et non sous celui plus classique de la théorie de la connaissance. L'auteur retrace l'émergence de cette question en interrogeant quelques figures majeures de la philosophie moderne : Leibniz, Kant, Schopenhauer, Schelling, Kierkegaard, Bergson, Lavelle, Sartre, Heidegger et Lévinas. Par delà leurs différences, ces philosophes ont en commun d'avoir été confrontés au problème de la temporalité de la liberté humaine, qu'ils se sont efforcés de résoudre en pensant la plasticité du temps, sa capacité à être modifié et configuré par l'individu. Dans sa dimension temporelle en effet, la liberté est comprise comme choix et décision face à une arborescence de possibilités, dont l'entrelacement complexe forme le mystère de l'avenir, thème qui constitue le fil conducteur du livre. C'est donc d'une philosophie de l'avenir qu'il est question ici.
Résumé : Comme une locomotive lancée à toute allure qui aurait perdu son conducteur, l'histoire des sociétés occidentales se caractériserait, à partir du milieu du xviiie siècle, par une accélération exponentielle qui serait devenue hors de contrôle. On a là une vision de la modernité dont Hartmut Rosa est le représentant le plus connu et qui est aujourd'hui largement partagée. Durant ces dernières décennies, les effets destructeurs de l'activité humaine sur la planète ont augmenté à une vitesse spectaculaire. Mais une sorte d'inversion apparaît : la Nature, vue jadis comme lieu de la répétition, se trouve historicisée et même précipitée vers une fin, tandis que l'Histoire, lieu même du changement, semble étrangement stagnante. Associant étroitement histoire des concepts et réflexion sur la modernité, Christophe Bouton invite à une évaluation critique de ce récit de "l'accélération de l'histoire" . Qui sont ses défenseurs ? Quelles sont les significations qu'elle revêt dans ses divers usages théoriques, pratiques et politiques ? Vivons-nous vraiment à l'ère de l'accélération généralisée ? Ne faut-il pas plutôt varier les perspectives en étant attentifs à d'autres expériences du temps historique, comme le souci du passé ou l'esprit de l'utopie, qui résistent à cette tendance de fond ? Christophe Bouton est professeur de philosophie à l'université Bordeaux-Montaigne. Spécialiste de Hegel, il a élargi ses recherches aux théories de l'histoire. Il est notamment l'auteur du Temps de l'urgence (Le Bord de l'eau, 2013) et de Faire l'histoire. De la Révolution française au Printemps arabe (Cerf, 2013).
Quelle est la pertinence et quels sont les enjeux de certains aspects contemporains des pensées de l'histoire, depuis la grande rupture que constitue la théorie de l'histoire de Marx, jusqu'à nos "siècles des catastrophes" qui ont vu se succéder guerres mondiales, génocides, explosions nucléaires militaires et civiles, sans que la liste semble vouloir se clôre? Quelle place y prennent la recherche philosophique, l'eschatologie, ou le récit quand il s'agit de connaître l'histoire? Et dans quelles mesure et limites les individus la font-elle, si tant est qu'elle soit "faisable", selon la formule de cet autre grand penseur de l'historicité, Reinhart Kosseleck?
Résumé : Rares sont les personnes aujourd'hui à ne pas être touchées par l'urgence, aussi bien dans leur vie professionnelle que privée. Le manque de temps et la nécessité de se presser sont devenus le lot quotidien de notre modernité hyperactive. Nous vivons le temps de l'urgence, au double sens d'une époque dominée par ce phénomène envahissant, et d'une forme de temps spécifique imprégnée par des normes sociales de rentabilité à court terme. Ce climat d'urgence est renforcé par l'urgence climatique, que nul ne peut désormais ignorer. S'appuyant sur des sources diverses-des philosophes (Marx, Heidegger et Foucault), des sociologues (Nicole Aubert et Hartmut Rosa), des témoignages de salariés, etc. -, ce livre s'attache à décrire l'extension de l'urgence dans les différents domaines de la société et à instruire certaines des questions qu'elle soulève : quelles sont ses conséquences, en particulier sur le rapport des individus au temps ? Quelles sont ses multiples causes ? Dans quelle mesure faut-il compter, parmi celles-ci, les nouvelles technologies de l'information et de la communication, qui semblent accélérer notre rythme de vie ? Comment faire le départ entre les "vraies" et les "fausses" urgences, les "bonnes" et les "mauvaises"? Au nom de quelles valeurs ? Cet ouvrage n'est pas seulement un diagnostic, il se veut également une réflexion sur les remèdes à apporter : il propose des pistes juridiques et politiques qui supposent une analyse critique du capitalisme et de la course à la productivité qui le caractérise ; il invite enfin à distinguer l'urgence de la vitesse ou de l'accélération, en soutenant que le contrepoint de l'urgence n'est pas la lenteur, mais le loisir compris comme un libre usage du temps dans son contenu et dans son rythme.