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Manuel de civilité biohardcore. 2e édition
Boute Antoine ; De Groef Stéphane ; Herda Adrien
TUSITALA
14,00 €
Épuisé
EAN :9791092159240
Antoine Boute, Stephane de Groef et Adrien Herda appréhendent l'avenir avec une confiance aveugle. En témoigne ce Manuel de Civilité Bioharcore qui, dans une explosion de couleurs, de poésie et de typographies, recompose le quotidien avec des conseils pour aborder la vie sereinement en branchant un Kärcher aux égouts pour dégager une piste de pétanque ou encore emmener ses enfants camper dans un " spot bien déglingue " et les réveiller en leur faisant croire qu'ils passent à la télé. A la manière de planches pédagogique et éducatives, éléments narratifs, injonctions politiques et environnementales se digèrent les uns les autres pour former un ensemble fascinant, d'où se dégagent un malaise et une poésie déconcertants. Réalisé de manière insolite et secrète, cet étrange ouvrage à l'ingéniosité graphique et littéraire ravira un large public composé de révoltés de la société, de poètes en mal de reconnaissance et de fans de bande dessinée indépendante. Le succès redoutable du livre, épuisé un mois après sa sortie, a convaincu les éditeurs de le ressortir en plus souple, en moins cher, bref, d'en faire profiter tout le monde.
L'overwriting est une surécriture narrative qui se révèle par le débordement et l'excès appliqués à un ou tous les signes constitutifs d'un texte : la ponctuation, le blanc, la lettre, le mot, la phrase, la ligne, le style, la typographie, etc. Les stratégies de l'overwriting peuvent être le recouvrement, l'effacement, la permutation, la citation, la répétition, la rupture, etc. L'overwriting se déploie dans la sphère narrative mais sa finalité première est de tendre à produire un effet sur le corps du lecteur, pour que chaque lecture par chaque lecteur devienne un accomplissement. Surtout, l'overwriting n'est qu'un concept vaseux, prétexte pour organiser la Fête de la grande explosion pornolettriste finale !
Sieste pilotes est un texte farfelu où tout rentre à la fois l'adresse universelle propre à l'auteur, un travail de la langue, une écriture qui porte son retour à l'oralité, j'allais dire à une forme de communion, c'est une sorte de manuel d'hypnoses pour nous débarrasser de nos maux, comme un Chaman s'adresserait à nous. Tel un guide de connaissances pour les ‘'nuls'' ou les simples mais sans aucun jugement, comme pouvait être les conversations de Pangloss et de Candide. Extrait : "J'ai une technique de micro-sieste qui permet de vivre des aventures. Je dérive en apnée, je ne pilote plus mon corps, un vent démissionnaire gronde dans le monde pilotesque, pilotique, il faut siester, rien de tel avant de mourir, rien de tel avant de passer à autre chose : une pause s'impose, offrons me dis-je, des siestes, aux pilotes chamboulés et à leurs passagères personnes en situation désespérée, je flotte tête en bas bras ballants, je suis en apesanteur, je sieste en apnée je survole le monde, je suis une mouche, je suis une mouche qui a le projet d'hypnotiser ces monstrueux anges à trompettes qui vrombissent, grognent le paysage. "
Dans ce récit ludique, sophistiqué et d'un certain mauvais goût, le jeune auteur belge francophone Antoine Boute propose un univers où l'utopie et le réalisme vont de pair. Dans une langue parlée, ce livre doté d'un humour très belge renouvelle ce que pourrait être la poésie populaire, à la conjonction des attentes fantasmatiques du public et de la fascination contemporaine (via le cinéma ou le traitement de l'actualité) pour les genres horrifiques. Il brosse aussi à sa manière le portrait déjanté d'une génération.
Résumé : Dans Les Morts rigolos, on ne doute de rien : un type y raconte sa vie à partir d'une blague tout en révolutionnant les enterrements, tout en écrivant un thriller familial avec ses enfants (Victor, 7 ans, et Lucas, 5 ans), tout en se faisant plein de copines et copains clochards, pornolettristes, kamikazes, grossistes en pétrole, écoféministes, cavaliers anarcho-autonomes, aviatrices, tout en théorisant l'écriture qui tue et en re-fécondant les rapports entre vie, farce, mort et enfance... Comme l'ensemble se déploie selon une logique implacable, Les Morts rigolos, sans conteste, se révèle un livre de grandes manoeuvres.
Tous juste de ? barque ? e de sa campagne, la jeune Antonia devient strip-teaseuse a` San Francisco. Arrive ? e la` presque par provocation, en combattante lesbienne fe ? ministe, elle devient vite accro a` l'argent facile et aux regard des hommes. Mais quand cette ancienne boulimique sujette aux addictions tente de reprendre le contro^le de sa vie, sa me`re tombe malade. Pour payer ses soins, Antonia doit remonter sur sce`ne, voire aller plus loin encore, quitte a` risquer la prison... De San Francisco a` Los Angeles en passant par La Nouvelle-Orle ? ans, Antonia Crane de ? peint l'industrie du sexe, sa face sombre, mais aussi la solidarite ? qui s'y de ? ploie. Tour a` tour Stevie, Violet, Candy ou Lolita, c'est cache ? e derrie`re des pseudonymes aguicheurs qu'elle explore les tre ? fonds du de ? sir humain. Et appre ? hende la solitude qui tenaille ses clients autant qu'elle. Porte ? par un regard tendre et sans fard, ce roman autobiographique raconte l'histoire d'une fille pre^te a` tout pour sauver sa me`re, et d'une femme bien de ? cide ? e a` construire elle-me^me sa liberte ? , et a` s'affranchir jusqu'a` s'accepter enfin.
Antoine Boute, Stephane de Groef et Adrien Herda appre ? hendent l'avenir avec une confiance aveugle. En te ? moigne ce Manuel de Civilite ? Bioharcore qui dans une explosion de couleurs, de poe ? sie et de typogra- phie, recompose le quotidien avec des conseils pour aborder la vie sereinement en branchant un karche ? r aux e ? gouts pour de ? gager une piste de pe ? tanque ou encore emmener ses enfants camper dans un "spot bien de ? glingue" et les re ? veiller en leur faisant croire qu'ils passent a` la te ? le ? . A la manie`re de planches pe ? dagogique et e ? ducatives, e ? le ? ments narratifs, injonctions politiques et environ- nementales se dige`rent les uns les autres pour former un ensemble fascinant, d'ou` se de ? gage un malaise et une poe ? sie de ? concertants. Re ? alise ? de manie`re insolite et secre`te, cet e ? trange ouvrage a` l'inge ? niosite ? graphique et litte ? raire ravira un large public compose ? de re ? volte ? s de la socie ? te ? , de poe`tes en mal de reconnaissance et de fans de bande dessine ? e inde ? pendante.
Incontournable recueil des anecdotes du quotidien, témoin de la genèse familiale et mémoire imagée du foyer, l'album photo est une pièce constitutive de l'histoire de chacun. Guðrún Eva Mínervudóttir travaille son récit en rendant hommage à ces compilations mémorielles, et choisit de présenter, de manière chronologique, de courts textes qui photographient ses souvenirs et évoquent des instants de sa plus tendre enfance jusqu'à son entrée dans l'âge adulte. D'une écriture humble et précise, elle dissèque diverses situations pour laisser s'en dégager des sensations merveilleusement intactes, qu'on aurait pensé indicibles. Album aurait pu n'être qu'un exercice littéraire mais, parce qu'il est pensé avec une tendresse véritable et dénuée de mièvrerie, c'est un roman d'une incroyable douceur, où l'on s'attache aux personnages et où l'on regarde se dérouler les aléas de la vie d'une mère célibataire, d'une petite fille amoureuse, et de quelques intervenants de passages. Détachée de tout narcissisme, ancrée à la trivialité d'un quotidien islandais désargenté, Gudrún Eva Mínervudóttir raconte sa saga, explique pourquoi elle est amoureuse de Derrick et tout le monde la comprend : c'est parce qu'il "surclassait les autres personnages de la télé comme un pur sang arabe au milieu d'un troupeau de moutons atteints du tournis". Gudrún Eva Mínervudóttir occupe une place importante dans le panorama littéraire islandais actuel. Album fut son tout premier roman. Parce qu'il est simple d'accès et que nous avons tous des souvenirs d'enfance, ce livre s'adresse à un public très large.
Ce dont ma famille voulait être protégée, ce dont elle voulait que je la protège, c'était des gens comme moi." Lorsque M. et Mme Pike rentrent du travail, ils découvrent leur maison saccagée. Leur fils Billy, l'ancien délinquant, le quadragénaire naufragé qui n'a pas vu sa famille depuis des années, se retrouve à devoir veiller sur ses parents traumatisés. Et à affronter la ville qui l'a vu basculer. Partant de cette inquiétante histoire d'effraction, Vulnérables décompose méticuleusement les terreurs enfouies d'une famille moyenne américaine. Une plongée dans les entrailles d'un pays renfermé sur lui-même, rongé parla paranoïa et le malaise.