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La Méditerranée des Méditerranéens à travers leurs manuels scolaires
Boutan Pierre ; Maurer Bruno ; Remaoun Hassan
L'HARMATTAN
32,50 €
Épuisé
EAN :9782296991378
Plus d'une quinzaine de chercheurs venant d'une dizaine de pays méditerranéens échangent leurs analyses sur les manuels scolaires de plusieurs disciplines, sans contourner les difficultés : les problèmes aigus du Proche-Orient, des Balkans, des comparaisons entre France et Algérie... En choisissant la Méditerranée comme point focal, les contributions qu'on va lire viennent à la fois mettre en scène cette complexité et en relever le défi. Au-delà des aléas politiques actuels, la Méditerranée a été l'un des principaux foyers humains inventeurs de civilisations au contact de trois continents, et des dizaines de peuples y ont forgé et reforgé leurs identités et leurs vécus au contact les uns des autres. Leur avenir sera aussi forcément commun, et les manuels scolaires ont un rôle à jouer pour qu'il y soit d'abord question de paix. Les programmes et manuels scolaires peuvent subir profondément l'impact de la décision politique, mais les chercheurs veulent contribuer à construire la Méditerranée en objet de connaissance réciproque.
Résumé : Karl Rossman a dix-sept ans quand ses parents l'expédient de Prague vers New York. Au moment où le bateau entre dans le port, Karl voit se dresser la statue de la Liberté qui brandit une épée. Sombre présage ? Surgit bientôt un oncle d'Amérique providentiel qui convie le jeune homme dans sa riche demeure. Enivré de tant de luxe et de modernité, dans la verticalité de la ville de verre et d'acier, Karl doit pourtant renoncer bien vite à cet univers étincelant. Commence un road movie semé d'embûches et de rencontres insolites où il se démène, tel un double de Charlot, et découvre, à travers les divers emplois qu'il occupe, un monde de plus en plus hostile... Premier "long métrage romanesque" de Kafka, écrit avant Le Procès et Le Château, Amerika est paru en 1927, après la mort de son auteur. Dans ce conte cruel, anti-roman d'apprentissage, l'Amérique n'est assurément pas la nouvelle Terre promise qu'on annonçait au héros.
La colonisation a régulièrement fait partie des contenus d'enseignement que les manuels scolaires ont produit pendant cette période historique comme, du reste, dans celles qui suivront les indépendances. On trouvera ici douze études portant sur l'enseignement de l'histoire, mais aussi sur celui des langues : langue des colonisateurs, langue des colonisés... Quelles variations selon les publics visés, les époques, les matières enseignées, les auteurs et les éditeurs ? La diversité d'origine des intervenants : histoire, sciences politiques, linguistique... ajoute aux questionnements et aux regards croisés. Exemples tirés en priorité des relations entre France et Algérie, avec une étude sur la Tunisie et le Maroc, et un contrepoint sur le Costa Rica... Et reste posée la question du rapport contradictoire inhérent à tout acte d'enseignement : enseigner le réel, ou le souhaitable...
La Fontaine, un univers où tout se peut, se doit même prendre à la lettre, mais aussitôt après, ou juste avant, en esprit... C'est la langue des dieux et le rythme sacré qui permettent la métamorphose". Pierre Boutang
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.