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Les éducateurs spécialisés : naissance d'une profession. Le rôle de l'Association nationale des éduc
Boussion Samuel
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753527751
Aujourd'hui, les éducateurs spécialisés constituent un des piliers de la vaste et mouvante constellation des professions sociales. S'ils bénéficient de signes de reconnaissance tangibles certifiant leur " utilité sociale ", s'ils peuvent se reconnaître dans une définition générique, qui les voit concourir à " l'éducation d'enfants et d'adolescents ou au soutien d'adultes présentant des déficiences physiques ou psychiques, des troubles du comportement ou qui ont des difficultés d'insertion ", sans cesse ils semblent se dérober aux tentatives d'unification. Nul doute qu'il faut y voir la conséquence de la superposition des champs d'intervention. L'ouvrage enrichit considérablement les connaissances de la "fabrication" d'un secteur, celui de l'éducation spécialisée, pour une période encore mal étudiée où la mémoire et les souvenirs tiennent souvent lieu d'histoire. En effet si l'on connaît bien les origines du métier, si la crise des années 70 à fait l'objet d'une abondante littérature sociologique, les années 50/60 sont très mal connues. Pour tracer l'histoire de cette profession, l'ouvrage s'appuie essentiellement sur les archives et donc sur l'activité de l'Association Nationale des Educateurs de Jeunes Inadaptés (ANEJI). L'auteur ne s'en est pas tenu à une étude monographique de l'association, mais cherche à éclairer le processus de construction d'une profession. Il évoque donc les relations de l'ANEJI avec un grand nombre d'associations, de mouvements, de centres, d'instituts, privés, publics, semi-publics.
Tentatrices, hystériques, invisibles, ignorées, à rééduquer, à protéger... les filles et les femmes, les personnes de sexe féminin font depuis longtemps l'objet d'attentions et de prises en compte opposées par le social et la santé mentale, entre sorcières et oies blanches. L'histoire de la prise en compte des filles et des jeunes femmes dans l'éducation spécialisée sera au coeur de ce dossier, avec des liens établis avec les pratiques contemporaines portant sur le statut fait aux filles et aux femmes et sur les attentions particulières qui leurs sont apportées dans le social, le médico-social et la psychiatrie.
Au CP, apprend-t-on à lire vite ou bien? Témoignage d'une expérience réussie, Lecture, écriture et culture au CP réhabilite un savoir-lire reposant sur un réel enseignement de la communication et de la culture. Situations et projets autour d'ouvrages de littérature de jeunesse... autant de fiches qui démontrent qu'il est possible de construire un apprentissage structuré, exigeant et performant du lire-écrire au cycle 2.
Résumé : C'est bien une année de lectures au CP qui est proposée ici aux professeurs des écoles fraîchement sortis des IUFM ou aux enseignants plus aguerris qui souhaitent renouveler leur démarche habituelle. Tous les éléments sont fournis pour conduire au jour le jour une première année de prise en main d'un CP et répondre aux questions récurrentes : Que faire les quinze premiers jours ? Quels supports choisir ? Quels découpages en faire ? Quelles activités autour des textes ?... et à d'autres qui sont plus rarement posées, notamment : Pourquoi l'apprentissage de la lecture n'est pas une simple affaire de technique ?
Les châteaux sont ordinairement perçus comme des lieux de prestige, des symboles de pouvoir. Berceau des familles nobles, ils peuplent les récits historiques, véhiculant leur lot de fantasmes. Mais on oublie trop souvent qu'en France cet imposant parc immobilier a pu loger - et loge parfois encore - des oeuvres à vocation sociale, opérant ainsi une reconversion de ce patrimoine en "châteaux du social". Déjà remarquable durant la seconde moitié du XIXe siècle, ce phénomène a pris au cours du siècle suivant une plus grande ampleur, encore mal évaluée. Ces demeures ont accueilli des populations d'un style qui rompait avec leurs habitants traditionnels. Orphelins, tuberculeux, jeunes délinquants, handicapés physiques ou mentaux, etc., y ont pris leurs quartiers. Ces initiatives ont été le fait d'une grande diversité d'acteurs, allant des notables fortunés à des associations et fondations, jusqu'aux syndicats et comités d'entreprise, sans oublier les pouvoirs publics. Les châteaux ont ainsi changé de mains et sont devenus instrument des politiques sociales qui se sont succédé depuis plus d'un siècle. Pour faire front contre la tuberculose : aériums, préventoriums, sanatoriums, sans oublier les écoles de plein air ; pour respirer le bon air : colonies de vacances à la mer, à la montagne ou la campagne ; pour la rééducation morale par les travaux des champs : colonies pénitentiaires agricoles, dites communément maisons de correction ; pour promouvoir la pédagogie de la vie collective : écoles de cadres, centres régionaux d'éducation physique et sportive et autres centres de formation pour adultes (assistantes sociales, éducateurs...) ; pour sortir de l'hôpital : expériences de démédicalisation et de psychothérapie institutionnelle ; pour accueillir des familles en vacances et pratiquer des loisirs : maisons familiales, parfois auberges de jeunesse...
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.