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L'en-je lacanien N° 35, décembre 2020 : La névrose
Bousseyroux Michel
ERES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782749268538
Dossier : LA NEVROSE L'énorme de la psychanalyse ; Au-delà de la névrose ; Père, mère et pouésie. Se passer du Papaoutai ; La névrose et "l'usage" du symptôme. Pose pour pause : La drague Ethique et politique de la psychanalyse : L'écueil de l'identification. "Le sophisme des trois prisonniers" ou la juridiction perverse ; La question humaine. L'art-dire : Sándor Márai. "Au-delà des femmes et du monde" ; Un art au seuil ou la pré-fiction : Bernard Moninot ; Cazotte avec Lacan ou le désir en creux ; Entretiens : Rencontre avec Robyn Orlin et sa compagnie ; Rencontre avec Dorothée Legrand Dire Daphné : Le chat tapi ; Qu'on languisse s'oublie ; Se taire ; Dans le milieu du dire ; Dans la nuit ; Dessein Destin Demain ; Du vent dans les braises ; Ta forme d'homme ; La robe blanche ; Liste de bonnes choses pour l'esprit ; Caché ; Aux confins ; Envoi ; Ophélia, ta robe !
Psychanalyser, c'est creuser. Creuser le réel du noeud que Lacan a fait sien pour repenser la psychanalyse. Ce noeud doit son nom à la famille des Borromeo qui, sur ses armoiries, symbolise sa triple alliance avec les Visconti et les Sforza par trois anneaux enlacés de façon telle que, si on en coupe un, n'importe lequel, les deux autres sont libres. Cette question de la coupure borroméenne, Lacan l'a creusée comme le mineur de fond. Dans le noir. Dans le noir de la mine de crayon, dans le noir de la cartouche d'encre. Car c'est d'une écriture qu'il s'agit, pour autant que ce noeud il faut l'écrire pour y comprendre quelque chose. Cette écriture intéresse au plus haut point ce qui se passe dans une psychanalyse. Elle change notre appréhension de ce qui s'y fait, s'y défait, s'y refait. Elle a changé la pratique de Lacan le Borroméen, ainsi que l'auteur de ce livre nomme le Lacan du Séminaire Encore pour qui le truc analytique ne sera pas mathématique : il sera borroméen.
L'hypothèse lacanienne est que le langage est l'appareil de la jouissance et que celle-ci affecte le sujet. Ceci amène à repenser ce que Freud appelle pulsion, énergie psychique, affect et ce que les philosophes (Aristote, Descartes, Thomas d'Aquin, Spinoza) appellent passions. Lacan a largement commenté non seulement ces trois passions de l'être que sont l'amour, la haine et l'ignorance mais aussi la tristesse, la colère, la honte, l'envie et la jalousie. Quel en est l'enjeu dans la psychanalyse ?
Qu'est qui donne le plus à penser au psychanalyste ? Qu'est-ce que la psychanalyse ne pense pas encore ? Penser la psychanalyse est une urgence éthique pour les psychanalystes, pour autant que la psychanalyse, qui n'est pas contrairement à la science (et en dépit du mathème tenté par Lacan), transmissible, est toujours à réinventer, afin que le dire de l'expérience n'en reste pas oublié.
Lacan a d'abord privilégié la fonction de la parole (pleine), puis celle de l'écrit, à partir de l'instance de la lettre. Qu'est-ce que l'inconscient dans son rapport à la parole ? C'est la pensée, le pensé insu, inconscient. Entre ce pensé et le parlé, il y a un écart qui se retrouve entre le parlé et l'écrit. Dans cet écart, il y a l'inconscient en tant qu'il est de l'ordre de ce qui se lit avant tout. Mais d'écrit, dans l'inconscient, il y a plus que l'on n'écroit. Or, l'écrit, Lacan le rappelle, est fait pour ne pas se lire, et c'est ce pouvoir d'illecture qu'a aussi à maintenir le psychanalyste.
La naissance soudaine, au sixième mois de grossesse, d'un enfant pesant souvent moins de mille grammes est toujours une épreuve pour le bébé et sa famille. Sont ici abordés en termes accessibles au plus grand nombre les problèmes médicaux, mais aussi psychologiques et éthiques qu'ils pourront rencontrer. Ce livre constitue une aide pour dialoguer avec les équipes soignantes, un outil pour mieux comprendre les difficultés, un point de repère auquel ils pourront peut-être se référer dans les périodes d'angoisse.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
Mauvais Patrick ; Blazy Micheline ; Deligne Isabel
Des professionnels de PMI, de lieux d'accueil, de services de soins en périnatalité, de CAMSP et de pouponnières témoignent de leurs pratiques dans l'accompagnement des relations entre parents et enfants. On reconnaîtra aisément, au travers de ces expériences diverses, une référence appuyée aux travaux d'Emmi Pikler - pédiatre hongroise qui a fondé en 1946 la pouponnière de Lòczy à Budapest - sur le très jeune enfant et sa famille. On y retrouvera l'importance qu'elle accordait, jusqu'au moindre détail, aux conditions concrètes du bien-être et de la sécurité de l'enfant. Les professionnels réunis ici, attentifs et assurés de leur confiance en l'enfant, nous enseignent combien l'accompagnement du processus de parentalisation peut bénéficier de cette approche, dans le respect des familles en devenir. Biographie: Patrick Mauvais est psychologue clinicien, responsable de la formation des formateurs à l'association Pikler Lòczy de France.