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LE DÉFILÉ D'ENFER. Tome 1
Boussenard Louis-Henri
CULTUREA
22,00 €
Épuisé
EAN :9791041931767
Une vibrante sonnerie de bugle retentit. "Commencez le feu ! " Brusquement l'avenue conduisant au village, dont la rue principale est barricadée, s'emplit d'une fumée blanche d'où surgissent, comme des éclairs, de longues coulées de flammes. Une détonation violente que domine le déchirement strident de la mitrailleuse, éclate sous les arbres dont les feuilles s'échevèlent, comme sous la poussée d'un vent d'orage. Là-bas, à cinq cents mètres, un ouragan de fer s'abat en même temps sur la barricade, broyant les madriers, faisant voler en éclats les pierres, mutilant affreusement quelques hommes. "Dis donc, Louis, fait avec un intraduisible accent beauceron un vieux tout gris, d'une taille colossale, paraît qu'on nous accorde aujourd'hui les honneurs du canon. Mâtin ! ... on se met en frais, pour des sauvages ! " - Honneur périlleux, mon cher Baptiste, répond cordialement un homme d'une quarantaine d'années, au visage énergique et sympathique, encadré d'épais favoris, et nous n'avons, pour répondre, que des fusils. - Va toujours ! ... Avec un chef comme toi, des gars comme nous s'en iraient au diable et même plus loin. Tu t'appelles Louis Riel et nous sommes les Bois-Brûlés...
L'homme, désigné sous le nom de L'Hercule, continue à haler sur la fine tresse de chanvre et l'enroule méthodiquement au fur et à mesure qu'elle obéit à la traction. Les trois hommes qui assistent à cette manoeuvre, redevenus silencieux, semblent, malgré leur sang- froid affecté, en proie à une inquiétude voisine de l'angoisse. Uniformément vêtus de blouses et de pantalons de toile bise, pieds nus, coiffés d'un chapeau de paille grossière, et portant au cou une paire de souliers de troupe, dits "godillots" , attachés par une ficelle, ils se tiennent debout, près d'une petite fenêtre carrée, percée dans une paroi sombre comme la muraille d'un cachot. Leurs faces rasées, aux traits flétris, à l'expression ignoble, à l'épiderme livide, qui portent, en dépit d'une préoccupation poignante, cette marque indélébile imposée par le vice et le crime, deviennent plus repoussantes encore, sous les rayons blafards du falot accroché au plafond de leur lugubre demeure.
Le kopje (mine de diamants) de Nelson's Fountain était, ce jour- là, plus que jamais, plein de bruit et d'animation. A l'incessante activité habituellement déployée par les diggers de toute race, de toute couleur, avait brusquement succédé une sorte de frénésie dont un observateur attentif et de sang-froid eût promptement deviné la cause. De tous côtés, le terrain escarpé, terne, composé de roches dénudées et anfractueuses, est creusé de trous profonds, béants, taillés à pic, et ressemblant à une infinité de carrières. Une poussière impalpable, s'échappe de ces excavations, monte vers la nue en un nuage grisâtre et obscurcit par moments la lumière du soleil. Une singulière particularité frappe tout d'abord l'oeil du nouvel arrivant. C'est l'inextricable enchevêtrement de fils de fer accrochés d'un bout au fond de chacun de ces trous, et venant s'arrêter au bord de l'escarpement en formant un angle plus ou moins aigu, selon la profondeur de l'excavation. Sur ces fils, glissent sans relâche de vastes seaux en cuir de boeuf, remplis de gravier, et adaptés à une poulie. Un petit manège semblable à ceux des maraîchers des environs de Paris, actionné par un ou deux hommes, tourne en grinçant et enlève rapidement le récipient aussitôt rempli que vidé.
Louis-Henri Boussenard, écrivain, voyageur, a accomplit une mission scientifique en Guyane avant de se lancer dans l'écriture. Romancier populaire, il connait un vif succès étant même surnommé le"maître des romanciers d'aventures". Dans la saga "les robinsons de la Guyane" se mêlent vie des bagnards, observations de la faune et la flore et géographie.
Louis-Henri Boussenard, écrivain, voyageur, a accomplit une mission scientifique en Guyane avant de se lancer dans l'écriture. Romancier populaire, il connait un vif succès étant même surnommé le"maître des romanciers d'aventures". Dans la saga "les robinsons de la Guyane" se mêlent vie des bagnards, observations de la faune et la flore et géographie.
Résumé : Travels with a Donkey in the Cevennes revealed Robert Louis Stevenson's romantic temperament and his interest in picturesque history, people, and places during his 12-day, 200-kilometre (120 mi) solo hiking journey through the sparsely populated and impoverished areas of the Cévennes mountains in south-central France.
Jacques et son maître voyagent en discutant. On se ne sait qui ils sont, d'où ils viennent et où ils vont. Cependant, on est sûr d'une chose : Jacques est bavard et philosophe. Pour combler l'ennui, il promet à son maître de lui raconter ses aventures amoureuses. Sans cesse interrompu par les incidents du voyage et les nouvelles rencontres, Jacques prouve à maintes reprises, par son ingéniosité teintée de fatalisme, qu'il est le maître de son maître... Monument de la littérature française, "Jacques le Fataliste" influencera toutes le générations à venir et demeure aujourd'hui l'oeuvre la plus commentée. Tel un "Don Quichotte" philosophique, ce roman est une aventure drôle et cocasse où le valet prend l'ascendant sur le maître. De narrateurs en narrateurs, Denis Diderot y livre ses idées sur la liberté et le déterminisme. -
Le Cid est une pièce de théâtre tragi-comique en vers (alexandrins essentiellement) de Pierre Corneille dont la première représentation eut lieu le 7 janvier 1637 au théâtre du Marais. Résumé court : Chimène et Rodrigue doivent se marier, mais une querelle éclate entre leurs pères. Entre amour et piété filiale, Rodrigue décide de sauver l'honneur de sa famille et tue le père de sa promise. Rodrigue aime Chimène et Chimène aime Rodrigue. Leur mariage est sur le point d'être célébré lorsqu'une violente dispute éclate entre les pères des deux jeunes gens. Rodrigue est alors obligé d'affronter le père de Chimène en duel. Pour le jeune homme, le dilemme est cruel : doit-il venger l'honneur de son père ou sauver l'amour de celle qu'il aime ? Résumé général : Don Diègue et Don Gomès (comte de Gormas) projettent d'unir leurs enfants Rodrigue et Chimène, qui s'aiment. Mais le comte, jaloux de se voir préférer le vieux Don Diègue pour le poste de précepteur du prince, offense ce dernier en lui donnant une gifle (un "soufflet" dans le langage de l'époque). Don Diègue, trop vieux pour se venger par lui-même, remet sa vengeance entre les mains de son fils Rodrigue qui, déchiré entre son amour et son devoir, finit par écouter la voix du sang et tue le père de Chimène en duel. Chimène essaie de renier son amour et le cache au roi, à qui elle demande la tête de Rodrigue. Mais l'attaque du royaume par les Maures donne à Rodrigue l'occasion de prouver sa valeur et d'obtenir le pardon du roi. Plus que jamais amoureuse de Rodrigue devenu un héros national, Chimène reste sur sa position et obtient du roi un duel entre don Sanche, qui l'aime aussi, et Rodrigue. Elle promet d'épouser le vainqueur. Rodrigue victorieux reçoit du roi la main de Chimène : le mariage sera célébré l'année suivante.
Epuis une vingtaine d'années déjà, sur la tombe de tel ou tel mort illustre, très fréquemment un orateur prononce cette phrase : "Il appartenait à la forte, à la vaillante génération de 1830. ". . Cette phrase est comme stéréotypée dans la plupart des oraisons funèbres. Aussi certains moqueurs la traitent-ils de "cliché" , d'observation banale, ou d'exagération de parti. Par le temps actuel, lorsqu'on se rit volontiers des convictions et des principes, ils s'égayent en la reproduisant. Nombre de gensfont chorus, sans savoir pourquoi, mais en suivant le courant des idées du jour. Il n'y a rien à redire à cela. Toute génération possède, incontestablement, le droit de juger, d'imiter ou de renier les actes de la génération qui la précède. A une condition, pourtant, selon la loi du progrès : c'est de faire mieux que sa devancière, c'est de la dépasser.