Epuisement des ressources naturelles en eau et menaces contre la biodiversité, existence de monopoles et risque de captation par certains de l'eau, bien essentiel, au détriment d'un accès généralisé à une ressource de qualité... Les réflexions sur les biens communs permettent-elles de trouver des remèdes à ces maux contemporains ? Pour répondre à cette interrogation fondamentale, l'ouvrage recoupe les analyses, retours d'expériences et réflexions expérimentales de juristes mais aussi d'économistes, d'anthropologues et d'historiens. Les actes du colloque organisé par la COMUE Paris Lumières et l'Université Federico II de Naples constituent un véritable laboratoire d'analyse du régime juridique de l'eau à partir des réflexions sur les biens communs. Celles-ci supposent de s'extraire des catégories juridiques connues (propriété privée ou publique, chose commune, patrimoine commun de l'humanité, etc.) pour renouveler le régime juridique morcelé de l'eau à l'aune d'un nouveau paradigme. Afin de mettre en évidence interaction entre biens communs et eau, les différentes contributions analysent l'eau au prisme des principales caractéristiques du bien commun : l'accès, le partage, la gouvernance et la protection.
Les responsables d'équipe, et plus particulièrement les ingénieurs et techniciens, sont souvent peu préparés au "facteur humain" dans les organisations. Ils connaissent des difficultés lorsqu'ils sont confrontés à des réactions apparemment "irrationnelles" de leurs collaborateurs, dans des contextes d'urgence, d'incertitude ou de contrainte. Plutôt que de fournir des solutions "clés en main" fréquemment inopérantes, cet ouvrage leur propose des grilles d'analyse pour comprendre les dimensions sociale et organisationnelle de leur activité. S'appuyant sur les principaux apports de la sociologie du travail et des organisations, il analyse 12 situations professionnelles courantes pour les cadres et managers. Ce livre est nominé pour le Prix du livre de Ressources humaines Sciences Po / Syntec Recrutement 2003.Public concerné: Cadres dirigeants, Cadres intermédiaires - Ingénieurs et agents de maîtrise - Responsables d'équipes...
Dans le champ de la recherche juridique, la mutation de l'action publique est un thème récurrent, mais inépuisable, qui se renouvelle nécessairement au gré de l'émergence de nouvelles formes ou modalités de gestion publique. L'objet du présent ouvrage est de prendre la mesure des dernières évolutions en analysant aussi bien les manifestations les plus saillantes que celles moins explorées par la doctrine. Les contributions portent ainsi sur l'influence de la régulation sur le droit administratif et sur les nouvelles règles déontologiques dans la fonction publique. Elles abordent également l'évolution du procès administratif à l'aune du principe de loyauté ainsi que le rôle nouveau de la comptabilité publique dans le contrôle des contrats administratifs. Il s'agit en outre d'analyser les nouvelles normativités qui émergent de ces nouvelles gestions publiques. Le droit souple y joue désormais un rôle majeur dans l'action administrative, particulièrement en droit fiscal et en droit de la régulation. L'ouvrage livre enfin des réflexions sur les normativités concurrentes, économiques ou issues de systèmes étrangers, dont l'influence est de plus en plus importante dans la gestion publique.
L'Administration est couramment décrite comme une mosaïque de structures administratives dont la complexité ne lasse pas les auteurs de multiples réflexions. Depuis le début des années 1980, la classification des personnes morales de droit public connaît de nombreux bouleversements. En effet, la catégorisation binaire des personnes publiques avec, d'un côté, les collectivités territoriales et, de l'autre, les établissements publics, a évolué après l'apparition de nouvelles personnes publiques. Le législateur, la doctrine et la jurisprudence ont progressivement reconnu l'existence d'entités nouvelles que certains seraient tentés de qualifier de monstres institutionnels. Aux côtés des autorités administratives indépendantes, les groupements d'intérêt public, la Banque de France, l'Institut de France et ses Académies ou encore les autorités administratives indépendantes dotées de la personnalité morale à l'instar de l'Autorité des marchés financiers ont enrichi la catégorie des personnes publiques innommées. Ce travail de recherches permet d'une part d'établir une cartographie des institutions administratives contemporaines et d'autre part, de défendre la thèse selon laquelle ces nouvelles personnes publiques ne peuvent former une quatrième catégorie de personnes publiques mais qu'elles peuvent se rapprocher de l'établissement public, formant alors un même ensemble, celui des personnes publiques spéciales.
Que veut dire être "soi-même" en société ? Les individus ne sont-ils pas le produit des sociétés auxquelles ils appartiennent, au point que ce que l'on considère comme individuel serait avant tout social ? Dire "je" ne serait-il pas dire "nous" ? Pour le démontrer, l'ouvrage analyse cinq dimensions de la présentation de soi en société, constitutives de l'identité individuelle : le nom, le corps, le sexe, le langage et la profession. Il montre que ce qui parait comme le plus singulier, le plus authentique, voire le plus naturel de l'identité individuelle, est à comprendre comme le produit de différents cadrages ou encadrements sociaux. Par ailleurs, il souligne les jeux qui restent possibles à l'individu pour négocier son identité et la faire valoir socialement.
De nombreux couples ont participé aux mouvements artistiques de la première moitié du XXe siècle. Paris en a accueilli, inspiré et lancé certains qui ont marqué l'entre-deux-guerres. A Montmartre, Montparnasse, Saint-Germain-des-Prés, ils ont fréquenté les mêmes ateliers, cabarets, cafés, bals, théâtres et cinémas. Emportés par leurs attirances et leur passion, ces hommes et ces femmes ont vécu leur liaison en toute liberté. La plupart venaient de pays étrangers : tous se sont rencontrés dans la Ville Lumière. Muses ou modèles, peintres, auteurs et photographes... tous participent au fabuleux brassage intellectuel de l'époque.
La fin du règne de Louis XIV est marquée par la création, dans le vallon ombreux de Marly, d'une résidence de plaisir exceptionnelle. Autour des pavillons de retraite pour le roi et ses intimes, un grand parc en perpétuel remaniement offre ses bosquets et ses fontaines. Le roi se plaît y remodeler la nature et y placer une statuaire de marbre, de bronze et de plomb qui anime les bassins, souligne les perspectives et évoque l'histoire antique. Le choix de ces sculptures, effectué par le roi en personne, a suivi deux directions. Une sorte de " musée des chefs-d'oeuvre " a d'abord été aménagé - originaux antiques, copies d'antiques et sculptures Renaissance ou modernes -, qui sera sans cesse complété. Ainsi est née une villa l'antique, comme celle qu'Auguste avait c.ee. Ensuite, quand la paix fut revenue, le roi commanda aux meilleurs sculpteurs du temps, Coysevox et les frères Coustou en tête, des créations cohérentes. Ainsi furent entrepris le grand groupe de la Renommée du Roi, mais aussi le décor de la grande Rivière, ou celui de la Cascade rustique et de nombreuses fontaines. Tantôt léger et épris de grâce, tantôt puissant et dynamique, l'art de Marly sous Louis XIV marque une transition entre la grandeur du début du règne et l'annonce de la subtilité du XVIIIe siècle. Abandonné en 1715 et privé sous la Régence de certains de ses grands marbres, transférés au jardin des Tuileries, le jardin de Marly muait sous Louis XV avec la commande Guillaume Coustou des célèbres Chevaux de Marly, manifeste d'un art épris de naturalisme autant que de fougue. Mais la Révolution et l'Empire signeront la fin de cette belle époque. Les pavillons sont démolis, le parc vendu puis racheté par l'Etat, mais démeublé. Les sculptures sont saisies par la Nation, mais dispersées. Beaucoup rejoignent le jardin des Tuileries, mais aussi l'Assemblée nationale ou le parc de Versailles. Depuis 1993, la cour Marly au Louvre abrite les oeuvres les plus célèbres, provenant pour une large part du jardin des Tuileries. Ce catalogue retrace l'histoire des sculptures conservées dans les collections publiques françaises, depuis leur création jusqu'à nos jours, en suivant toutes les étapes de leur conservation. On trouvera pour chacune de ces oeuvres l'intégralité des sources la concernant, une bibliographie exhaustive, l'historique de son état et de ses restaurations, la liste de ses répliques.
Mickeler Eric ; Geneste Eric ; Michaelson Jonathan
Les birdstones, petites sculptures préhistoriques en pierre façonnées par les Amérindiens, sont connues pour leur simplicité et leur beauté. Objets mythiques des collections d'art premier, ces artefacts zoomorphes entretiennent des similitudes avec l'art préhistorique européen, mais aussi avec la genèse de la sculpture du XXe siècle. Au travers de ce livre inédit, écrit en français et en anglais, Eric Geneste et Eric Mickeler, spécialistes de l'art amérindien, vousferont découvrir l'origine, les fonctions et les techniques lapidaires de cet art ancien des Indiens d'Amérique du Nord.