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Le chômage des diplômés en Tunisie
Bousnina Adel
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782343002583
Le chômage des diplômés constitue l'un des défis les plus cruciaux auxquels la Tunisie est confrontée depuis les deux dernières décennies. Ce chômage, l'un des principaux facteurs de la révolution tunisienne, demeure très élevé en dépit de tous les efforts déployés depuis l'indépendance. L'objet principal de cet ouvrage concerne donc l'étude du chômage des diplômés du supérieur en Tunisie et les différentes problématiques inhérentes à ce phénomène, notamment ses causes et sa perception par les jeunes diplômés. Celui-ci met en relief plusieurs thèmes, en premier lieu l'évolution et les caractéristiques du chômage, notamment celui des diplômés du supérieur (selon: l'âge et le sexe, la durée, la région, le niveau d'études, la spécialité...). L'ouvrage apporte également les différentes explications et facteurs du chômage en général et celui des diplômés en particulier, notamment les facteurs sociodémographiques, les limites de la politique de l'emploi en Tunisie, les déterminants politiques et institutionnels, les facteurs économiques. Enfin, l'auteur aborde la question de la perception des jeunes diplômés du supérieur quant à leur situation, leur vision du chômage, de ses causes, des difficultés d'insertion professionnelle rencontrées et les principales suggestions pour l'amélioration de l'emploi des diplômés (et ce grâce aux résultats d'une enquête).
En dépit du développement qu'a connu la Tunisie depuis son indépendance et de performances socio-économiques indéniables, la société demeure inégalitaire, caractérisée par des disparités régionales très importantes avec notamment une répartition géographique favorisant un "centre" surdéveloppé au détriment d'une "périphérie" sous-développée. Comment ont évolué les indicateurs du développement humain en Tunisie et quelles sont les principales composantes de cette politique ? Quelles sont les inégalités générées par la politique du développement humain (notamment les inégalités économiques et sociales) ? Comment ont évolué les indicateurs synthétiques de développement humain par région et par gouvernorat ? Quelles sont les causes et les explications de l'inégal développement régional ? S'agit-il de l'Etat qui a consolidé ces disparités ou seulement des mécanismes du marché qui sont à l'origine de la distribution spatiale et sociale inégalitaire ? Quels sont les effets et les répercussions de cet inégal développement ? Face aux contraintes de ce développement inégal, quel a été le comportement de l'Etat et est-il urgent de rechercher d'autres solutions plus radicales et plus efficientes pour lutter contre ces déséquilibres ? Enfin, quelle est la perception des responsables tunisiens et de la population quant à l'inégal développement et quant aux inégalités régionales notamment la dichotomie géographique entre le "littoral" et "l'intérieur" ? En somme, peut-on parler - à l'instar de Gravier - d'un déséquilibre menaçant l'avenir du pays avec "le littoral et le désert tunisiens" ?
Résumé : Leïla Bousnina est photographe. Depuis près de vingt ans, elle rencontre aux quatre coins de la France des travailleurs immigrés vivants en meublés et en foyers. Des "chibanis", des anciens aux cheveux blancs donc, comme on les désigne communément, non sans affection parfois, trop souvent avec un brin de condescendance et toujours une drôle de certitude : les nommer ainsi suffirait à ce que l'affaire soit entendue. Ces hommes, sont donc, au mieux, réduits à cette catégorie commode, leur âge, Et si l'on se prête à songer à eux, quelques mots surviennent immanquablement : pauvreté, solitude, abandon. Les photographies de Leïla Bousnina nous invitent à ce que nous résistions à les nommer ainsi. Confusément d'abord, puis au fil des pages nous sommes, comme Leïla Bousnina au fil des ans, gagnés à une autre perspective. Nous sommes gagnés à la leur. Les incarnations singulières que nous donne à voir la photographe mettent en pièces la catégorie commode. Ce sont d'abord des travailleurs immigrés, des hommes sans famille à leurs côtés, des exilés, et l'âge n'est venu qu'après. Et chacune de leur vie, leur héroïsme quotidien, composent une geste ordinaire, celle d'Ulysses sans Ithaque. Ces Ulysses sont nos contemporains. C'est le travail d'une photographe qui rêve autant de sons que d'images, que de parvenir à ce que ses photographies nous invitent à l'écoute. Leïla Bousnina a aussi patiemment recueilli des dizaines de récits de vie, quatre d'entre eux ponctuent le livre, ils ont inspiré à Kamel Khelif quatre dessins originaux qui les sertissent. C'est sans doute la geste de Leïla Bousnina que de nous donner à entendre et à voir un autre vocabulaire, le leur, pour dire qui ils sont, ont été, auraient pu être...
Analysant le développement local et les disparités territoriales en Tunisie, cet ouvrage montre l'existence de plusieurs pays, dont une Tunisie périphérique, marginalisée, enclavée et laissée pour compte, où règnent une véritable exclusion et une réelle paupérisation : certains équipements élémentaires ne sont pas disponibles et plusieurs indices d'infrastructure, d'emploi et de développement humain sont parfois proches de zéro. Après une synthèse des principales approches du développement local et territorial, l'auteur en analyse les différents indicateurs (emploi, éducation, équipement, indice du bonheur intérieur net) et examine les représentations et perceptions de la population et des acteurs développementistes autour de cette problématique du développement local et de la gouvernance locale en Tunisie.
La baisse rapide de la fécondité et la réussite remarquable de la politique tunisienne de population/développement suscitent de nombreuses interrogations sur l'avenir démographique de la Tunisie, sur les conséquences de la transition démographique et sur les caractéristiques du modèle tunisien. Ainsi, l'objet principal de cet ouvrage est l'analyse de la problématique population/développement en Tunisie : - la synthèse des principales approches théoriques qui ont essayé d'étudier la relation population/développement depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours ; - l'étude des déterminants de la baisse de la fécondité en Tunisie qui ont eu une incidence directe ou indirecte ; - l'analyse des répercussions et des effets de la transition démographique, et en particulier l'impact de la baisse de la fécondité sur les différents secteurs socio-économiques (notamment l'emploi, l'éducation et la croissance économique), grâce à la mesure des écarts entre l'état observé et l'état hypothétique en cas de fécondité constante ; - la " démographie régionale " de la Tunisie, ou la variation des différents indicateurs démographiques par gouvernorat et par région ; - l'analyse des perceptions et des attitudes de la population (en particulier les jeunes) sur divers aspects relatifs à la problématique population/ développement en Tunisie. Les données statistiques utilisées dans l'ouvrage se basent sur les enquêtes population/emploi de 2011 et de 2012, et surtout le dernier recensement de 2014.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.