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L'ère tertiaire
Bourriaud Nicolas
FLAMMARION
15,20 €
Épuisé
EAN :9782080674531
Arrivé à l'âge de trente ans, je me rendais compte que je ne possédais rien, que ma fiancée s'éloignait de moi, que j'allais devoir échanger mes ambitions contre un emploi de salarié, et que la fin du monde approchait". Beth quitte David alors qu'il vient d'intégrer un poste de "conseiller technique sans attribution définitive" dans l'Entreprise, société chargée d'élaborer une Arche moderne en vue du déluge imminent. David s'acharne à espérer que son couple n'est pas mort, tout en cherchant ce qu'il faut sauvegarder dans l'Arche : calendriers des postes, performants incinérateurs d'appartement, êtres humains ou cadavre congelé de Walt Disney... Et les signes de déliquescence s'accumulent. L'homme du palier, SDF philosophe qui investit l'immeuble au grand dam des soeurs K. , jumelles obsédées par l'hygiène et la diététique, se transforme en agent liquidateur ; le tueur en série Jacchetti oublie sa carte d'identité auprès du cadavre de ses victimes ; les amis de David s'aventurent dans des projets troublants : l'un lance le chantier du Plus grand trou du monde et l'autre se fait murer dans son appartement. Une dissection percutante de cette ère où "la vie s'écoule dans les tubulures", d'un monde dominé par les stratégies de masse et les technologies de pointe : le nôtre.
Que peut nous apprendre l'art sur la globalisation économique? En retour, comment comprendre les nouvelles formes de l'art contemporain à la lumière de cette mutation sociale et intellectuelle? Appuyant son analyse sur l'expérience vécue aussi bien que sur les écrits de Victor Segalen ou les aventures artistiques les plus novatrices aujourd'hui, Nicolas Bourriaud dresse la cartographie d'un monde en mouvement. Entre menace d'uniformisation et tentation du retour aux racines, entre multiculturalisme et traditionalisme qui assignent tous deux les individus à leur prétendue "identité", la culture mondialisée est en quête d'une troisième voie qui sorte du postmodernisme pour aller vers l'"altermodernité" dont ce livre esquisse les figures. Un organisme qui fait pousser ses racines au fur et à mesure qu'il avance: tel est le sens du mot radicant, par lequel Nicolas Bourriaud définit cette modernité émergente, s'opposant à la radicalité qui hanta le siècle précédent.
Résumé : A l'heure de l'Anthropocène, quel pourrait être le rôle de l'art ? Dans une culture qui a accéléré jusqu'au délire le passage de la marchandise à l'ordure, de la valeur au déchet, il n'est désormais rien qui ne puisse prétendre s'extraire de la logique de crise affectant la totalité des habitants de la planète Terre. A la crise climatique et à la crise économique répond en effet une crise de la culture, mêlant gaspillages, exclusions, pollutions, appropriations brutales ? faisant de l'art le collaborateur de la destruction planétaire. Comment réagir à cet état des choses ? Dans ce nouvel essai, urgent et passionné, Nicolas Bourriaud se fait l'avocat d'une conception nouvelle de l'art, qui prenne la mesure d'une écologie et d'une économie instituant la décroissance, la décolonisation et l'inclusion en maîtres-mots. Convoquant les plus grands créateurs de notre temps ainsi que les derniers apports de l'anthropologie, de la philosophie ou de l'esthétique, Inclusions est un vibrant plaidoyer pour une forme enfin soutenable de vie, dont l'art pourrait constituer le modèle.
Convoquant l'art, la littérature, la philosophie, le cinéma, l'économie et l'histoire des techniques, Nicolas Bourriaud établit ici une autre généalogie de la modernité, de Brummell à Michel Foucault, de l'alchimie au mouvement Dada, de Baudelaire à Fluxus en passant par Guy Debord et Raymond Nains. Une modernité oubliée dont l'impératif moral serait: Fais de ta vie une oeuvre d'art... L'enjeu majeur pour les artistes modernes? Descendants des présocratiques, philosophes en acte, ils résistent à la généralisation de la division du travail et à la standardisation de l'ère industrielle, car ils reconstituentl'unité perdue de l'existence humaine.