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Villiers de L'Isle-Adam. Splendeur et misère
Bourre Jean-Paul
BELLES LETTRES
21,00 €
Épuisé
EAN :9782251442167
Prince oublié du romantisme noir, Villiers de l'Isle-Adam se considérait comme le frère maudit de Baudelaire et d'Edgar Poe. Bien avant l'?uvre publiée, c'est d'abord le personnage qui fascina la génération de 1860, héritière du chaos romantique. L'auteur des Contes cruels arriva, comme sortant de l'histoire par son incroyable généalogie, " plume de fer au cimier ", à la fois d'Artagnan par sa présence outrancière, un peu naïve, et Faust par son orgueil, sa volonté démiurgique, ses tentatives désespérées. Jean-Paul Bourre révèle un " Villiers " frondeur, amoureux de la mort, un irréductible qui refuse de renoncer à ses rêves, jusque dans la misère. Il fait revivre ce météore noir de la littérature, passeur de frontière, adepte de la transgression, capable de croiser le fer, de manier l'ironie mordante, Le premier des décadents, bien avant Péladan et Jean Lorrain. " Un génie ! nous le comprîmes tel " écrivit Mallarmé, après la mort du comte Villiers de L'Isle-Adam, et Rémy de Gourmont déclara avec emphase : " Il a rouvert les portes de l'au-delà, closes avec quel fracas, on s'en souvient, et par ces portes toute une génération s'est ruée vers l'infini ". Tel est l'enjeu de Villiers. S'épuiser à vivre en rêvant, tenter l'ultime miracle, en jetant ses derniers feux.
Résumé : Avec journées d'exil, Jean-Paul Bourre propose une expérience musicale de la solitude, de l'absence, de la rupture - une parole nue, derrière les mots du Poème qui ne nous abritent plus. Il y a l'immobile horizon, la succession des jours et des nuits, la chambre, dans laquelle l'auteur entasse des " munitions de survie " en écoutant le Notturno de Schubert. Les mots radiographient les souvenirs, les désastres méticuleux du quotidien, la sensation vive d'être. Poésie narrative au bord du récit, cultivant la rupture étincelante, la métaphore inoubliable, dans la recherche égarée des signes du Temps perdu, sorte d'aventure à reculons, périlleuse nostalgie en phase avec une exigence rare d'éveil et de modernité, ou plutôt d'état d'urgence, en chute dansée vers le point d'occident, ces journées d'exil nous font découvrir la voix authentique et forte d'un auteur encore méconnu qui sort la poésie de son confinement sans rien céder de ses secrets.
Sérénité, amour, pouvoir de guérison? Grâce à l?enseignement des Indiens d?Amérique du Nord, nous pouvons apprendre à nous forger une âme forte et à retrouver les voies secrètes de la nature et les chemins du co eur. En détruisant les forêts, en polluant l?eau des rivières pour bâtir une civilisation artificielle et arrogante, l?homme a brisé l?antique alliance qui le liait à la nature. Les préceptes amérindiens témoignent d?une sagesse capable aujourd?hui de réconcilier l?homme et la nature, mais surtout l?homme avec lui-même.
Résumé : On retrouve ici certaines des interventions de Jean-Paul Bourre sur Facebook durant plusieurs années. C'est un choix sélectif, date après date, une autre forme d'expression où il confie ses réflexions, ses coups de coeur et ses coups de gueule, sur des thèmes aussi divers que la France des années cinquante, le rock des sixties, la perte des terroirs, les dangers de la mondialisation, les funérailles de Johnny Hallyday, la guerre en Croatie, sa découverte des livres et de l'écriture, le mouvement des gilets jaunes, le retour des zombies, l'importance du sapin de Noël, la disparition des éléphants, James Dean et la " Fureur de vivre "...
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.