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La parcelle dans tous ses états
Bourillon Florence ; Jaquand Corinne
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753582477
La parcelle en ville est un objet historique s'inscrivant dans le temps long sous diverses appellations. A la fois projection au sol d'un rapport de propriété légal ou coutumier et "petite partie d'un tout" à des fins d'exploitation et d'investissement, elle est propice aux approches pluridisciplinaires en histoire et géographie urbaines, en droit et en économie, en architecture. Elle renvoie en effet au changement urbain ce qui explique la formidable inertie de certains tracés parcellaires et également aux idéologies politiques et modernistes à l'encontre du droit de propriété qui ont pu entraîner sa remise en cause au XXe siècle, comme en URSS ou dans les pays socialistes ainsi que dans les ensembles d'habitat collectif de l'Entre-deux-Guerres et des Trente Glorieuses. Mais à rebours, elle constitue aussi un enjeu présent particulièrement mobilisé dans les projets urbains actuels, sans que d'ailleurs les discours développés à son sujet ne fassent toujours l'objet de questionnements approfondis. L'ouvrage réponde à ces objectifs, notamment par des sujets traitant de périodes variées, de l'Epoque moderne aux transformations actuelles, et par une approche renouvelée de la parcelle fondée notamment sur ses usages et sur les discours tenus à son propos. Il s'est constitué autour de trois séries de mots clés : "Plasticité" , "Verticalité" et "Effacement et reconstitution" . Au total, l'histoire longue de la parcelle peut être convoquée pour rendre compte des transformations contemporaines et inversement.
Une maison transformée tour à tour en prison puis en hôpital qui survécut aux aléas de l'histoire jusqu'à la démolition partielle des bâtiments en 1940. Seule la nouvelle chapelle et l'infirmerie bâties par Louis-Pierre Baltard en 1823 témoignent encore aujourd'hui de l'existence du clos Saint-Lazare. Une infirmerie récemment restaurée par la Ville de Paris et qui abrite depuis 2015 la médiathèque Françoise Sagan. C'est l'histoire de la maison Saint-Lazare et de son clos que ce livre tente d'éclaircir, non pas tant la prison pour femme qui vit passer Louise Michel et Mata Hari que l'économie de la maison mère d'une des principales congrégations de la France d'Ancien Régime et son adaptation successive à différents usages.
Bouillon Florence ; Carton de Grammont Sarah ; Pal
La recherche urbaine s'est longtemps focalisée sur les très grandes villes mais aujourd'hui, plus de la moitié de la population urbaine mondiale vit dans des agglomérations de moins d'un demi-million d'habitants. Le projet de ce numéro de Monde commun est né du constat de ce que ces espaces non sensationnels sont le plus souvent décrits comme problématiques : urbanité lacunaire, léthargie économique et anomie culturelle se conjugueraient pour attiser les conservatismes politiques. Sans démentir ce constat, les auteurs montrent que ces espaces périphériques sont également le lieu de formes de politisation à bas bruit, ici documentées à l'échelle micro-locale. Les citadins des villes subalternes sont-ils aussi mauvais citoyens qu'on le dit ? De Tours à Riace, de Mayotte à Saint-Etienne, ce dossier de Monde Commun apporte une contribution significative à la compréhension des formes contemporaines de prise de parole en contextes disqualifiés.
Bourillon Florence ; Marantz Eléonore ; Méchine St
Le décret du 21 mars 1970 supprime l'Université de Paris et la scinde en treize universités réparties dans la capitale et en proche banlieue. Cette rupture fondamentale dans l'histoire de l'enseignement supérieur a été longtemps interprétée comme une conséquence de la crise de Mai 1968, permettant à l'Etat de reprendre le contrôle des universités parisiennes sous couvert de la proclamation de leur autonomie. Sans minimiser l'impact de ce traumatisme fondateur, ce livre propose une autre lecture de la naissance des universités contemporaines en Ile-de- France. S'appuyant sur des recherches récentes et des approches pluridisciplinaires, il suggère que la transformation de l'Université de Paris résulte moins d'un processus inéluctable dont la crise de Mai aurait été l'étincelle, que de logiques plurielles qui s'ajustent à la charnière des années 1960 et 1970. Ce sont les contours de cette réinvention de l'espace universitaire francilien que ce livre propose de tracer. Il s'agit bien ici de revenir sur un passé récent qui n'a pas été suffisamment étudié mais dont les effets de mémoire sont indéniables sur le temps présent.
Ce dossier a pour originalité d'articuler études urbaines, sociologie de la pauvreté et travaux sur les migrations, domaines de recherche généralement distincts. Il aborde plusieurs déclinaisons de la façon dont cohabitent les citadins à l'échelle du logement (foyer de travailleurs migrants, habitat participatif, squat), du quartier et de la ville. S'inscrivant dans sept pays différents, les dix contributions qui le composent montrent la fragilité des relations entre des populations socialement éloignées ainsi que la diversité des situations qui soutiennent ou empêchent la fabrication des cohabitations. A l'heure où la question de l'hospitalité urbaine est au coeur des réflexions sur la ville, ce dossier démontre l'intérêt de conjuguer les approches et les disciplines pour appréhender les reconfigurations des cohabitations contemporaines.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.