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Le protectionnisme avant et après Trump
Bourguinat Henri
DALLOZ
20,00 €
Épuisé
EAN :9782247190614
Si le terme de protection se trouve souvent bien reçu (protection de la nature, des populations fragiles, etc.), le paradigme protectionniste qui en procède directement a été "ostracisé" dans le passé récent par la grande majorité des économistes et par l'opinion. En 2016, alors que l'on pensait pouvoir donner un nouvel élan à l'échange en organisant des méga-marchés associant les Etats-Unis avec l'Europe ou encore l'Asie, intervint alors l'entrée dans le débat d'un nouvel acteur : Donald Trump. C'est ainsi que débute le revirement américain en faveur du protectionnisme et, par là même, la guerre économique bilatérale Etats-Unis - Chine ; alors que les autres pays restent d'abord hésitants, encouragés par une habile politique d'exemptions américaine, il est cependant clair que, dès ce moment, c'est toute la structure du commerce international qui se trouve menacée. Une décantation devient urgente pour, ensuite, s'attacher à combiner raisonnablement protectionnisme et échange international.
Nul ne saurait prétendre dire où nous mène exactement un processus de globalisation déjà bien entamé. Pour éclairer ce futur myope, fait autant de performances économiques brillantes que d'évolutions préoccupantes (délocalisations, basculement vers l'Asie, exubérance de la finance...) et plus encore guider nos choix; la théorie ne dispose que de schémas trop unidimensionnels et par là même excessifs et irréalistes. Ainsi, un libre échange qui se voudrait intégral pourrait bien avoir de plus en plus de mal à s'accommoder de l'irruption des pays-continents comme la Chine, l'Inde ou le Brésil. Une finance mal régulée se heurterait à un nouveau risque de système, du fait de sa prise d'autonomie vis-à-vis de l'économie réelle. L'approche altermondialiste elle-même, pour séduisant qu'elle puisse être dans certains de ses aspects est loin d'être exempte de tout biais idéologique. En maints autres domaines (Europe, dollar, taxes internationales,...) sévit ce même risque de " jusqu'auboutisme " qui conduit l'auteur à s'en démarquer et à faire l'éloge de l'entre-deux.
Henri Bourguinat professeur émérite à l'université Bordeaux IV Montesquieu.Jérôme Teïletche professeur associé à l'université Paris X Dauphine.Michel Dupuy professeur à l'université Bordeaux IV Montesquieu.
De la fin de la Révolution au milieu du XIXe siècle, la question des subsistances est encore une contrainte majeure pour l'ordre public. La liberté du commerce des grains, réalisée dans la loi depuis 1797, demeure l'objet d'un consensus fragile des élites dirigeantes et elle provoque périodiquement des vagues de contestation populaire. Autour des approvisionnements et des prix alimentaires, en effet, le peuple des consommateurs et les pouvoirs publics sont engagés dans un jeu instable et fiévreux, fait de demandes et de rétributions matérielles autant que symboliques. Comme répertoire de l'action collective, la violence frumentaire est-elle vouée à reproduire les gestes contestataires de l'Ancien Régime ? Comment l'État envisage-t-il de moderniser ses relations avec la société par rapport à cet enjeu frumentaire qui mobilise autour de lui un monde complexe de professions et d'opérateurs ? Si l'idée d'un " contrat social des subsistances " se trouve mise en cause pendant ce demi-siècle, existe-t-il des voies permettant à la contestation de se politiser ?
Emmanuel Macron aime les mots. Toutes sortes de mots. Les mots courants comme les mots rares, les mots politiques et les philosophiques, les techniques et les littéraires, les rassurants et les provocants... Avec plus de cinq cent cinquante citations, ce petit dictionnaire des Mots de Macron permettra à chacun de se faire une idée plus précise du plus atypique et imprévu de nos Présidents. De mieux connaître aujourd'hui ses convictions, ses obsessions, ses ambitions. D'apprécier demain ses réalisations, ses rétractations, ses contradictions.
Résumé : Ce lexique de science politique a pour objectif de proposer des définitions claires, assorties de quelques illustrations, de notions clés de l'analyse politique, des institutions, des idées et des faits politiques majeurs. Il aborde toutes les disciplines relevant de la science politique, les institutions et régimes politiques, le droit constitutionnel, l'administration publique, la sociologie politique ou encore les relations internationales, l'Europe, les politiques publiques et les idées politiques.
Résumé : Georges Picquart (1854-1914), officier brillant, chef de l'espionnage militaire, refuse, contre toutes les pressions, d'ignorer la preuve de l'innocence d'Alfred Dreyfus qu'il a découverte en 1896 du fait de ses fonctions à la tête du service secret. Ses chefs, l'état-major, les ministres,jusqu'au président de la République, s'irritent de ce qu'ils prennent pour de l'entêtement orgueilleux. Picquart, lui, sait d'instinct que l'exactitude des faits et le professionnalisme sont le premier rempart contre les renoncements, les injustices qui mènent à l'indignité. Dans cette vie de roman, l'officier supérieur est exilé puis banni de l'armée pendant dix ans. Il subit un an de prison sans jugement, affronte deux duels, lutte sans répit pour sa propre réintégration dans l'armée et la réhabilitation de Dreyfus. Ce symbole de la Grande muette qui prend la parole pour faire prévaloir la vérité, vilipendé pour sa détermination, devient en 1906, par un retournement saisissant qui soulève l'indignation des anti dreyfusards, ministre de la Guerre de Clemenceau. Sans se montrer un grand réformateur à ce poste, il concourt à ancrer fermement l'armée dans la République. Ambitieux, déterminé, stratège, laïc, distancié, secret, mélomane, polyglotte, curieux de tout, ironique, rejetant les réflexes antisémites que son milieu lui avait légués, mais aussi hautain, égocentrique et rancunier, Picquart reste une figure significative de celles que la IIIe République a su produire pour construire un Etat de droit. Son itinéraire, entre guerre et paix, culture et polémiques, administration et politique, Clemenceau et Jaurès, Mirbeau et Mahler, est marqué par son indépendance d'esprit et son courage. Il témoigne de l'attitude que peut choisir un fonctionnaire face à la déraison d'Etat.