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L'or de la misère
Bourgouin Sylvie
L'HARMATTAN
24,50 €
Épuisé
EAN :9782343054667
Olga descendit rapidement les marches de la station de métro Mirabeau, admira la perspective et les lignes de fuite qui l'été, quand la ville se vidait, donnaient à Paris le modelé d'une ville américaine, puis elle s'engouffra dans le tunnel d'une nouvelle vie, appliqua la face violette de son passe Navigo sur la borne et força le passage, elle poussa de ses mains l'ouverture du portillon automatique. Les voitures accéléraient sur la grande avenue, leurs couleurs métallisées se confondaient avec le gris permanent du ciel et risquaient chaque matin, quand elles se mêlaient aux bus violents de la RATP, qui peinaient à freiner, de la renverser. Elle sortait, écarquillait les yeux, émerveillée par la beauté de la petite place, aux formes d'un diagramme semi-circulaire, aux contrastes des strates de la modernité entre les enseignes orange des supermarchés, les caducées verts clignotants et le fer forgé brun, désuet, de la colonne Morris et de la fontaine provinciale où les clochards, les SDF et les touristes pauvres s'abreuvaient.
La signatique est l'exploration des signes, des enseignements prophétiques, des traces laissées et reconnues d'une spiritualité, un complément, une aide à la décision dans la recherche de la vérité de la sémiotique. A travers l'oeuvre de Simone de Beauvoir, d'Haruki Murakami, de Yukio Mishima ou de l'école tangéroise, elle analyse les liens qui unissent au-delà de l'espace, du temps, de la distance, les artistes entre eux. Patti Smith, Paul Bowles, Henri Matisse, Henry Miller continuent d'échanger, de transmettre, d'agir par les signes qu'ils émettent. Se manquent-ils ? Se trahissent-ils ou se protègent-ils encore ? De la même façon, comment la sémiotique et ce nouveau domaine de recherche, la signatique, peuvent-ils être appliqués aux sciences ? A travers la vie et l'oeuvre d'Isaac Newton, de Johannes Kepler, de Charles Babbage, de Louis Pasteur et de Stephen Hawking, nous voyons comment les signes donnent un sens à leurs propriétés mathématiques. L'exégèse des signes du Coran permet aussi de découvrir une nouvelle lecture possible du Livre sacré. Les fausses annonces et les nouvelles erronées fourvoient les peuples qui se perdent dans la recherche des réseaux de connexion, devenus des chemins de traverse. La signatique propose une voie et trouve une issue sur laquelle se reposer.
Comment deux prophéties, celle de Mahommed en Arabie Saoudite qui donne naissance à l'islam au VIIe siècle et celle de Bouddha en Inde au Ve ou VIe siècle avant Jésus-Christ peuvent-elles se rapprocher par leur ascèse commune ?? Dans des cas extrêmes de défaillance, de cataclysme, de tremblements de terre, de tragédies au Hajj ou d'exil et d'invasion de la Chine au Tibet, les deux pratiques, les deux communautés, les musulmans et les bouddhistes peuvent se porter une assistance mutuelle pour former un nouveau sangha. La nouvelle communauté réunie garde ses prérogatives de bienveillance, d'altruisme et de recherche du bonheur.
Une romancière, Armande, veut aider un instituteur, Jean-Marc, à réaliser son souhait d'éditer ses recueils de poésies. La romancière admire la fonction, l'enseignement, son rôle important dans la cité mais se tourne vers Philippe, un industriel à la puissance et à la réussite attirantes.
Deux vies est une parodie, une réécriture du roman Une vie de Guy de Maupassant. Ce livre met en scène une Rouennaise retrouvée morte dans le canal Saint-Martin à Paris. Cette mort soudaine suscite de nombreuses interrogations. A-t-elle trébuché ? S'est-elle suicidée ? La joggeuse avec laquelle elle courait le dimanche matin l'a-t-elle poussée ? Autant de questions qui vous conduiront à la résolution de l'énigme au fil des pages.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.